Andrézieux-Bouthéon
Andrézieux-Bouthéon
Le Castel Martouret, actuelle mairie.
Blason de Andrézieux-Bouthéon
Blason
Andrézieux-Bouthéon
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Saint-Étienne
Intercommunalité Saint-Etienne Métropole
Maire
Mandat
François Driol
2020-2026
Code postal 42160
Code commune 42005
Démographie
Gentilé Andrézien-Bouthéonnais
Population
municipale
9 790 hab. (2017 en augmentation de 0,02 % par rapport à 2012)
Densité 601 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 31′ 37″ nord, 4° 15′ 39″ est
Altitude Min. 353 m
Max. 435 m
Superficie 16,28 km2
Élections
Départementales Canton d'Andrézieux-Bouthéon
(bureau centralisateur)
Législatives 6e circonscription de la Loire
Localisation
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Andrézieux-Bouthéon
Liens
Site web www.andrezieux-boutheon.com

Andrézieux-Bouthéon est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes, à une dizaine de kilomètres de Saint-Étienne.

Etablie au sud de la région naturelle et historique du Forez, à la confluence du Furan et de la Loire, Andrézieux-Bouthéon est traversée par l'autoroute A72 et accueille l'aéroport de Saint-Étienne-Loire. La commune fait partie de l'arrondissement de Saint-Étienne et de Saint-Étienne Métropole. Selon le recensement de 2014, la ville compte 9 876 habitants en population municipale et 10 081 habitants en population totale. Depuis 2015, elle est bureau centralisateur de canton.

La commune d’Andrézieux-Bouthéon est née de la fusion, en 1965, des anciennes communes d’Andrézieux et de Bouthéon. Andrézieux est historiquement connue pour être le terminus de la première ligne de chemin de fer en France qui assurait le transport du charbon de Saint-Étienne jusqu'au port d'Andrézieux, au bord du fleuve. Bouthéon est quant à elle liée à l'histoire de son château. La ville est aujourd'hui considérée comme un pôle majeur du sud de la plaine du Forez, notamment en raison de ses nombreuses entreprises et équipements de service.

Ses habitants sont appelés les Andréziens-Bouthéonnais.

Géographie

Andrézieux-Bouthéon se situe au sud de la plaine du Forez, sur la rive droite de la Loire, à 15 km au nord-ouest de Saint-Étienne et à 20 km au sud-est de Montbrison.

Communes limitrophes

Andrézieux-Bouthéon est limitrophe de sept autres communes :

Carte de la commune.

Géologie et relief

Bouthéon depuis les Chambons.

Située dans la plaine de la Loire, Andrézieux-Bouthéon repose principalement sur des terrasses constituées d'un sous-sol sédimentaire (alluvions et sédiments sablo-argileux).

La superficie de la commune est de 1 628 hectares ; son altitude varie de 353 à 435 mètres[1]. Ce territoire est relativement plat avec, en direction du fleuve, une très légère pente d'est en ouest. Une exception notable : le talus où est implanté le vieux village de Bouthéon et son château surplombe la zone des Chambons et le fleuve Loire.

Hydrographie

Andrézieux-Bouthéon se trouve sur la rive droite du fleuve Loire qui, en s'écoulant du sud au nord, forme la frontière avec les communes de Bonson, Saint-Cyprien et, enfin, Veauchette. Le barrage de Grangent, situé sur la commune voisine de Saint-Just-Saint-Rambert, permet une régulation partielle du fleuve.

La ville est également traversée sur 2 kilomètres par une rivière aux crues violentes et soudaines : le Furan. Celui-ci se jette dans le fleuve à proximité de la gare d'Andrézieux.

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Climat

Le climat d'Andrézieux-Bouthéon est de type semi-continental avec des hivers froids et neigeux et des étés chauds et secs.

Station de Saint-Étienne - Bouthéon, 1981-2010 sauf soleil 1991-2010, record depuis 1959
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,4 0,1 2,4 4,6 8,8 12 14,2 13,8 10,7 8 3,3 0,7 6,6
Température moyenne (°C) 3,6 4,2 7,4 9,9 14,3 17,8 20,4 20 16,3 12,5 7 4 11,5
Température maximale moyenne (°C) 6,8 8,4 12,4 15,3 19,8 23,6 26,7 26,3 22 17,1 10,8 7,4 16,4
Record de froid (°C) −25,6 −22,5 −13,9 −7 −3,9 −0,6 2,9 1,1 −2,6 −6,2 −10,6 −18,6
Record de chaleur (°C) 20 23,2 26,4 28,8 33,7 37,8 40,8 39,3 36 29,2 25,2 20,2
Ensoleillement (h) 85,6 108,8 159,3 182,4 212,9 239,5 273,1 251,4 187,3 133,5 83,5 67,9 1 985,1
Précipitations (mm) 36,6 28,2 36,7 61,3 91,6 78,3 64 70,4 75,7 71,8 63,1 40,5 718,2
Source : « données climatiques », sur le site de Météo-France (consulté le 25 juillet 2015)
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
6,8
−0,4
36,6
 
 
 
8,4
0,1
28,2
 
 
 
12,4
2,4
36,7
 
 
 
15,3
4,6
61,3
 
 
 
19,8
8,8
91,6
 
 
 
23,6
12
78,3
 
 
 
26,7
14,2
64
 
 
 
26,3
13,8
70,4
 
 
 
22
10,7
75,7
 
 
 
17,1
8
71,8
 
 
 
10,8
3,3
63,1
 
 
 
7,4
0,7
40,5
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Le 7 juillet 2015, le record de chaleur a été battu avec une température de 41,1 °C mesurée sous abri[2].

Voies de communication et transport

Autoroute et Routes principales

Transport aérien

L'Aéroport de Saint-Étienne a été créé en 1962 sur le site de l'ancien aérodrome de Bouthéon.

Après s'être appelé Aéroport de Saint-Étienne-Bouthéon, il s'appelle désormais Aéroport de Saint-Étienne-Loire.

Transports ferroviaires

Deux gares sont situées sur le territoire communal : la gare d'Andrézieux desservie par les TER de la ligne Saint-Étienne - Montbrison et la gare de Bouthéon desservie par la ligne Saint-Étienne - Roanne.

Transport urbain

La ville est desservie par les lignes de bus 37 et C1 et C2 et 39 de la STAS, ainsi que par les lignes 101, 103, 105, 108, 111 et 120 des Transports interurbains de la Loire.

Toponymie

Côté Bouthéon, au XIIe siècle, on retrouve les mentions Botheonem en 1115 et Ecclesia de Boteone en 1183[3]. Au XIIIe siècle, castrum de Boteon en 1224[4] et Ecclesia de Botheone[5]. Ce toponyme pourrait venir de Bodedunum, Bode se rapportant à un nom propre gaulois et -dunum à « forteresse » ou « colline »[6].

Côté Andrézieux, on trouve la mention Undresiacum (variante Ondresiacum) en 984[7], Villa Andriaci (variante Andrisiaci) au XIe siècle[8], Villa de Andrayseu et Villa de Undraiceu en 1224[9], et Andreisacus en 1337, autant de termes pouvant évoquer un « domaine d'André »[10], le suffixe -acum renvoyant à la « propriété ».

Urbanisme

Morphologie urbaine

Selon le plan local d'urbanisme (PLU) de la commune[11], la ville dispose de nombreux atouts : un fort potentiel d'emploi et des possibilités importantes d'accueil qui font de la commune le cœur du développement économique de la plaine du Forez ; un haut niveau d'équipements de services qui rayonnent largement au-delà de la ville ; de grands espaces plats, attractifs pour les grandes entreprises ; un territoire bien desservi avec une autoroute, deux gares et un aéroport ; des centres-bourgs jouant le rôle de pôles de proximité animés ; de grands logements, un parc social et un taux de vacance faible ; des atouts naturels et paysagers avec des potentialités de loisirs sur les bords de Loire ; des éléments de patrimoine architecturale remarquable (château de Bouthéon) et un habitat traditionnel de caractère (bâti ordonnancé et murs dans les bourgs, maisons de maître avec parc, etc.).

La commune présente également des faiblesses : un territoire éclaté en différents lieux avec des effets de coupure par les infrastructures ; d’anciennes zones d’activités peu qualifiées ; un quartier d’habitat social (La Chapelle) non directement relié au centre ; un tissu pavillonnaire éclaté et banalisé ; une consommation d’espaces par l'habitat sans beaucoup plus de disponibilités en raison des espaces d’activités ; des fragilités liées aux espaces inondables en bords de Loire ; une faible activité agricole.

Logement

En 2014, le nombre total de logements dans la commune était de 4 227, alors qu'il était de 4 023 en 2009[I 1].

Parmi ces logements, 93,3 % étaient des résidences principales, 1,0 % des résidences secondaires et 5,7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 46,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 53,0 % des appartements[I 1].

Évolution du nombre de logements par catégorie[I 2].
1968 1975 1982 1990 1999 2009 2013 2014
Ensemble 1 648 2 694 3 194 3 437 3 580 4 023 4 194 4 227
Résidences principales 1 334 2 421 2 815 3 104 3 249 3 773 3 913 3 944
Résidences secondaires et logements occasionnels 237 157 155 150 103 56 44 44
Logements vacants 77 116 224 183 228 194 237 239

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants, était de 52,4 %, en légère hausse par rapport à 2009 (50,6 %). La part de logements HLM loués vides diminue (24,6 % contre 26,5 % en 2009) en suivant la baisse de leur nombre (passé de 1000 à 971)[I 3].

Sur les 3 944 résidences principales occupées en 2014, 472 ménages, soit 12,0 %, vivent à Andrézieux-Bouthéon depuis moins de deux ans, 797 ménages, soit 20,2 %, vivent ici depuis deux à quatre ans, 803 ménages, soit 20,4 %, vivent dans cette commune depuis cinq à neuf ans, et 1 873 ménages, soit 47,5 %, vivent à Andrézieux-Bouthéon depuis dix ans ou plus[I 4].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 52,4 %, en légère augmentation par rapport à 2009 (50,6 %) et 1,7 % des habitants étaient logés gratuitement[I 3].

Risques naturels et technologiques

Selon le plan local d'urbanisme de la commune[12], Andrézieux-Bouthéon est concernée par deux risques naturels majeurs :

  • l'inondation (du fait de la présence de la Loire et du Furan),
  • le mouvement de terrain (du fait de la nature argileuse de son sol).

La commune est également concernée par trois risques technologiques majeurs :

  • la rupture de barrage (Grangent sur la Loire, Gouffre d'Enfer et Pas-du-Riot sur le Furan),
  • les installations industrielles (l'entreprise SNF Floerger est un site classé Seveso seuil haut),
  • le transport des matières dangereuses par route (les principaux axes de communication supportent un important trafic de poids-lourds) et par canalisation (ouvrages de transport de gaz).

Histoire

Une occupation, ou au moins une fréquentation humaine, est attestée de manière continue depuis le Néolithique sur la commune d'Andrézieux-Bouthéon, notamment sur les bords du fleuve Loire, entre les anciens ports d'Andrézieux et de Bouthéon[13].

Préhistoire

Sur plusieurs sites de la zone des bords de Loire d'Andrézieux-Bouthéon, la présence de silex, généralement des éclats ou des fragments de lame, témoigne d'une présence humaine au Néolithique[13].

De plus, des indices d'un habitat de l'Âge du bronze ancien (vers 2000 av. J.-C.) ont été découverts au lieu-dit Les Chaninats à Bouthéon[14].

Antiquité

Andrézieux-Bouthéon se trouve sur l'ancien territoire du peuple gaulois des Ségusiaves.

Plusieurs sites gallo-romains ont été identifiés sur la commune dont six ont pu être datés du IIe siècle de notre ère grâce à la présence de fragments de céramique sigillée, aux formes et aux décors caractéristiques[13].

Moyen Age et Epoque moderne

Andrézieux et Bouthéon dépendaient du Comté de Forez qui fut rattaché au domaine royal en 1531 avec toutes les autres possessions du connétable Charles III de Bourbon.

La première mention écrite de Bouthéon date de 1115 et plus précisément de l'acte primordial de la fondation du prieuré des religieuses de Beaulieu en Roannois autorisé et amplifié par le comte de Forez, Guy Ier : datum apud Botheonem anno Domini millefimo centefimo decimo quinto[5].

Andrézieux et Bouthéon sur la carte de Cassini.

L'église de Bouthéon (ecclesiam de Boteone) est donnée pour possession de l'abbaye de l'Ile-Barbe en 1183[15]. Elle dépend alors de l'archiprêtré de Jarez.

Village médiéval, l'histoire de Bouthéon est fortement liée à celle de son château, cité en 1224 en tant que castrum de Boteon appartenant aux comtes du Forez. La seigneurie de Bouthéon et son château furent par la suite propriété des familles de Reveux, de Châlus, de Joyeuse, de La Fayette, de Bourbon (avec Jean, Mathieu, Suzanne et Charles), de Gadagne puis Gadagne d'Hostun.

Époque contemporaine

Andrézieux

Jusqu'au début du XIXe siècle, Andrézieux n'était qu'un hameau situé à la confluence de la Loire et du Furan. Rattaché à la commune de Saint-Cyprien de 1798 à 1823 puis à Bouthéon de 1823 à 1830, Andrézieux pris le statut de commune en 1830. Son indépendance et son développement sont liés au transport du charbon sur la Loire, à la création du chemin de fer puis à l'essor industriel de la fin du XIXe siècle.

En effet, c'est à Andrézieux que fut construite la ligne Saint-Étienne - Andrézieux, qui fut la première ligne de chemin de fer en France et en Europe continentale, ralliant les mines de Saint-Étienne au port fluvial d'Andrézieux.

À la fin du XVIIIe siècle, le port d'Andrézieux est aménagé comme annexe à celui de Saint-Just-sur-Loire qui devenait alors trop petit pour absorber la demande grandissante de transport de charbon extrait des mines de Firminy, Roche-la-Molière et Saint-Étienne. Ce charbon était embarqué à bord de bateaux à fond plat appelés rambertes le transportant plus au nord par la Loire. Avec la création, en 1813, d'une route au nord de Saint-Étienne et passant par La Fouillouse, c'est tout le charbon du secteur stéphanois qui arrive désormais au port d'Andrézieux, au détriment de Saint-Just. Pour rendre ce transport plus efficace, la compagnie du chemin de fer de Saint-Étienne à la Loire construisit la première ligne de chemin de fer du pays. Les wagons étaient alors tirés par des chevaux. La construction de cette ligne commença en 1825, et le premier transport officiel de marchandises eut lieu vers le . Cependant, la ville d'Andrézieux rappelle cet événement à une date légèrement antérieure correspondant à une étape de la mise en service, par l'odonyme Rue du 18-Juin-1827. Une allée d’Andrézieux située à Paris rappelle elle aussi cet événement. À Andrézieux, rue Charles de Gaulle, une fresque murale de 81 m2 a été réalisée en 1994 et illustre cette première ligne et le chargement du charbon sur les rambertes[16].

Le , les voyageurs purent à leur tour emprunter cette voie ferrée à l'aide de voiture rail-route mais toujours avec des chevaux comme force de traction. Il faut attendre les années 1837-1844 pour que les premières locomotives arrivent sur cette ligne, après renforcement de la voie[17].

La troisième ligne de France, allant d'Andrézieux à Roanne (Le Coteau), fut construite à partir de 1829 et exploitée à partir de 1833 par la Compagnie du chemin de fer de la Loire.

Grâce au chemin de fer, au fleuve Loire et son affluent le Furan, Andrézieux vit se développer l'industrie (textile, matériaux de construction, verrerie, etc.) mais aussi la villégiature : guinguettes et belles demeures se développèrent jusqu'au milieu du XXe siècle.

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Bouthéon

Village agricole, Bouthéon dispose de terres très fertiles sur les bords du fleuve Loire (les Chambons) où se cultivaient notamment légumes et chanvre[18]. Ce chanvre était utilisé, entre autres, pour le cordage des mariniers de la Loire : amarrage et halage des rambertes[19].

Bouthéon possédait également un port fluvial où des marchandises pouvaient être chargées (une commande pour un embarquement de 106 tonneaux de vin, sur deux ou trois rambertes, est attestée par un document de 1723)[20].

Depuis la fusion

La ville nouvelle d'Andrézieux-Bouthéon a été créée par décret ministériel du . La fusion entre Andrézieux (canton de Saint-Rambert, 2575 habitants et 438 hectares) et Bouthéon (canton de Saint-Galmier, 956 habitants et 1 190 hectares) fut effective le .
Cette union permis la création d'une zone industrielle de 120 hectares et d'une zone d'habitation (quartier de la Chapelle), qui se voulaient le point de départ d'un important développement économique et commerciale de la ville.

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

Après avoir fait partie de l'arrondissement de Montbrison, Andrézieux-Bouthéon est rattaché à l'arrondissement de Saint-Étienne le 1er janvier 2017[21]. Par ailleurs, la ville appartient à la 6e circonscription de la Loire.

La commune faisait partie depuis sa création du canton de Saint-Galmier. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais le bureau centralisateur du canton d'Andrézieux-Bouthéon, qui regroupe quinze communes totalisant 43071 habitants en 2012 et dont elle est la ville la plus peuplée.

Andrézieux-Bouthéon relève du tribunal d'instance et du conseil de prud'hommes de Montbrison, du tribunal de grande instance, du tribunal pour enfants et du tribunal de commerce de Saint-Étienne, de la Cour d'appel de Lyon, du tribunal administratif de Lyon et de la cour administrative d'appel de Lyon[22].

Intercommunalité

La commune a intégré, le 1er janvier 2013, Saint-Étienne Métropole. Auparavant, elle faisait partie, depuis 1996, de la communauté de communes du Pays de Saint-Galmier.

Tendances politiques et résultats

Administration municipale

Le conseil municipal d'Andrézieux-Bouthéon comprend 29 membres dont le maire et ses adjoints.

La commune dispose d'un centre communal d'action sociale.

Des « commissions de quartiers » ont été instaurés en 2010 pour faciliter les échanges entre la municipalité et la population. La commune a été découpée en quatre quartiers ayant chacune sa commission : Andrézieux bourg, la Chapelle, Bouthéon bourg et Bouthéon aéroport[23].

Liste des maires

Liste des maires successifs depuis la création de la commune en 1965
Période Identité Étiquette Qualité
1965 1971 Pierre Desgranges RPF Industriel
Député de la Loire (1951 → 1955)
1971 1983 Marcel Sicre   Ingénieur commercial des mines
1983 1995[24] François Mazoyer UDF Principal de collège
Conseiller général de Saint-Galmier (1994 → 1995)
Décédé en fonction
juin 1995 1998 Annie Mazoyer[25]   Professeure d'allemand, épouse de François Mazoyer[26]
1998 juillet 2020[27] Jean-Claude Schalk[28] UDF
puis DVD
Cadre retraité d’une grande société de travaux publics
Vice-président de Saint-Étienne Métropole (2014 → )
juillet 2020[29] En cours François Driol   Retraité cadre territorial et colonel Sapeurs-pompiers

Politique de développement durable

Agenda 21

Andrézieux-Bouthéon a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2010[30],[31]. En 2013, la ville obtient, pour trois ans, le label Agenda 21 local France décerné par le ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie[32].

Anciennes gravières

Parc des bords de Loire.

Près du fleuve, dans le parc de loisirs des bords de Loire, d'anciennes gravières ont été réhabilitées par la commune en étangs de pêche et leur gestion confiée à la société de pêche locale[33].

Déchets

La gestion des déchets est assurée par Saint-Étienne Métropole[34]. Le ramassage des ordures ménagères a lieu toutes les semaines en porte-à-porte. Le tri sélectif est instauré sur les quartiers d'Andrézieux et de Bouthéon par des bacs à tri sélectifs ramassés tous les quinze jours, en porte-à-porte également. Pour le quartier de La Chapelle, un projet de conteneurs enterrés doit aboutir en janvier 2017[35]. Des conteneurs pour la collecte du verre ou des vêtements sont répartis sur le territoire communal. Andrézieux-Bouthéon possède également une des déchetteries intercommunales[36].

À noter que la ville accueille un centre de prétraitement du verre[37].

Eau et assainissement

Deux ouvrages de prélèvement d'eau utilisés pour la production d'eau potable se trouvent sur le territoire de la commune : une prise dans le fleuve Loire au lieu-dit « Le Bas Chirat », propriété du syndicat de production d'eau potable du Sud de la Plaine du Forez (SIPROFORS)[38], et un captage au lieu-dit « Les Baumes », utilisé par la commune de Veauche[39].

Une station de traitement des eaux usées se trouve sur la commune. Elle est gérée par le syndicat mixte des Trois Ponts. Outre Andrézieux-Bouthéon, cette station traite les eaux de Saint-Just-Saint-Rambert, de Bonson, ainsi que certains effluents de La Fouillouse et Veauche[40].

Veolia Eau assure, depuis le 1er janvier 2011, l’exploitation du service de distribution d’eau potable pour le compte du SIPROFORS et, depuis le 1er décembre 2012, l’exploitation du service d’assainissement collectif pour le compte du syndicat mixte des Trois Ponts[41].

Énergie

La centrale nucléaire la plus proche est celle de Saint-Alban (41 km). La centrale hydroélectrique la plus proche est celle du Barrage de Grangent (8 km).

En 2009, la ville inaugure une chaufferie au bois de 6 MW assurant le chauffage de 1000 logements et d'une dizaine de bâtiments publics dont des écoles, le collège, le lycée et des gymnases[42].

Par ailleurs, la commune développe l'énergie solaire en installant des chauffe-eau solaires sur plusieurs bâtiments sportifs ou pour les vestiaires du centre technique municipal ; 1 500 m2 de panneaux photovoltaïques sont également posés sur trois bâtiments scolaires[43],[31].

Espaces verts et fleurissement

En 2016, la commune de Andrézieux-Bouthéon bénéficie du label « ville fleurie » avec « 3 fleurs » attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au « concours des villes et villages fleuris » [44].

Finances locales

En 2015, le budget global de la commune était de 31 107 000 €, dont 22 073 000 € de fonctionnement et 9 034 000 € d'investissement. Cela représentait 3 110 € par habitant, un nombre plus d'une fois et demi supérieur à la moyenne de la strate (1 806 € par habitant). Les dépenses s'élevaient à 28 230 000 €, réparties en 16 096 000 € de fonctionnement et 121 340 000 € d'investissement[45].

Le budget a plutôt augmenté ces dernières années, variant de 24 468 000 € en 2000[46] à 31 107 000 € en 2015[45], avec un maximum de 35 405 000 € en 2013[47] et un minimum de 21 215 000 € en 2005[48].

La dette de la commune est de 5 966 000 € en 2015, soit 596 € par habitant, un nombre inférieur à la moyenne de la strate (944 € par habitant)[49]. La dette a été divisée par près de cinq en quinze ans puisqu'elle était de 28 586 000 € en 2000[50].

La capacité d'autofinancement (CAF) de la commune est de 6 622 000 € en 2015, soit 662 € par habitant, un nombre trois fois et demi supérieur à la moyenne de la strate (183 € par habitant)[45]. La CAF varie beaucoup d'année en année, avec un maximum de 12 263 000 € en 2013[47] et un minimum de 3 613 000 € en 2001[51].

Capacité d'autofinancement (CAF) d'Andrézieux-Bouthéon de 2000 à 2015 (en €/habitant)
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Andrézieux-Bouthéon 485 387 656 565 522 516 569 823 442 519 628 700 620 1240 593 662
Moyenne de la strate[Note 1] 159 159 168 186 163 168 172 167 155 163 184 200 190 181 168 183

En 2015, le taux de la taxe d'habitation est de 7,56 %, deux fois inférieur au taux moyen de la strate (15,98 %), celui de la taxe foncière sur le bâti est de 15,56 %, inférieur de près de 7 points au taux moyen de la strate (22,48%), et celui de la taxe foncière sur le non bâti est de 32,54 %, inférieur de plus de 26 points au taux moyen de la strate (59,11 %)[52]. Ces taux sont inférieurs à ceux des trois années précédentes. Depuis 2013, le maire, Jean-Claude Schalk, fait baisser de deux points chaque année les taux des impôts locaux[53].

Jumelages

Andrézieux-Bouthéon est jumelée avec[54] :