Drapeau : Argentine Équipe d'Argentine
Écusson de l' Équipe d'Argentine
Généralités
Confédération CONMEBOL
Couleurs Bleu ciel, blanc et noir
Surnom L'Albiceleste
Stade principal Stade Antonio V. Liberti
Stade Mario-Alberto-Kempes
Stade Malvinas-Argentinas
Stade du Bicentenaire
Stade Alberto J. Armando
Stade Único Madre de Ciudades
Classement FIFA en augmentation 7e (10 décembre 2020)[1]
Personnalités
Sélectionneur Drapeau : Argentine Lionel Scaloni
Capitaine Lionel Messi
Plus sélectionné Javier Mascherano (147)
Meilleur buteur Lionel Messi (71)
Rencontres officielles historiques
Premier match 3-2, Drapeau : Uruguay Uruguay
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Plus large victoire 12-0, Drapeau : Équateur Équateur
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Plus large défaite 1-6, Drapeau : Tchécoslovaquie Tchécoslovaquie
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1-6, Drapeau : Bolivie Bolivie
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1-6, Drapeau : Espagne Espagne
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Palmarès
Coupe du monde Phases finales : 17
Médaille d'or, Coupe du MondeMédaille d'or, Coupe du Monde Vainqueur en 1978 et 1986
Copa América Phases finales : 42
Médaille d'or, Amérique du SudMédaille d'or, Amérique du SudMédaille d'or, Amérique du SudMédaille d'or, Amérique du SudMédaille d'or, Amérique du SudMédaille d'or, Amérique du SudMédaille d'or, Amérique du SudMédaille d'or, Amérique du SudMédaille d'or, Amérique du SudMédaille d'or, Amérique du SudMédaille d'or, Amérique du SudMédaille d'or, Amérique du SudMédaille d'or, Amérique du SudMédaille d'or, Amérique du Sud Vainqueur en 1921, 1925, 1927, 1929, 1937, 1941, 1945, 1946, 1947, 1955, 1957, 1959, 1991 et 1993
Coupe des confédérations Phases finales : 3
Médaille d'or, monde Vainqueur en 1992
Jeux olympiques Médaille d'or, Jeux olympiques Médaille d’or en 2004 et 2008

Maillots

Couleurs de l’équipe
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Domicile
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Extérieur

Actualités

Pour la compétition en cours, voir :
Éliminatoires de la Coupe du monde de football 2022 : zone Amérique du Sud

L'équipe d'Argentine de football (Selección de fútbol de Argentina) est la sélection de joueurs argentins représentant le pays lors des compétitions internationales de football masculin, sous l'égide de l'Asociación del Fútbol Argentino.

La sélection argentine est, avec la France et le Brésil, l'une des trois sélections à avoir remporté toutes les compétitions internationales les plus importantes : Coupe du monde de football, Jeux olympiques, Coupe des confédérations et coupe continentale (la Copa América dans le cas de l'Argentine). Elle compte à son palmarès deux Coupes du monde, remportées à domicile en 1978 face aux Pays-Bas et au Mexique en 1986 devant l'Allemagne, portée cette année-là durant le tournoi par les exploits de Diego Maradona, considéré comme l'un des plus grands joueurs de l'histoire de ce sport. Elle a aussi disputé et trois finales mondiales, battue en 1930 battue par l'Uruguay, puis en 1990 et 2014 par l'Allemagne. Au niveau continental, elle compte quatorze victoires en Copa América depuis 1921 (soit une de moins que l'Uruguay, détenteur du record en la matière). La sélection Argentine olympique remporte la médaille d'or aux Jeux olympiques d'Athènes en 2004 et de Pékin en 2008.

La sélection argentine est surnommée l'Albiceleste, d'après les couleurs de son maillot qui provient de celle du drapeau national.

Histoire

Les débuts de l'Argentine

L'Association du football argentin (Asociación del Fútbol Argentino) est fondée en 1893 par l'Écossais Alexander Watson Hutton (en), émigré en Argentine dans les années 1880. Elle a pour but d'organiser le championnat local de football, qui oppose plusieurs clubs de Buenos Aires à partir de 1891. Dans le même temps, le football se développe de l'autre côté du río de la Plata, à Montevideo, la capitale de l'Uruguay. Alors qu'un championnat s'y crée à son tour en 1900, les contacts entre les clubs des deux capitales se multiplient.

Le 15 août 1899, une rencontre oppose une sélection des meilleurs joueurs de Montevideo à une sélection venue de Buenos Aires, pour les 70 ans de la reine Victoria du Royaume-Uni. Les Argentins l'emportent 3-0[2]. Le 16 mai 1901, un nouveau match est organisé à Montevideo entre une sélection argentine et une sélection uruguayenne (montée par le club d'Albion Football Club), qui se solde par une victoire sur le score de 3 buts à 2. Cette rencontre est parfois considérée comme une première internationale hors de Grande-Bretagne mais elle n'est aujourd'hui pas reconnue par les fédérations uruguayenne et argentine[3],[4]. La première rencontre officielle entre les sélections des deux fédérations voisines a lieu le 20 juillet 1902 à Montevideo. L'Uruguay s'incline 6 buts à 0, ce qui reste à ce jour sa plus large défaite[5].

Entre 1902 et fin 1915, l'Argentine dispute 43 matchs, dont 34 avec l'Uruguay. Ces duels, organisés à Montevideo, Buenos Aires ou Avellaneda en Argentine, sont l'objet de trophées amicaux, Copa Lipton et Copa Newton notamment[6]. La première autre équipe rencontrée est le Chili en 1910, à l'occasion de la Copa Centenario Revolución de Mayo (en), le prédécesseur de la Copa América[7], que les Argentins remportent.

De 1912 à 1914, une association dissidente est fondée : la Federación Argentina de Football. Elle dispute notamment en 1914 les premiers matchs contre la sélection du Brésil, aujourd'hui reconnus par la FIFA. La Copa Roca, du nom du président argentin le général Julio Argentino Roca, est instituée entre les deux sélections[8].

L'Association du football argentin s'affilie à la Fédération internationale de football association (FIFA) en 1912, en même temps que le Chili et trois ans après l'Afrique du Sud, le premier pays non-européen à l'avoir intégré.

Années 1920-1930 : la rivalité avec l'Uruguay

L'équipe d'Argentine en 1916.

En 1916, l'Association du football argentin fonde avec ses homologues uruguayenne, chilienne et brésilienne la Confédération sud-américaine de football (CONMEBOL), qui se charge d'organiser dès lors un Campeonato Sudamericano (en français : « Championnat sud-américain des nations ») chaque année. La première édition en 1916 a lieu à Buenos Aires. Vainqueurs du Chili (6-1) mais tenus en échec par le Brésil (1-1), les Argentins doivent battre les Uruguayens lors du dernier match pour remporter le trophée. Dans une ambiance étouffante[n 1], les deux équipes se séparent sur un match nul et vierge qui fait le bonheur des Uruguayens. Ces derniers remportent trois des quatre premières éditions du tournoi, celui de 1919 n'étant remporté à domicile par le Brésil qu'après un match d'appui.

La sélection à la Copa América 1929

L'équipe d'Argentine remporte finalement son premier titre en championnat d'Amérique du Sud en 1921, à domicile, après avoir battu ses trois adversaires. Julio Libonatti marque trois fois, dont deux fois le seul but du match (Libonatti émigre peu de temps après en Italie où il poursuivra sa carrière internationale avec la sélection italienne). Dépossédés de leur titre par le Brésil en 1923, les Argentins remportent de nouveau la couronne continentale en 1925 (en l'absence de l'Uruguay, forfait) et 1927 (grâce à une victoire arrachée sur leurs grands rivaux, 3 buts à 2).

Finale olympique Argentine-Uruguay en 1928. À droite Luis Monti.

Après le triomphe de l'Uruguay lors des Jeux de 1924 à Paris (le premier tournoi mondial de l'histoire), l'Argentine s'inscrit aux Jeux de 1928 à Amsterdam. Comme quatre ans auparavant, les Sud-Américains infligent une leçon à leurs adversaires d'Europe et du reste du monde. Leur jeu collectif basé sur des passes courtes, une bonne technique individuelle et une occupation intelligente de l'espace ne laisse aucune chance à leurs adversaires[9]. Vainqueurs des États-Unis (11-2), de la Belgique (6-3) et de l'Égypte (6-0), les Argentins retrouvent en finale l'Uruguay. Le match fait l'événement populaire. Après une première finale achevée sur un score nul (1-1), l'Uruguay conserve sa couronne olympique en l'emportant 2-1, de justesse. Domingo Tarasconi est meilleur buteur du tournoi avec onze buts en cinq matchs[10].

Devant le succès populaire de ces tournois mondiaux, la FIFA décide en 1928 d'organiser sa propre compétition, qui soit ouverte aux joueurs professionnels[n 2]. En 1929, il confie à l'Uruguay l'organisation de la première édition de la Coupe du monde de football, pour fêter le centenaire de l'indépendance du pays. Double champion olympique en titre et jouant à domicile, l'Uruguay est favori avec l'Argentine, qui a conservé en 1929 son titre continental[11],[12].

Les Argentins répondent aux attentes en battant la France (1-0, but de Luis Monti), dans une ambiance tellement hostile qu'ils menacent les organisateurs de ne pas continuer la compétition[13], le Mexique (6-3), le Chili (3-1), puis les États-Unis (réduits à dix) en demi-finale (6-1)[14]. En finale, l'Argentine retrouve son hôte et grand rival, l'Uruguay. Dans une ambiance folle, devant 93 000 spectateurs[15] et de nombreux journalistes, les Argentins mènent à la pause avant de céder et de s'incliner 4 buts à 2. Les buteurs argentins sont Guillermo Stábile, meilleur buteur du tournoi, et Carlos Peucelle[16],[17]. Outre Stábile, les joueurs vedettes des Albicelestes sont Luis Monti, Mario Evaristo ou Francisco Varallo.

L'inimitié entre les fédérations d'Uruguay et d'Argentine devient tel qu'il empêche le déroulement du championnat sud-américain pendant les années suivantes, tandis que le football n'est pas au menu des Jeux olympiques de 1932. Quatre ans plus tard, l'Argentine se présente à la Coupe du monde en Italie sans deux de ses vedettes, Stábile et Monti, exilées en Europe, et échoue dès son premier tour face à la Suède (3-2, buts d'Alberto Galateo et d'Ernesto Belis). Monti, qui porte désormais les couleurs de l'équipe italienne, est sacré lui champion du monde, en l'absence de l'Uruguay qui a refusé de défendre son titre.

Il faut attendre 1935 pour voir se disputer une édition spéciale du Campeonato sudamericano, que l'Uruguay remporte (le tournoi est officiellement rétabli en 1939). L'Argentine, ainsi que l'Uruguay, ne se déplace pas aux Jeux olympiques de 1936 à Berlin[18] puis refuse de disputer les éliminatoires de la Coupe du monde de football de 1938 en protestation de la décision de la FIFA d'organiser la compétition en France et non en Amérique du Sud.

Années 1940-1950 : le repli en Amérique du Sud

Déjà forfait en 1938, l'Argentine déclare à nouveau forfait en phase éliminatoire pour le mondial brésilien de 1950 puis ne s'inscrit pas pour l'édition de 1954. Ces décisions la privent d'une reconnaissance mondiale, au profit de l'Uruguay, vainqueur d'une 2e Coupe du monde en 1950, et du Brésil, seule sélection à avoir disputé les cinq premières éditions de la Coupe du monde. Pourtant la sélection argentine dispose ces années-là d'une équipe redoutable, basée sur la légendaire Máquina et ses successeurs à River Plate, vainqueur de neuf titres de champion d'Argentine entre 1937 et 1957. Parmi ses brillants représentants, on peut citer José Manuel Moreno, Adolfo Pedernera et Ángel Labruna.

L'Argentine se replie sur le continent sud-américain en limitant ses apparitions internationales au championnat sud-américain, épreuve qu'elle remporte six fois dans les années 1940 et 1950, en 1941, 1945, 1946 et 1947, puis en 1955 et 1957. Lors de l'édition 1942 du tournoi, dont elle termine au 2e rang, l'Argentine enregistre sa plus large victoire contre l'Équateur, sur le score de 12 buts à 0 (grâce à 5 buts de Moreno et 4 de Masantonio).

1957 : Le succès de Los Carasucias

Victoire en Copa América 1957

"Los Carasucias" (les visages sales) est le nom donné à l'équipe d'Argentine de football qui disputa le championnat sud-américain de 1957 à Lima, marquée par la sélection de nombreux jeunes joueurs par le sélectionneur Guillermo Stábile. Cette équipe a survolé la compétition, battant le Pérou (8-2,) l'Équateur (3-0), le champion en titre uruguayen (4-0) et le Chili (6-2). Ils s'imposèrent également (3-0) sur le Brésil de Garrincha et Didi. Ils s'inclinèrent face au Pérou, dans un match sans enjeu.

L'équipe victorieuse fut la meilleure défense, et la meilleure attaque de la compétition. Cette dernière se reposait sur Omar Sivori, élu meilleur joueur du tournoi, Humberto Maschio, meilleur buteur de la compétition, et Antonio Valentín Angelillo, qui ont inscrit 21 buts à eux trois. Or, si elle fut d'ores et déjà annoncée favorite de la coupe du monde de 1958, cette équipe ne fut celle que d'une compétition marquant une parenthèse enchantée, les trois attaquants rejoignant respectivement la Juventus de Turin, Bologne et l'Inter Milan à une époque où l'on ne pouvait sélectionner des joueurs évoluant à l'étranger, seuls trois rescapés de l'épopée de 1957 s'envoleront en Suède.

De 1958 aux années 1970 : Une traversée du désert

Malgré ces départs, les champions d'Amérique du Sud en titre font leur retour en Coupe du monde en 1958 en Suède avec ambition. Or, l'aventure tournera court.

L'Albiceleste au mondial 1958.

Au premier tour du tournoi, l'Argentine s'incline d'abord face aux champions du monde en titre, l'Allemagne (3-1), se rattrape en dominant une étonnante Irlande du Nord avant de s'effondrer et recevoir une des plus larges défaites de son histoire, le 15 juin 1958, contre la Tchécoslovaquie (6-1). L'événement est connu en Argentine comme le desastre de Suecia (en français : « désastre de Suède »)[19]. Le seul buteur argentin du match est Oreste Corbatta[20].

Sélection argentine en 1964


Quatre ans plus tard au Chili, les Argentins ne parviennent pas à dépasser le premier tour non plus, malgré la présence dans leurs rangs du buteur José Francisco Sanfilippo. Après une victoire face à la Bulgarie (1-0), une défaite face à l'Angleterre (1-3), les Argentins doivent l'enporter face à la Hongrie pour poursuivre leur route. L'Albiceleste ne parvient pas forcer le verrou hongrois et se trouve devancée à la moyenne de buts[21].

Lors de la Coupe du monde 1966 en Angleterre, l'Argentine de Luis Artime et Ermindo Onega franchit cette fois le premier tour, grâce à un succès tardif face à l'Espagne, champion d'Europe en titre, et un match nul contre l'Allemagne, notamment[22]. En quart de finale, elle est éliminée par le pays hôte et futur vainqueur, l'Angleterre, à Wembley sur le score de 1-0, sur un but de l'Anglais Geoffrey Hurst. Ce match, au cours duquel le capitaine argentin Antonio Rattín est expulsé pour contestations dès la demi-heure de jeu, est resté célèbre pour son âpreté et sa brutalité[23],[24].

Trois ans plus tard, pendant l'été 1969, l'Argentine passe à côté des qualifications à la Coupe du monde de football 1970, organisée au Mexique. 3e et dernière de son groupe de qualification, derrière la Bolivie et le Pérou, elle ne participe pas au tournoi survolé par son rival brésilien.

Parallèlement à ces performances décevantes en Coupe du monde, l'Argentine perd son leadership continental et en ne remporte plus de couronne continentale après celle de 1959, gagnée à domicile[n 3]. Lors du 2e tournoi de l'année 1959, en Équateur, l'Argentine enregistre une humiliante défaite contre l'Uruguay, 5 buts à 0.

Pourtant les motifs d'espoir existent. Les années 1960 sont fertiles pour les clubs argentins : Independiente, le Racing Club et Estudiantes remportent six fois la Copa Libertadores, la coupe des clubs champions d'Amérique du Sud, entre 1964 et 1970. Et en juillet 1966, l'Argentine se voit confier par la FIFA l'organisation de la Coupe du monde de 1978.

L'équipe en 1973.

1974-1982 : l'ère Menotti et la consécration mondiale en 1978 à domicile

But de René Houseman contre l'Italie à la Coupe du monde 1974

L'Argentine se présente à la Coupe du monde 1974 avec un effectif renouvelé et prometteur, dirigé par un jeune entraineur, César Luis Menotti. Les jeunes Mario Kempes et René Houseman sont encadrés par des joueurs plus chevronnés comme Hector Yazalde et Roberto Perfumo. Au premier tour, elle devance à la différence de buts l'Italie, vice-championne du monde en titre, pour la deuxième place qualificative de son groupe. Au second tour elle est surclassée par les Pays-Bas de Johan Cruijff (0-4), qui marquent le tournoi par l'application de leur « football total, » puis battue le Brésil, tenant du titre (1-2). Lors de la dernière journée elle parvient à prendre un point contre la RDA (1-1) mais ne peut éviter la dernière place du groupe à la différence de buts. À la sortie du tournoi, la sélection dispose de quatre années pour préparer « sa » coupe du monde, qu'elle se prépare à organiser pour la première fois.

Les généraux au pouvoir depuis le coup d'État de 1976 gardent leur confiance en Menotti et lui confient la mission de remporter le titre mondial, afin de redorer le blason du régime dictatorial.

Daniel Passarella soulevant la première coupe du monde de l'histoire de la sélection.

À l'orée de la compétition, Menotti hésite un temps à s'appuyer sur un tout jeune joueur de 18 ans, nommé Diego Maradona. Il renonce finalement à sélectionner le prodige et fait confiance à des joueurs comme Daniel Passarella, le défenseur et capitaine, Osvaldo Ardiles, Daniel Bertoni ou encore Mario Kempes, qui brille par son efficacité en Liga espagnole avec le FC Valence. L'équipe d'Argentine ne termine que deuxième de son groupe du premier tour, derrière l'Italie qui la bat 1-0 à Buenos Aires alors que les deux équipes étaient déjà qualifiées, mais devant la France et la Hongrie, défaites chacune 2-1. Lors du second tour les Argentins prennent le dessus sur la Pologne (2-0, doublé de Kempes), puis partagent les points avec le Brésil (0-0) avant de jouer un match décisif contre le Pérou. Avantagés par un calendrier «maison» qui leur permet de jouer en horaire décalé en nocturne et donc en connaissant les résultats des autres équipes de leur groupe, les Argentins savent qu'il doivent l'emporter par quatre buts d'écart pour devancer le Brésil à la différence de buts et se qualifier pour la finale. Ils l'emportent six buts à rien ce qui ne va pas sans créer quelques soupçons dans un pays gangrené par la violence[25]. Mario Kempes et Leopoldo Luque inscrivent chacun un doublé. La finale les oppose aux Pays-Bas au stade Monumental de Buenos Aires, où volent des milliers de papelitos. Kempes, auteur d'un nouveau doublé, offre à son pays sa première Coupe du monde (3-1 après prolongation) et se voit élu meilleur joueur du tournoi. Daniel Bertoni est l'autre buteur du match pour les Argentins[26],.

Diego Maradona contre l'URSS en 1979.


César Luis Menotti est toujours à la tête de la sélection qui débarque en Espagne avec pour mission de conserver son titre lors de la Coupe du monde 1982. Malgré Diego Maradona, cette fois incontournable, les Argentins perdent le match d'ouverture contre la Belgique avant de se ressaisir et de se qualifier pour le second tour. Dans une poule de trois équipes offrant une seule place en demi-finales, l'Argentine est éliminée en subissant deux nouvelles défaites, contre l'Italie (2-1, but de Daniel Passarella) et le Brésil (3-1, but de Ramón Díaz). Pour Maradona, expulsé contre le Brésil, ce premier Mondial est à oublier.

1983-1994 : l'ère Maradona, de l'apogée de 1986 au déclin

Au sortir de cette Coupe du monde décevante, la fédération argentine offre le poste de sélectionneur à Carlos Bilardo, récent champion d'Argentine avec Estudiantes de La Plata, en remplacement de César Luis Menotti. L'objectif assigné au nouveau sélectionneur est de gagner une nouvelle Coupe du monde après le triomphe de 1978, en appliquant les principes de jeu qui ont fait le succès d'Estudiantes les années précédentes. Bilardo fait appel à de nouveaux joueurs, venant notamment de son ancien club et du CA Independiente[27]. Sa première compétition à la tête de l'équipe, la Copa América 1983, voit les Argentins, sans Maradona ni Passarella, battre le Brésil mais être éliminés en phase de groupe à la suite de deux matchs nuls face à l'Équateur.

Rencontre face au Brésil en 1983

Bilardo fait du meneur de jeu Diego Maradona son capitaine, au détriment de Daniel Passarella, capitaine des deux derniers mondiaux mais dont les relations avec Maradona et Bilardo deviennent difficiles. Les résultats décevants de l'Albiceleste lors des éliminatoires de la Coupe du monde avivent le scepticisme des médias. Finalement Passarella offre d'une passe décisive le but crucial à Ricardo Gareca face au Pérou en juin 1985, assurant la qualification de la sélection.

But de Brown contre l'Allemagne en 1986

Pour la Coupe du monde 1986 au Mexique, dont l'Argentine n'est pas particulièrement favorite, Bilardo met en place un nouveau système de jeu en 3-5-2 qui surprend les observateurs, avec un libero et deux stoppeurs, cinq milieux de terrains et deux attaquants. Il va bénéficier de la forme exceptionnelle de Diego Maradona, qui fait désormais le bonheur du club italien de SSC Naples, entouré efficacement par l'attaquant Jorge Valdano, le milieu Jorge Burruchaga ou le défenseur Oscar Ruggeri notamment. Après quatre premiers matches bien menés (contre la Corée du Sud 3-1, l'Italie 1-1, la Bulgarie 2-0 et l'Uruguay 1-0), l'équipe d'Argentine passe avec succès le test anglais en quart de finale, en gagnant 2-1 grâce à deux buts extraordinaires de Maradona : un de la main à l'insu de l'arbitre, connu comme la « Main de Dieu », et un autre après un slalom exceptionnel au cœur de la défense adverse - un but qui sera élu le plus beau but de toute l'histoire de la coupe du monde. Après avoir écarté facilement la Belgique en demi-finale (2-0, doublé de Maradona), l'Argentine remporte la finale face à l'Allemagne au Stade Azteca de Mexico (3-2, buts de Jorge Burruchaga, de Jorge Valdano et de José Luis Brown). Si ce succès porte avant tout la marque de Diego Maradona, auteur de cinq buts et six passes décisives et élu meilleur joueur de la compétition, il permet aussi à Carlos Bilardo de rejoindre César Luis Menotti dans le cœur des supporteurs argentins[28],[29]. L'entraîneur, qui a signé une prolongation de quatre ans à la tête de sélection, écrit quelques mois plus tard le livre Así Ganamos (en français : « Comment nous avons gagné »), qui raconte dans les détails cette victoire.

Photographie de Diego Maradona, tenant la coupe du monde au Estadio Azteca, le 29 Juin 1986

Lors de la Copa América 1987, organisée en Argentine, l'Albiceleste se qualifie pour les demi-finales mais est éliminée à domicile par l'Uruguay (0-1), avant de s'incliner deux jours plus tard lors du match pour la troisième place, face à la Colombie. Deux ans plus tard, la Copa América 1989 est organisée par le Brésil. Les Argentins se qualifient pour le groupe final de quatre équipes mais s'y inclinent face au Brésil et l'Uruguay, ce qui les repoussent sur la troisième place du podium.

L'équipe de 1990.
Rencontre du mondial 1990 face au Cameroun

Diminuée par les blessures de plusieurs joueurs mais renforcée par l'éclosion de plusieurs jeunes (Caniggia, Goycochea), la sélection argentine de la coupe du monde 1990, en Italie, est moins brillante que sa devancière mais montre du caractère. L'Argentine a l'occasion de remporter une troisième coupe du monde en douze ans, un exploit qui n'a été réalisé que par le Brésil entre 1958 et 1970. En dépit d'une défaite lors du match d'ouverture face au Cameroun, l'équipe de Bilardo monte en régime tout au long de la compétition en battant un Brésil poussif en huitièmes (1-0, but de Claudio Caniggia), dans des circonstances troubles[30], la Yougoslavie en quarts (aux tirs au but) et surtout le pays hôte, l'Italie, dans le stade San Paolo de Naples acquis à Diego Maradona, encore aux tirs au but. En finale à Rome, la RFA de Lothar Matthäus empêche l'Argentine de remporter une troisième coupe, en s'imposant 1-0 sur un pénalty contesté d'Andreas Brehme. Les Argentins finissent le match avec deux expulsés[31] et lors de la remise des prix, Maradona est conspué par le public romain qui avait déjà sifflé l'hymne argentin[32].

Après la Coupe du monde 1990, Alfio Basile remplace Bilardo. Son début de mandat est marqué par un coup de tonnerre : le 29 mars 1991, Maradona, hors de forme depuis le Mondial, est contrôlé positif à la cocaïne. Suspendu pendant plus d'un an, le meneur de jeu quitte la sélection[33]. Pendant ce temps, l'Argentine, qui s'appuie sur Leonardo Rodríguez, Claudio Caniggia et Diego Simeone et bénéficie de l'éclosion du buteur Gabriel Batistuta, va enrichir son palmarès. Pendant l'été 1991, elle remporte assez facilement la Copa América au Chili, en remportant six victoires en sept matchs. C'est son premier titre continental depuis 32 ans. Batistuta, auteur de six buts, est meilleur buteur du tournoi[34]. Puis la sélection enchaîne avec la Coupe du Roi Fahd (bientôt renommée Coupe des confédérations) face à l'Arabie saoudite, championne d'Asie, la Coupe intercontinentale des nations en 1993 face au Danemark, champion d'Europe, et la Copa América 1993. Portée par les exploits de son gardien Sergio Goycochea, héroïque en 1990, elle s'impose finalement 2-1 face au Mexique en finale, grâce à un doublé de Batistuta.

But de Batistuta, grand artisan des titres remportés dans les années 90

L'Argentine de Basile réalise une série de 33 rencontres sans défaite, avant de sombrer brutalement 5-0 au Monumental le 5 septembre 1993 face à la Colombie de Valderrama, Cordoba et Asprilla, lors d'un match décisif pour la qualification à la Coupe du monde[35]. Obligés de passer par les barrages, les Argentins, rejoints par Diego Maradona redevenu capitaine, se sortent de justesse du piège tendu par l'Australie, grâce au but contre son camp d'un Australien[36].

La vedette argentine, 34 ans, gagne ainsi sa place pour le Mondial 1994 aux États-Unis. L'Argentine remporte ses deux premiers matches (4-0 contre la Grèce et 2-1 contre le Nigeria) avant que Maradona ne soit exclu par la FIFA pour dopage à l'éphédrine[37]. La sélection ne s'en remet pas et s'incline prématurément contre la Roumanie (3-2, buts d'Abel Balbo et de Gabriel Batistuta) dès les huitièmes de finale[38].

Depuis 1995 : l'attente interminable d'un nouveau trophée

Basile cède sa place à Daniel Passarella, capitaine emblématique de l'Argentine victorieuse en 1978. Il entame son mandat par une nouvelle édition de la Coupe du roi Fahd, où l'Argentine s'incline en finale contre le Danemark. La Copa América 1995, en Uruguay, est un échec. Lourdement défaits par les États-Unis en poule (3-0), les Argentins sont éliminés en quart de finale par le Brésil aux tirs au but (2-2, 4-2 tab). Deux ans plus tard, Pasarella subit un nouveau revers avec une sélection bis, son équipe s'inclinant encore une fois dès les quarts de finale, face au Pérou (2 buts à 1). Malgré tout, l'Argentine réalise un bon parcours de qualifications pour la Coupe du monde, et l'AFA fait confiance à Passarella pour emmener la sélection en France.

De déceptions en déceptions (1998-2014)

Sélectionneur autoritaire, Pasarella entretient des relations conflictuelles avec certains joueurs. Fernando Redondo, un des meilleurs joueurs du moment[39], n'est pas sélectionné pour la Coupe du monde 1998[40]. Malgré cela, l'Argentine, qui compte nombre de grands joueurs (les défenseurs Ayala, Sensini, Zanetti, les milieux Simeone, Verón, Ortega, Claudio López et Batistuta), est un favori attendu. Victorieuse du Japon (1-0), de la Jamaïque (5-0, avec un triplé de Batistuta) et de la Croatie (1-0), l'Albiceleste affronte en 8e de finale l'Angleterre, qu'elle élimine très difficilement (2-2 dans le temps réglementaire, puis 4 tirs au but à 3) au bout d'un match marqué par un but exceptionnel de Michael Owen et l'expulsion de David Beckham, aux prises avec Simeone[41],[42]. L'Argentine s'incline finalement au tour suivant face aux Pays-Bas. Au bout d'un match indécis - les équipes sont à égalité (1-1) et comptent chacune une expulsion - Dennis Bergkamp force la décision d'un but exceptionnel, à la réception d'une ouverture de 50 m[43].

Marcelo Bielsa, surnommé El loco (en français : « Le fou ») reprend les rênes de la sélection pour quatre ans, avec la même mission de remporter un 3e titre mondial. Lors de la Copa América 1999, sa sélection bis s'incline en quart de finale contre le Brésil. Auparavant, elle avait perdu lourdement contre la Colombie (3-0), lors d'un match marqué par les trois penaltys manqués par Martín Palermo[44]. En 2001, la Copa América a lieu en Colombie et face au contexte terroriste, l'Argentine décide de ne pas y participer.

À la tête d'une Argentine séduisante, emmenée par Batistuta, Verón, Ortega et Hernán Crespo, il obtient aisément la qualification pour le Mondial 2002 avec 13 victoires et 4 matchs nuls en 18 rencontres[45]. L'Argentine débarque en favorite au Japon mais elle tombe de haut en ne parvenant pas à passer le premier tour : après une petite victoire sur le Nigeria, finaliste de la dernière Coupe d'Afrique des nations (1-0), elle s'incline face à l'Angleterre sur un but de Beckham[46] et n'obtient pas la victoire qui lui est nécessaire face à la Suède (1-1). Le « groupe de la mort » a été fatal aux Argentins[47].

Affecté par cet échec, Bielsa est cependant reconduit à la tête de la sélection. Il engage un changement de génération avec les retraites de Simeone, Batistuta et les déclins d'Ortega, Lopez et Verón, et obtient deux résultats majeurs en 2004, avec une finale en Copa América, perdue face au Brésil aux tirs au but (2-2, tab 4-2), puis une médaille d'or aux Jeux olympiques d'Athènes avec la sélection olympique. Cette dernière, limitée aux joueurs de moins de 23 ans encadrés par Ayala et Kily González, est portée par le talent de Carlos Tévez, meilleur buteur du tournoi[48]. Quelques semaines plus tard, Bielsa quitte son poste à la surprise générale. Il est remplacé par José Pékerman, chargé de longue date de la sélection des moins de 20 ans, triple championne du monde en 1995, 1997 et 2001[49].

Match contre l'Allemagne en amical le 9 février 2005.

L'Argentine de Pekerman se qualifie sans souci pour la Coupe du monde 2006 en Allemagne. Le meneur de jeu Juan Román Riquelme, absent en 2002, en est devenu une pièce importante. Lionel Messi, ailier de 18 ans présenté comme l'héritier de Maradona, est du voyage. Après une première victoire contre la Côte d'Ivoire (2-1), l'Argentine impressionne contre la Serbie-Monténégro, battue 6-0, où Messi devient le 5e plus jeune buteur de l'histoire de la Coupe du monde. Maxi Rodríguez inscrit le plus beau but du tournoi en huitièmes de finale contre le Mexique (battu 2-1 a.p.). Le parcours de cette équipe séduisante s'arrête pourtant en quart de finale face à l'Allemagne, pays hôte. Alors que sa sélection mène au score grâce à Ayala, Pekerman fait sortir Riquelme et son buteur Crespo pour tenter de tenir le score. Les Allemands égalisent finalement et l'emportent aux tirs au but (4-2). À la suite de cet échec, Pekerman décide de démissionner et Riquelme prend sa retraite internationale.

Lionel Messi en 2008

L'AFA propose à Basile, dernier sélectionneur ayant gagné un trophée avec la sélection, treize ans plus tôt, de reprendre du service. À la Copa América 2007, l'Argentine et son trio offensif Riquelme (de retour)-Messi-Crespo bat avec aisance ses différents adversaires (États-Unis, Paraguay, Colombie, Pérou et Mexique) jusqu'à la finale contre le Brésil, qui tourne mal une nouvelle fois (défaite 3-0). Basile enchaîne avec les éliminatoires de la Coupe du monde. Après un bon départ, il connait plusieurs résultats décevants et démissionne finalement en octobre 2008 après une inquiétante défaite contre le Chili[50].

Sélection en 2009

Désespérée par la peur de manquer la Coupe du monde, la fédération se tourne vers celui qui, en tant que joueur, lui a apporté tous les succès : Diego Maradona. Sa nomination provoque une grande médiatisation. Maradona décide de retirer le brassard de capitaine à Zanetti, qui compte près de 130 sélections, pour le confier à Mascherano. Vainqueur amical de l'Écosse (1-0) et de la France (2-0), en Europe, puis du Venezuela (4-0) lors des qualifications, l'Albiceleste semble retrouver la voie du succès. L'état de grâce de Maradona prend fin quelques jours plus tard, quand son équipe s'incline à La Paz en Bolivie, à 3 600 m d'altitude, 6 buts à 1[51]. C'est la plus lourde défaite argentine depuis 50 ans. Après une victoire contre la Colombie et trois nouvelles défaites contre l'Équateur, le Brésil et le Paraguay, l'Argentine est 5e, le rang du barragiste, à deux journées de la fin. Mais deux victoires arrachées face au Pérou et à l'Uruguay offrent aux Argentins leur billet pour la Coupe du monde en Afrique du Sud.

Après ses difficultés en qualification, l'Argentine n'est cette fois qu'outsider, d'autant que Maradona se passe notamment de ses trois champions d'Europe (Zanetti, Cambiasso et Milito). Trois victoires maitrisées, contre le Nigeria (1-0), la Corée du Sud (4-1) et la Grèce (2-0) lui offrent la tête du groupe. En phase à élimination directe, l'Argentine retrouve les mêmes adversaires qu'en 2006. Son huitième de finale face au Mexique rassure (3-1). Mais le quart de finale contre l'Allemagne tourne à l'humiliation (0-4). Messi, ballon d'or 2009 placé en position de meneur de jeu, n'a pas influé sur le match[52], largement dominé par une enthousiasmante équipe allemande. Maradona démissionne à son tour.

Avant le match amical contre le Portugal, 9 février 2011

Sergio Batista, ancien coéquipier de Maradona et vainqueur des Jeux olympiques de Pékin en 2008, prend sa succession. Arrivé en interim, il est confirmé après la victoire de sa sélection contre l'Espagne, championne du monde en titre (4-1). Rassuré par des victoires sur le Brésil, au Qatar (1-0) et le Portugal (2-1), il attaque la Copa América 2011, organisée par l'Argentine, avec ambition. Accrochés par la Bolivie (1-1) et la Colombie (0-0), malgré une grande domination, ils se qualifient pour les quarts de finale en battant largement le Costa Rica (3-0). Mais en quart de finale, ils s'inclinent face à l'Uruguay, demi-finaliste du dernier Mondial et futur vainqueur du tournoi, aux tirs au but. Une semaine plus tard, Batista est démis de ses fonctions[53].

Trois cruelles désillusions (2014-2016)

L'Albiceleste, vêtue en bleu et abattue après la défaite en finale contre l'Allemagne, le 13 juillet 2014

Son remplaçant Alejandro Sabella parvient à qualifier la sélection pour la Coupe du monde 2014 au Brésil avec une certaine facilité. Avec neuf victoires et cinq matchs nuls en seize matchs, les coéquipiers de Messi, promu capitaine, n'ont quasiment pas quitté la 1re place du groupe[54]. L'Albiceleste parvient à remporter les trois matchs de premier tour contre la Bosnie-Herzégovine (2-1), l'Iran (1-0) et le Nigeria (3-2). Néanmoins, la sélection est critiquée en raison de prestations mitigées se montrant incapable de gagner sans difficulté face à des adversaires à sa portée. Son joueur vedette Lionel Messi marque 4 des 6 buts de son équipe en poules avec un but contre la Bosnie-Herzégovine, un but libérateur à la dernière minute contre l'Iran, et un doublé contre le Nigéria. L'Argentine parvient à se qualifier pour les quarts de finale en écartant difficilement la Suisse (1-0 ap), grâce notamment à un but de Di Maria sur une passe de Messi. La finale sera atteinte après avoir disposé de la Belgique (1-0) grâce à un but d'Higuaín, puis des Pays-Bas (0-0 ap) après une séance de tirs au but (4-2) où Sergio Romero brillera en arrêtant deux penaltys et où Javier Mascherano réalisera un retour miraculeux sur l'attaquant néerlandais Arjen Robben à la dernière minute du temps réglementaire. Tout d'abord critiquée pour son manque de liant offensif malgré une attaque bien fournie (Messi, Agüero, Higuaín, Di Maria ou Lavezzi entre autres) et pour s'être beaucoup trop reposée sur son capitaine, l'Argentine compense son manque d'efficacité en attaque par une défense de fer qui n'encaissera qu'un but à partir des huitièmes de finale, avec une défense Zabaleta-Demichelis-Garay-Rojo renforcée par l'apport de son leader défensif positionné au milieu, à savoir Javier Mascherano. Même si elle ne pratique pas un jeu élégant avec un style à vocation défensive, l'Argentine se démarque par sa grinta et sa discipline, tout en jouant un football direct permis grâce à une attaque talentueuse. Bien que Messi soit le leader offensif naturel de l'Argentine, Ángel Di María, auteur d'une saison complète en club après avoir remporté la Ligue des champions, se révèle tout aussi important en sélection, n'hésitant pas à revenir défensivement pour aider ses coéquipiers et apportant beaucoup offensivement avec de nombreux appels dans le dos de la défense et une activité incessante pour se démarquer et proposer des solutions. Indispensable au collectif, il se blesse lors du quart de finale contre la Belgique et sort après une demi-heure, ce qui lui fera manquer le reste de la compétition. L'Argentine ne parviendra, d'ailleurs, pas à marquer sans lui.

La sélection s'inclinera finalement contre l'Allemagne, durant les prolongations (1-0), après avoir manqué trois énormes occasions durant la rencontre après des tentatives ratées de Messi, Higuaín et Palacio. Lionel Messi obtiendra, néanmoins, un titre contesté de meilleur joueur du tournoi après avoir fortement contribué au parcours de l'Argentine conclue sur cette défaite en finale.

Sous la houlette de Gerardo Martino (Alejandro Sabella ayant démissionné), l'Argentine s'apprête à disputer la Copa América 2015 au Chili. Annoncé comme favori de la compétition après son parcours brésilien mais aussi en raison d'un Brésil affaibli après l'humiliation reçue sur ses terres lors de la dernière Coupe du Monde, les argentins reviennent avec un effectif similaire à celui de la Coupe du Monde, toujours constitué de ses leaders Lionel Messi, Ángel Di Maria et Javier Mascherano et enregistrant notamment le retour de Carlos Tévez, qui n'avait plus été appelé depuis son penalty manqué en quarts de finale de la Copa América 2011. Après avoir fini première de sa poule avec 2 victoires contre l'Uruguay et la Jamaïque (toutes deux sur le score de 1-0) et un nul contre le Paraguay (2-2, buts d'Agüero et Messi), l'Argentine passe tout près de l'élimination contre la Colombie en quarts de finale (victoire aux tirs au but). Elle déroule ensuite face au Paraguay, contre qui elle avait fait match nul au premier tour, en demi-finale, lui infligeant une correction sur le score de 6-1 (buts de Pastore, Rojo, Di Maria auteur d'un doublé, Agüero et Higuaín) avec un nouveau match exceptionnel de son capitaine Lionel Messi, impliqué sur 5 des 6 buts de son équipe. Lors de la finale, elle retrouve le pays organisateur, le Chili entraîné par l'argentin Jorge Sampaoli. Malgré une nette domination au cours du temps réglementaire et des prolongations où elle aurait pu ouvrir le score à la 90ème minute suite à une occasion d'Higuaín après une action menée par Messi et Lavezzi, aucun but ne sera marqué et l'Argentine va de nouveau perdre en finale, cette fois-ci aux tirs au but après des ratés d'Higuaín et Banega, le seul penalty argentin réussi de la soirée étant celui de Messi.

Malgré cette nouvelle déception, l'Argentine devient première au classement FIFA, dépassant l'Allemagne qui ne disputait pas de compétition majeure cette année-là. Elle s'apprête de nouveau à disputer la Copa América, un an après la désillusion de 2015, avec la Copa América Centenario, organisée aux États-Unis et célébrant les 100 ans de la CONMEBOL et de la Copa América. La sélection revient alors pour tenter de renouer avec le succès, la génération Messi n'ayant toujours pas gagné de trophée et comptabilisant désormais deux finales perdues en l'espace de deux ans. Plus favorite que jamais, elle se retrouve placée dans le même groupe que son bourreau de l'édition précédente, à savoir le Chili, mais aussi avec le Panama et la Bolivie. Elle réalisera un sans faute avec une victoire 2-1 contre le Chili (buts de Di Maria et Banega) , malgré l'absence de Messi, blessé pour le premier match, un festival 5-0 contre le Panama (triplé de Messi et buts d'Agüero et d'Otamendi) et une victoire 3-0 contre la Bolivie (buts de Lamela, Lavezzi et Cuesta). Avec 9 points pris sur 9 possibles et 10 buts marqués contre seulement un encaissé, elle confirme son statut d'ultime prétendante au titre. Elle déroulera de nouveau en quarts de finale et en demi-finale avec deux corrections 4-1 contre le Venezuela (doublé d'Higuaín, buts de Messi et Lamela) puis 4-0 contre les Etats-Unis, pays organisateur de l'épreuve (doublé d'Higuaín, buts de Messi et Lavezzi). Fort de ces deux succès après un parcours en poules déjà très satisfaisant, l'Argentine s'avance en finale sûre de sa force avec un Lionel Messi stratosphérique, auteur de 5 buts et 4 passes décisives durant la compétition, un Gonzalo Higuaín en confiance, auteur de deux doublés consécutifs, ainsi que d'une défense solide composée de la charnière Funes Mori-Otamendi avec Romero dans les buts, n'ayant laissé passé que 2 buts depuis le début du tournoi. Beaucoup imaginent ainsi l'Argentine prendre sa revanche face à son bourreau de l'an passé, le Chili, menée par sa star Alexis Sánchez, qui accède de nouveau à la finale, après avoir notamment humilié le Mexique sur le score de 7-0. Néanmoins, l'histoire se répète et l'Argentine perd de nouveau en finale aux tirs au but et est de nouveau privée d'un titre international. Encore une fois, elle domine son adversaire et aurait pu ouvrir le score sur un face-à-face manqué d'Higuaín, seul devant le gardien. Messi, auteur d'une nouvelle prestation convaincante, ne parvient, en revanche, pas à faire la différence face au mur chilien et, en plus de cela, manque son penalty lors de la séance de tirs au but qui couronnera le Chili pour la deuxième année consécutive mais qui laissera une nouvelle défaite au goût amer aux argentins.

Avec une troisième défaite en trois ans, l'Argentine s'apprête alors à entrer dans une nouvelle période de doute. En effet, Gerardo Martino démissionne de son poste de sélectionneur et Lionel Messi, capitaine et leader de la sélection, annonce sa retraite internationale. Néanmoins, les supporters argentins se mobilisèrent alors pour le faire renoncer à cette retraite et, après quelques mois, il revient sur sa décision et reprend son brassard de capitaine.

Nouveau déclin (2016-)

Lionel Messi célébrant son but contre l'Équateur et qualifiant l'Argentine pour la Coupe du Monde en Russie

Après un début de campagne très moyen alternant entre le bon (victoire 2-1 contre le Chili et 1-0 contre l'Uruguay) et le moins bon (défaite 2-0 à domicile contre l'Équateur et nul 0-0 contre le Paraguay), l'Argentine comptabilise 14 points en 7 matchs avec 4 victoires, 2 nuls et une défaite. La sélection va sombrer après la Copa América, perturbée par la retraite temporaire de son capitaine puis de certaines de ses blessures l'empêchant de participer à des matchs de qualification ainsi que du nouveau sélectionneur Edgardo Bauza, n'arrivant pas à exploiter le potentiel argentin à son maximum (défaite 3-0 contre le Brésil notamment). Jorge Sampaoli est appelé pour remplacer Bauza qui a démissionné, n'arrivant pas à trouver la solution pour faire gagner l'Albiceleste. La situation de l'Argentine ne s'améliore que légèrement et à l'aube de la dernière journée, la sélection se retrouve hors des places qualificatives pour la Coupe du Monde. L'Argentine n'obtient la qualification pour la Coupe du monde 2018 en Russie que lors du dernier match de poules après une victoire face à l'Équateur 3-1 grâce au triplé de l'inévitable Lionel Messi et au bénéfice de la défaite du Chili. Les matchs de préparations à cette coupe du monde sont perturbés par une lourde défaite face à l'Espagne (1-6) et par l'annulation d'un match face à Israël suite à des menaces dans un contexte d'affrontements entre des militants palestiniens et l'armée israélienne au sujet de l'ambassade américaine déménagée dans la ville sainte de Jérusalem.

L'Argentine lors de la Coupe du Monde 2018 contre l'Islande

Durant le Mondial 2018, l'Argentine se qualifie difficilement pour les huitièmes de finale: après un nul contre l'Islande (1-1 but d'Agüero et penalty manqué de Messi) elle s'incline lourdement face à la Croatie (0-3) avec notamment quelques occasions gâchées en début de rencontre et une erreur du gardien Wilfredo Caballero en début de seconde période. Mais elle se reprend contre le Nigéria (2-1) qu'elle a jusqu'ici toujours battu en coupe du monde, Marcos Rojo délivrant les siens d'un but à la fin du match après un but de Messi et un penalty concédé par Mascherano. L'Albiceleste y affronte la France de l'étoile montante du football mondial Kylian Mbappé, auteur d'un doublé et ayant provoqué un penalty transformé par Antoine Griezmann, troisième au Ballon d'or 2016. Face au futur champion du monde, l'Argentine est battue sur le score de 4-3 après avoir mené 2-1 en début de deuxième mi-temps. Elle est ensuite retombée dans ses travers montrant de nouveau un visage fébrile en défense et trop peu d'inspiration en attaque, se reposant trop souvent sur des éclairs de génie et des exploits individuels de ses stars. Cette élimination sans gloire marque la retraite internationale de Javier Mascherano après 147 sélections, celui-ci ayant montré ses limites lors de la compétition à l'âge de 34 ans. Cette coupe du monde fut aussi marquée par le manque d'idée de Jorge Sampaoli, qui fut accusé d'avoir fait de trop mauvais choix, persistant à vouloir jouer en 3-4-3 malgré une défense friable ce qui fut mis en évidence lors de la déroute face à la Croatie ou en choisissant de mettre sur le banc de nombreux joueurs confirmés comme Paulo Dybala, Sergio Agüero ou Gonzalo Higuaín au profit de joueurs moins expérimentés comme Maximiliano Meza ou Cristian Pavón. Son influence sur le groupe semble s'être détériorée en plein milieu de la compétition après la défaite contre la Croatie. Emmenés par Lionel Messi et Javier Mascherano, leaders de la sélection depuis plus de 10 ans, les joueurs auraient mené une révolte contre le sélectionneur ce qui aurait permis à l'Argentine d'aller chercher sa qualification pour les huitièmes de finale avec une approche différente pour le match contre le Nigéria.

Jorge Sampaoli fut ainsi licencié de son poste un mois après l'élimination de l'Argentine qui cherche alors à se reconstruire après deux années de désordre, descendue à la dixième place du classement FIFA après le mondial alors qu'elle occupait encore la première place début 2017.

Résultats

L'Argentine a disputé cinq finales de Coupes du monde (seuls le Brésil, l'Allemagne et l'Italie en ont joué plus), dont deux victorieuses en 1978 et 1986, et trois perdues en 1930, 1990 et 2014. Elle a également disputé la finale des Jeux olympiques de 1928, avant la création de la Coupe du monde[55].

Classement FIFA

Classements FIFA de l'équipe d'Argentine 1993 à 2007
Année[n 4] 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007
Classement mondial[n 5] 8 10 7 22 17 5 6 3 2 5 5 3 4 3 1
Classement en Amérique du Sud 2 2 2 3 4 2 2 2 1 2 2 2 2 2 1
Classements FIFA de l'équipe d'Argentine 2008 à 2020
Année[n 4] 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020
Classement mondial 6 8 5 10 3 3 2 2 1 4 11 9 7
Classement en Amérique du Sud 2 2 2 3 1 1 1 1 1 2 3 3 2

Légende du classement mondial :
Légende du classement sud-américain :

  • de 1 à 3
  • de 1 à 3
  • de 4 à 14
  • de 4 à 9
  • de 15 à 209
  • de 10 à 54

Compétitions mondiales

Parcours aux Jeux olympiques
Année Résultat Class. J G N P bp bc
1900 à 1924 Ne participe pas
Drapeau : Pays-Bas 1928 Finale 2e 5 3 1 1 25 7
Drapeau : Allemagne 1936 à Drapeau : Australie 1956[n 6] Ne participe pas
Total 1 Médaille d'argent 1/11 5 3 1 1 25 7
Parcours en Coupe du monde
Année Résultat Class. J G N P bp bc
Drapeau : Uruguay 1930 Finale 2e 5 4 0 1 18 9
Drapeau : Italie 1934 8e de finale (1er tour) 9e 1 0 0 1 2 3
1938 Forfait (phase éliminatoire)
1950
1954 Non inscrit
Drapeau : Suède 1958 Groupe 1er tour (8e de finale) 13e 3 1 0 2 5 10
Drapeau : Chili 1962 Groupe 1er tour (8e de finale) 10e 3 1 1 1 2 3
Drapeau : Angleterre 1966 Quart de finale 5e 4 2 1 1 4 2
Drapeau : Mexique 1970 Non qualifié
Drapeau : Allemagne de l'Ouest 1974 Groupe 2e tour (quart de finale) 8e 6 1 2 3 9 12
Drapeau : Argentine 1978 Champion 1er 7 5 1 1 15 4
Drapeau : Espagne 1982 Groupe 2e tour (quart de finale) 11e 5 2 0 3 8 7
Drapeau : Mexique 1986 Champion 1er 7 6 1 0 14 5
Drapeau : Italie 1990 Finale 2e 7 2 3 2 5 4
Drapeau : États-Unis 1994 8e de finale 10e 4 2 0 2 8 6
Drapeau : France 1998 Quart de finale 6e 5 3 1 1 10 4
Drapeau : Japon Drapeau : Corée du Sud 2002 Groupe 1er tour (16e de finale) 18e 3 1 1 1 2 2
Drapeau : Allemagne 2006 Quart de finale 6e 5 3 2 0 11 3
Drapeau : Afrique du Sud 2010 Quart de finale 5e 5 4 0 1 10 6
Drapeau : Brésil 2014 Finale 2e 7 5 1 1 8 4
Drapeau : Russie 2018 8e de finale 16e 4 1 1 2 6 9
Total 2 Titres 17/21 81 43 15 23 137 93
Parcours en Coupe des confédérations
Année Résultat Class. J G N P bp bc
Drapeau : Arabie saoudite 1992 Vainqueur 1er 2 2 0 0 7 1
Drapeau : Arabie saoudite 1995 Finale 2e 3 1 1 1 5 3
1997 à 2003 Non qualifié
Drapeau : Allemagne 2005 Finale 2e 5 2 2 1 10 10
2009 à 2017 Non qualifié
Total 1 Titre 3/10 10 5 3 2 22 14

Parcours en compétitions continentales

L'Argentine a gagné le championnat sud-américain des nations, connu comme la Copa América depuis 1975, à quatorze reprises.

Parcours en Campeonato Sudamericano
Année Résultat Class. J G N P bp bc
Drapeau de l'Argentine 1916 Finale 2e 3 1 2 0 07 02
Drapeau de l'Uruguay 1917 Finale 2e 3 2 0 1 05 03
Drapeau du Brésil 1919 3e 3e 3 1 0 2 07 07
Drapeau du Chili 1920 Finale 2e 3 1 2 0 04 02
Drapeau de l'Argentine 1921 Vainqueur 1er 3 3 0 0 05 00
Drapeau du Brésil 1922 4e 4e 4 2 0 2 06 03
Drapeau de l'Uruguay 1923 Finale 2e 3 2 0 1 06 06
Drapeau de l'Uruguay 1924 Finale 2e 3 1 2 0 02 00
Drapeau de l'Argentine 1925 Vainqueur 1er 4 3 1 0 011 04
Drapeau du Chili 1926 Finale 2e 4 2 1 1 014 03
Drapeau du Pérou 1927 Vainqueur 1er 3 3 0 0 015 04
Drapeau de l'Argentine 1929 Vainqueur 1er 3 3 0 0 09 01
Drapeau du Pérou 1935 Finale 2e 3 2 0 1 08 05
Drapeau de l'Argentine 1937 Vainqueur 1er 6 5 0 1 014 05
Drapeau du Pérou 1939 Forfait
Drapeau du Chili 1941 Vainqueur 1er 4 4 0 0 010 02
Drapeau de l'Uruguay 1942 Finale 2e 6 4 1 1 021 06
Drapeau du Chili 1945 Vainqueur 1er 6 5 1 0 022 05
Drapeau de l'Argentine 1946 Vainqueur 1er 5 5 0 0 017 03
Drapeau de l'Équateur 1947 Vainqueur 1er 7 6 1 0 028 04
Drapeau du Brésil 1949 Forfait
Drapeau du Pérou 1953 Forfait
Drapeau du Chili 1955 Vainqueur 1er 5 4 1 0 018 06
Drapeau de l'Uruguay 1956 3e 3e 5 3 0 2 05 03
Drapeau du Pérou 1957 Vainqueur 1er 6 5 0 1 025 06
Drapeau de l'Argentine 1959 Vainqueur 1er 6 5 1 0 019 05
Drapeau de l'Équateur 1959 Finale 2e 4 2 1 1 09 09
Drapeau de la Bolivie 1963 3e 3e 6 3 1 2 015 010
Drapeau de l'Uruguay 1967 Finale 2e 5 4 0 1 012 03
Total 12 Titres 26/29 113 81 15 17 314 107
Parcours en Copa América
Année Résultat Class. J G N P bp bc
Location South America.png1975 Groupe 5e 4 2 0 2 017 04
Location South America.png1979 Groupe 8e 4 1 1 2 07 06
Location South America.png1983 Groupe 6e 4 1 3 0 05 04
Drapeau de l'Argentine 1987 4e 4e 4 1 1 2 05 04
Drapeau du Brésil 1989 3e 3e 7 2 3 2 02 04
Drapeau du Chili 1991 Vainqueur 1er 7 6 1 0 016 06
Drapeau de l'Équateur 1993 Vainqueur 1er 6 2 4 0 06 04
Drapeau de l'Uruguay 1995 Quart de finale 5e 4 2 1 1 08 06
Drapeau de la Bolivie 1997 Quart de finale 5e 4 1 2 1 04 03
Drapeau du Paraguay 1999 Quart de finale 8e 4 2 0 2 06 06
Drapeau de la Colombie 2001 Forfait
Drapeau du Pérou 2004 Finale 2e 6 4 1 1 016 06
Drapeau du Venezuela 2007 Finale 2e 6 5 0 1 016 06
Drapeau de l'Argentine 2011 Quart de finale 7e 4 1 3 0 05 02
Drapeau du Chili 2015 Finale 2e 6 3 3 0 010 03
Drapeau des États-Unis 2016 Finale 2e 6 5 1 0 018 02
Drapeau du Brésil 2019 3e 3e 6 3 1 2 07 06
Total 2 Titres 16/17 82 41 25 16 148 72

Autres compétitions