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Auxerre
Auxerre
La tour de l'Horloge au centre-ville.
Blason de Auxerre
Blason
Auxerre
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne (préfecture)
Arrondissement Auxerre (chef-lieu)
Canton Auxerre-1
Auxerre-2
Auxerre-3
Auxerre-4
Intercommunalité Communauté de l'Auxerrois
Maire
Mandat
Guy Férez (LREM)
2014-2020
Code postal 89000, 89290
Code commune 89024
Démographie
Gentilé Auxerrois
Population
municipale
34 583 hab. (2015 en diminution de 4,47 % par rapport à 2010)
Densité 692 hab./km2
Population
aire urbaine
91 985 hab. (2015)
Géographie
Coordonnées 47° 47′ 55″ nord, 3° 34′ 02″ est
Altitude 155 m
Min. 93 m
Max. 217 m
Superficie 49,95 km2
Localisation

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Auxerre
Liens
Site web www.auxerre.fr

Auxerre (prononcé [o.sɛʁ]) Écouter est une commune française située dans le nord-ouest de la région Bourgogne-Franche-Comté, dans le département de l'Yonne, dont elle est le chef-lieu. Également bureau centralisateur de quatre cantons et siège de la communauté d'agglomération de l'Auxerrois, elle comptait 34 583 habitants au dernier recensement en 2015 (population légale en vigueur au 1er janvier 2018), ce qui en fait la première commune icaunaise et la sixième commune de Bourgogne-Franche-Comté en nombre d'habitants. Son aire urbaine totalise près de 92 000 habitants la même année. L'unité urbaine d'Auxerre est la 148e unité urbaine la plus peuplée de France avec 41 853 habitants.

Auxerre est une capitale culturelle et touristique, au cœur de la Bourgogne, dans la vallée de l'Yonne. La ville offre aux touristes un patrimoine historique médiéval et de la Renaissance. Reconnue ville d'art et d'histoire depuis 1995, Auxerre possède 35 monuments historiques inscrits ou classés, et trois musées labellisés musées de France.

En matière économique, Auxerre constitue le principal bassin d'emploi du département. Bénéficiant du tourisme pour son patrimoine, elle est aussi réputée pour le vignoble auxerrois, les vignobles AOC de Chablis étant également à quelques kilomètres de la ville. Elle est aussi connue pour son club de football, l'Association de la jeunesse auxerroise (AJA).

Ses habitants sont appelés les Auxerrois.

Géographie

Localisation

La commune d'Auxerre se trouve au nord-ouest de la région Bourgogne-Franche-Comté, au centre du département de l'Yonne. Elle est traversée par l'Yonne, un affluent de la Seine qui parcourt le département du sud vers le nord. La commune se situe dans la Basse-Bourgogne, une région de plaines sédimentaires, et à l'extrémité du Bassin parisien.

Auxerre est entourée par de nombreuses communes. Augy, Champs-sur-Yonne, Chevannes, Monéteau, Perrigny, Quenne, Saint-Georges-sur-Baulche, Venoy, Villefargeau, Villeneuve-Saint-Salves sont incluses dans la communauté d'agglomération de l'Auxerrois. Escolives-Sainte-Camille et Jussy sont dans la communauté de communes du Pays coulangeois.

Ville Dijon Paris Lyon Lille Strasbourg Nancy Besançon Orléans Nantes Bordeaux Marseille Toulouse
Distance 152 km 166 km 296 km 378 km 391 km 260 km 233 km 153 km 448 km 526 km 606 km 610 km

Géologie et relief

La ville d’Auxerre est établie en partie sur une butte de faible hauteur surplombant l'Yonne affluent de la Seine.

La superficie de la commune est de 4 995 ha, dont une partie n'est pas construite ; son altitude varie entre 93 et 217 mètres[1].

Hydrographie

La rivière Yonne, coulant du sud au nord, sert de limite de communes avec Champs-sur-Yonne puis Augy avant de traverser la commune et la ville d'Auxerre ; elle passe ensuite sur la commune de Monéteau[2].

Au passage elle reçoit plusieurs petits affluents. En amont d'Auxerre ce sont le ru de Quenne qui conflue en rive droite à la hauteur du moulin de Preuilly, puis le ru de Vallan confluant en rive gauche juste en amont du moulin du Batardeau. Côté aval d'Auxerre on trouve en rive droite le ru des Caillottes et son affluent le ru des Biaunes[2].

Le ru de Vallan fournissait les eaux les plus pures dans les alentours d'Auxerre ; ailleurs, celles-ci sont de qualité médiocre. Sur la colline, les seules sources d'eau étaient l'étang de Saint-Vigile (disparu depuis ; une rue, près de la préfecture, porte son nom) et la fontaine Saint-Germain[3].

Climat

Ancien Centre Météo-France de l'Yonne situé à Saint-Georges-sur-Baulche, près d'Auxerre, fermé en 2013.

Située dans le Bassin parisien, au cœur d’une vallée de part et d’autre de la rivière Yonne, son climat est tempéré, même si elle n’échappe pas aux rigueurs climatiques, froides ou chaudes.

Pour la ville d’Auxerre (207 m), les valeurs climatiques de 1961 à 1990 :

Relevés Auxerre 1981-2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,8 0,9 3,3 5,3 9,2 12,3 14,4 14,1 11 8,2 4 1,6
Température maximale moyenne (°C) 6,3 7,9 12,1 15,6 19,8 23 26 25,8 21,4 16,6 10,2 6,7
Précipitations (mm) 56 47 49 55 69 61 53 59 61 70 61 61 692
Source : METEO FRANCE


Nuvola apps kweather.png Relevés Auxerre Saint-Georges-sur-Baulche (Météo France) 1961-2007[4]
Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Ensoleillement (heure) 63 87 142 166 212 206 236 244 171 111 68 51 1757
Données climatiques[5] Auxerre Moyenne nationale
Ensoleillement 1758 h/an 1973 h/an
Pluie 657 mm/an 770 mm/an
Neige 19 j/an 14 j/an
Orage 22 j/an 22 j/an
Brouillard 61 j/an 40 j/an

Les records climatiques qu’a connus Auxerre sont de −20,2 °C le 16 janvier 1985 pour la température la plus froide, de 41,1 °C le 6 août 2003 pour la température la plus chaude.

Transports

Pistes cyclables urbaines

Article détaillé : Aménagement cyclable.

On trouve ainsi des pistes cyclables[6],[7] :

  • sur trottoir : avenues Yver, Pierre-de-Courtenay, et de la Résistance, boulevards Gallieni et Lyautey
  • sur chaussée avec bordure de protection béton sur l’avenue de la Tournelle et en partie rue de Brazza
  • sur chaussée matérialisées par une bande blanche : boulevard de la Chaînette, rues de Preuilly, Max-Blondat, de la Maladière, et Guynemer, avenues Foch et Joffre, quais du Batardeau et de la marine,etc
  • sur contre-allée des boulevards du 11-Novembre et de Vauban
  • sur le chemin de halage
  • sur le rond point de la Chaînette, un couloir cyclable sécurisé a été aménagé parallèlement à celui des voitures
    Véloroute du canal du Nivernais à Auxerre

La grande diversité des types d'aménagements sur un même trajet et leur interruption parfois brutale rendent difficile le choix d'un itinéraire sécurisé pour les cyclistes. Pour remédier à ce problème, la mairie a lancé en 2010 l'étude d'un « schéma directeur cyclable » préalable à la réalisation de nouveaux aménagements.

Transports en commun

Six lignes de bus régulières composent le réseau Léo, et desservent Auxerre et certaines villes de son agglomération (Monéteau, Perrigny, Saint-Georges-sur-Baulche, Villefargeau, Chevannes, Augy, Vallan) :

Le point de concordance des lignes est situé sur l’Arquebuse près de la Porte du Temple et sur la Porte de Paris.

La gare routière des Migraines est située à la Porte de Paris, diverses lignes du réseau TransYonne[8] permettent la desserte dans tout le département de l’Yonne ainsi que ceux de la Nièvre, de l’Aube et de Seine-et-Marne.

À partir de septembre 2018, une septième ligne régulière est créée, elle desservira Appoigny. De plus, deux lignes circuleront le dimanche et les jours fériés, alors qu'aucune ne circulait jusque là[9].

Gare d’Auxerre-Saint-Gervais.
Articles détaillés : Auxerre-Saint-Gervais et Laroche-Migennes.

La gare SNCF d’Auxerre-Saint-Gervais est située sur une ligne secondaire non électrifiée qui se raccorde via la Gare de Laroche - Migennes à la ligne ligne de Paris - Lyon à Marseille-Saint-Charles.

Depuis 2008, la moitié du trafic est assuré par des Autorail grande capacité (AGC) à propulsion mixte électrique et diesel. Avec ces AGC, les liaisons vers la Gare de Paris-Bercy s’effectuent en 1 h 35 min et vers la gare de Dijon en 1 h 55 min, tout ceci sans changement de train à Laroche-Migennes.

Transports

Auxerre est desservie par l’autoroute A6 et bénéficie des deux échangeurs

  • Sortie 19 Auxerre-Nord sur la RN 6
  • Sortie 20 Auxerre-Sud sur RN 65

Un réseau de routes nationales existe pour la desserte routière d’Auxerre vers Troyes : RN77, vers Bourges : RN 151, ainsi que pour la rocade Ouest de la ville : RN 6.

Un projet de contournement Sud d'Auxerre est à l'étude ; il aura pour but de dévier de l'agglomération le flux routier de la RN 77 et de la RN 151.

Transports fluviaux

L'Yonne à Auxerre.

Longtemps plaque tournante du trafic de bois en provenance du Morvan et à destination de Paris, qui a donné le nom de « quartier de La Marine », l’activité fluviale sur l’Yonne et le canal du Nivernais demeure aujourd’hui exclusivement touristique (péniches, croisière, restaurant…). Le port de plaisance est géré par la Chambre de commerce et d'industrie de l'Yonne.

Au XVIIe siècle l’Yonne servait pour transporter les vins jusqu’à Paris ; on disait : « Le Roi boit l’Auxerrois »[10]. La manifestation « Fleurs de vigne », organisée conjointement par le Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne et la Ville d’Auxerre et qui a lieu annuellement le troisième dimanche de mai depuis 2005, vise à commémorer cet usage de la rivière. Les quais et le port ont fait l’objet d’une rénovation importante lors de travaux qui ont duré de février 2012 à décembre 2013[11].

Le port de plaisance d'Auxerre est le plus important de l'Yonne parmi les neuf que compte le département. Il est fréquenté par près de 3 500 bateaux chaque année[12].

Le canal du Nivernais relie la Loire à Saint-Léger-des-Vignes, à l'Yonne à Auxerre[13].

Transports aériens

Article détaillé : Aéroport d'Auxerre - Branches.

Le trafic aérien s’effectue à partir de l’aéroport Auxerre-Branches. L'activité de celui-ci est fortement limitée par la démographie d’une part, mais aussi par la proximité des aéroports de Paris. Cet aéroport est notamment utilisé par l’équipe de football de l’AJ Auxerre. Il permet également l'aviation d'affaire. La gestion de la plate-forme aéroportuaire a été confiée à la Chambre de commerce et d'industrie de l'Yonne[14].

Urbanisme

Morphologie urbaine

Articles détaillés : Hauts d'Auxerre et Liste des rues d'Auxerre.
Quartiers d’Auxerre.
La Poste d'Auxerre au centre-ville.
Centre-ville d'Auxerre.

La ville d’Auxerre est divisée en onze quartiers[15] :

Sur la rive gauche :

Sur la rive droite :

  • Rive Droite :les Plattes, Les Vauviers, Croix du Sud, Cité d’Egriselles, Hameau du Coteau, Mignottes (3656 habitants)
  • En 2009, on dénombre un total, pour Auxerre, de 19 997 logements. La répartition se fait comme suit : 17 541 résidences principales (87,7 %) ; 428 résidences secondaires (2,1 %). Les logements vacants sont au nombre de 2 028, soit 10,1 %. Sur l'ensemble de ces logements, on dénombre 7 227 maisons soit 36,1 % et 12 611 appartements soit 63,1 %[16].

    Projets d'aménagement

    • La porte de Paris est en pleine mutation. Les 6 quais de bus scolaires restants seront terminés pour la rentrée scolaire 2018. Un square est également créé entre ces quais et la résidences séniors[17]. Par ailleurs, la voirie est aménagée/restaurée aux alentours de ces infrastructures. Entre ces infrastructures et l'avenue Charles-De-Gaulle, se situe un terrain vague et un parking. Des bâtiments y seront construits; ces derniers mêleront commerces, bureaux et résidence
    • Rénovation du stade du RCA.
    • Le parc d'activités d'Appoigny.
    • La place des Cordeliers va être réaménagée dans les prochaines années

      Ici sont listés les principaux aménagements réalisés, du plus ancien au plus récent.

      • Rénovation et agrandissement du centre hospitalier.
      • Aménagements des quais de la République en 2013[11].
      • Aux Clairions, un nouveau centre de psychiatrie plus performant a remplacé l’ancien établissement qui a été soumis à une réhabilitation urbaine.
      • Réhabilitation et re-dynamisation de plusieurs quartiers.
      • Bâtiment de la vie Universitaire créé sur le campus d'Auxerre: il contient une cafétéria et une bibliothèque universitaire entre autres.
      • Aménagement de la porte de Paris : 12 quais de bus scolaires et un parking derrière la prison ont été finalisés en mai 2018.

      Risques naturels et technologiques

      Auxerre est exposée au risque d'inondation, ainsi qu'aux risques de ruissellement et de retrait-gonflement des argiles[19].

Toponymie

Le toponyme Auxerre est issu du gaulois latinisé Autissiodorum ou Autessiodorum[20].

Du nom d’Autricum ou Autricus selon les sources[21], les Romains firent celui d’Autessiodurum qu’ils donnèrent à la localité[22]. Après avoir pris diverses formes latines, le nom évolua selon des formes françaises, parmi lesquelles Autcedre, Auceurre (XIVe siècle) et finalement, Auxerre (XVIe siècle).

En vertu d’une exception de la langue française, son nom se prononce [o'sɛːʁ][23] (Ausserre : le « x » se prononce « ss »). En effet l’orthographe actuelle du nom provient d’une habitude des scribes du Moyen Âge, de remplacer les doubles « s » par une croix, ce qui n’en modifiait pas la prononciation. Cette croix assimilée au « x » du grec ancien, n’a été prononcée « ks » en français qu’à partir du XVIIIe siècle, sans que cette modification ne change l’usage[24]. Il existe d’autres exceptions telles que Semur-en-Auxois (Semur-en-Aussois) ou Bruxelles (Brusselles) - et soixante. Néanmoins, de nombreux médias et journalistes se trompent et prononcent encore le son « x ». Un autre exemple est celui de Metz, prononcé « mess ».

Histoire

Préhistoire

Il reste quelques traces de l'occupation de la Protohistoire. Du Bronze final ont été trouvés un enclos circulaire de 20 m de diamètre marqué par un fossé en V dans la rue des Montardoins[25] et des vestiges d'un bâtiment important avec fossé circulaire dans la rue Gérot qui a aussi révélé des structures de bâtiments de la Tène[26].

Datant de l'époque d'Hallstatt, la découverte d'un trépied en bronze d'origine étrusque permet de supposer que la route de l’étain passait par le territoire près du lieu où s'élève aujourd’hui la ville[27].

Antiquité

Statue équestre du Ier siècle, abbaye Saint-Germain d'Auxerre.
Site de fouilles dans l'ancienne crypte de l'abbaye Saint-Germain.

Naissance et développement de la ville gallo-romaine

Auxerre, sous forme de simple bourgade, prit naissance au point d’élargissement définitif de la vallée de l’Yonne. L’endroit était favorable : proximité de trois fontaines et facilités pour franchir la rivière. La majeure partie de la bourgade s’étala rive gauche, dans la partie sud-ouest de la ville actuelle (quartiers Saint-Pierre, Saint-Pèlerin et du pont aujourd’hui).

Après la conquête de la Gaule, la ville romaine s’agrégea à la ville gauloise ou, ce qui n’est pas établi, s’y juxtaposa à l’ouest, jusqu’au mont Autric (place de l’Arquebuse).

Auxerre est relativement pauvre en vestiges de l’époque romaine. Il reste peu de vestiges apparents de la cité gallo-romaine qui posséda un temple de Phoebus, un amphithéâtre, des monuments publics et des statues. Par contre les traces discrètes sont bien présentes et nombreuses[28],[29]. Il est possible de citer par exemple les fouilles de l'abbé Merlange de 1968 à 1971 préalables à la démolition de la « maison Saint-Martin » en vue de son remplacement par un ensemble résidentiel au début de la rue de l'Ocrerie, révélant des céramiques du Ier siècle dans les murs de l'église du Haut Moyen Âge[30],[31], les céramiques résiduelles à l'hôpital de la Madeleine boulevard Davout (Ier au IIIe siècle)[32] et à l'église Saint-Pierre-en-Château place de l'Abbé-Deschamps (IVe au Ve siècle)[33], les remblais gallo-romains boulevard Davout[33], les habitats antiques rue des Sénons et rue Louis-Richard, ceux de la rue du Viaduc (Ier au IIIe siècle), le site notablement riche de la rue Gérot[25] et du boulevard Vaulabelle[33] avec une grande diversité d'habitats du Ier au IIIe siècle dont certains luxueux, des puits, silos, colonnades, portiques, jardins, cours et voie de passage[26], ou encore les habitations au lieudit Sainte-Nitasse près de l'ancienne nationale 6 (IIIe au IVe siècle)[25].

La présence des légions romaines assure la paix. Pendant les deux premiers siècles de l’ère chrétienne, les échanges commerciaux sont actifs grâce à la présence de sa rivière et de ses routes, Auxerre exporte ses vins et ses grains. La ville accède à la prospérité et le peuplement de la région s’accentue.

Les voies de communication se font également plus nombreuses. La grande voie romaine d’Agrippa de l'Océan (Lyon - Boulogne-sur-Mer) traverse Auxerre[22].

À partir du IIIe siècle et pour les deux siècles suivants, la présence de bagaudes et l'invasion des Francs met fin à la prospérité de la ville. Auxerre se dote d'un rempart et un castrum de forme rectangulaire est alors construit en réutilisant les pierres des monuments publics et funéaires de l'époque romaine[22].

La christianisation de la ville au Bas-Empire

Vers 258, le pape envoie Pèlerin, citoyen romain de noble famille, évangéliser l’Auxerrois.

Avant de subir le martyre à Entrains (Nièvre), en 303, Pèlerin avait élevé à Auxerre une église primitive (église Saint-Pèlerin), là où existe l’église reconstruite au XVIe siècle qui lui est dédiée, dans la rue qui porte son nom.

Selon la tradition, il faut voir dans le puits de Saint-Jovinien, qui existe dans le sous-sol de l’édifice, le baptistère des premiers chrétiens d’Auxerre.

Sous Dioclétien (284-305), Auxerre, détachée de la civitas de Sens, fut érigée en chef-lieu de civitas, circonscription administrative soumise à l’autorité administrative d’un comte. Cependant il est incertain qu’Auxerre ait été érigée en diocèse avant l’édit de Milan (313), instituant la liberté des cultes. Le premier évêque d'origine locale est saint Amatre (év. 386-418).

La présence chrétienne à Auxerre est donc relativement précoce.

Déclin de la ville au Bas-Empire

À la fin du IVe siècle, Auxerre se relève à peine de l’incendie et du pillage que les Alamans et les Francs lui avaient fait subir en 275-276, que de fortes menaces se précisent aux frontières de l’Empire où s’agitent des peuplades barbares attentives à la décadence romaine.

Conscients de la menace d’un plus grand danger, les habitants s’emploient alors à édifier des fortifications derrière lesquelles ils seraient alors à l’abri des incursions.

Ils choisissent pour emplacement de défense l’élévation de terrain que domine aujourd’hui la cathédrale, surplombant l’Yonne, défense naturelle (4 ha ; celles de Paris ne faisaient que 9 ha). Les limites sont la rue des Boucheries et la rue Lebeuf.

Dans cet enclos s’élevait la résidence des comtes, protégée par cinq tours. La base de la tour Saint-Alban et le soubassement de celle de l’Horloge sont les seuls restes que l’on puisse apercevoir de cette enceinte restée visible jusqu’au XVIIe siècle.

La solidité des murailles assura l’intégrité de la ville pendant les grandes invasions germaniques de 407. Elle semble ne pas avoir échappé au saccage des Huns en 451, dont les dévastations la privent d’évêque pendant dix ans. Les territoires passent alors sous le commandement militaire des comtes, les évêques partageant leur activité entre les préoccupations guerrières et l’organisation de leur diocèse.

Moyen Âge

Haut-Moyen Âge : période mérovingienne

Les IVe et Ve siècles sont marqués par les évêques saint Amatre et surtout par saint Germain, qui fait à l’église d’Auxerre d’importantes libéralités. Le nom de Germain ne cesse donc de grandir après sa mort. La légende vient entourer son nom de merveilleux. Clothilde (l’épouse de Clovis) substitue à l’oratoire où Germain avait choisi de reposer, une basilique qu’elle lui dédie. Ces pieuses dispositions sont à l’origine de l’abbaye de Saint-Germain, centre intellectuel éminent de l’époque carolingienne au IXe siècle où l’enseignement bénédictin qu’y dispensent les clercs atteint une grande réputation dans toute l’Europe.

Pendant les trois siècles troublés qui suivent, l’église d’Auxerre, à la main de ses évêques, fait du monachisme la base de sa floraison spirituelle et artistique dont le Moyen Âge consacrera l’épanouissement.

Les rivalités guerrières, l’insécurité généralisée, l’esprit de corruption, la faiblesse mérovingienne ouvrent au VIe siècle une ère de dérèglements et d’anarchie où sombrent les idées d’humanisme et de religion. Charles Martel s’empare des richesses de l’église et confisque l’Auxerrois ; ce n’est qu’au IXe siècle que l’évêque d’Auxerre recouvrera la souveraineté qu’il a perdue sur les établissements religieux de la ville.

Mais entre-temps l’épiscopat auxerrois n’a pas négligé sa mission. Dès le VIe siècle, Auxerre possédait neuf églises et monastères en sus des oratoires : Saint-Étienne, Saint-Germain et Saint-Pierre dont les églises, reconstruites, sont parvenues jusqu’à nous ; Saint-Amâtre, Saint-Martin dont il subsiste quelques vestiges de la reconstruction ; Saint-Marien, Saint-Julien, Notre-Dame-de-la-Cité, disparues ; oratoire Saint-Symphorien sur le Mont-Artre.

Le VIIe siècle voit s’élever, hors de l’enceinte, de nouveaux monastères. Vers 634, l’évêque Pallade transfère le monastère de Saint-Julien qui plus tard s’enorgueillira de trois basiliques juxtaposées et de deux oratoires. Il fonde aussi le monastère Saint-Eusèbe, qu’il peuple de religieux. Vigile, son successeur, fait édifier l’abbaye disparue de Notre-Dame-la-d'Hors (hors les murs) qu’il destine à sa sépulture.

Haut-Moyen Âge : période carolingienne

Il appartient à l’évêque d'Auxerre Humbaud, au IXe siècle, de parachever l’œuvre de ses prédécesseurs en fondant les monastères de Saint-Marien, de Saint-Père, de Saint-Gervais et des Îles.

L’étendue de la ville monastique coïncide, alors, avec celle de la ville actuelle telle que la délimite sa ceinture de boulevards intérieurs. Une première urbanisation se dessine, les communautés religieuses attirant peu à peu une population de marchands, d’artisans, d’habitants. Faisant leur apparition à l’époque carolingienne, les paroisses, à leur tour, viennent se superposer aux domaines monastiques.

Au IXe siècle, Auxerre est le siège d'une école monastique autour de l'abbaye Saint-Germain, qu'illustrent des érudits comme Murethach, Haymon d'Auxerre, Heiric d'Auxerre et Remi d'Auxerre. Son rayonnement intellectuel touche tout l'Occident chrétien.

Les invasions normandes ont épuisé le pays[34]. Abbés et prélats ont ceint l’épée. En 912, saint Géran, évêque d’Auxerre, défait les Normands à Saint-Florentin.

Moyen Âge classique : féodalité et mouvement communal

Place Saint-Nicolas.
Saint-Nicolas patron des flotteurs.

L’Auxerrois et le Sénonais sont réunis à la Bourgogne de Boson et de Richard le Justicier. En 1015, le concile d'Héry attribue la Bourgogne au roi Robert II et soumet l’Auxerrois à la double souveraineté du comte-évêque Hugues de Chalon et du comte Otte-Guillaume, divisant le comté en trois baronnies.

Outre la famine qui règne vers l’an 1030, Auxerre subit deux grands incendies. Seule l’église de Saint-Alban martyr, que saint Germain avait bâtie dans le haut de la cité, échappe au premier incendie : la cathédrale est réduite en cendres. L’évêque Hugues de Châlon, au lieu de la rebâtir de moellons, comme auparavant, en jette les fondements sur le roc avec des pierres de taille ; il demande une enceinte d’une plus grande étendue, et il y fait faire les grottes ou cryptes telles qu’on les voit encore aujourd’hui sous le sanctuaire et sous la moitié du chœur. L’ouvrage est déjà bien avancé lorsque arriva un second incendie ; mais l’église est indemne, et le feu ne touche que quelques maisons.

1039 voit renaître les guerres de Bourgogne. L’évêque devient indépendant du comte Renaud sur arbitrage de saint Bernard, et suzerain d’une partie de la ville.

Les différends qu’il soutient, notamment en 1166 contre le comte de Chalon, incitent le comte Guillaume IV à protéger les faubourgs de la ville. Dans la 5e année de son gouvernement[35], soit vers 1166, une deuxième enceinte fortifiée[36] est hâtivement construite (sur 4 km), appuyée à la rive gauche de l’Yonne, comme la première, mais englobant largement abbayes et monastères. Les boulevards, aujourd’hui séparant les villes ancienne et moderne, en figurent exactement le tracé.

Le fait que la ville ait pu se satisfaire de ses limites médiévales pendant près de six siècles est caractéristique de l’absence de vigueur de l’économie rurale confinée qui était celle de la région.

En 1183, l’évêque de la ville, Hugues de Noyers, prend la tête de la répression armée du mouvement égalitaire des Capuchonnés[37].

À la fin du XIIe siècle et au début du XIIIe siècle Auxerre plusieurs fois des chartes d'affranchissement : en 1188, en 1194, en 1215 et 1223[36].

En 2005 et 2006, des campagnes de fouilles effectuées dans le quartier des Brichères ont permis de délimiter plus précisément l’occupation médiévale du XIIe siècle[38].

Il revient à Pierre de Courtenay, le plus illustre des comtes d’Auxerre, cousin germain de Philippe Auguste, d’achever la deuxième enceinte de la ville.

Sa fille Mathilde († 1257) attache son nom à l’octroi des franchises communales[39].

Bas Moyen Âge : Rattachement d'Auxerre au royaume de France

Le centre d'Auxerre conserve de nombreuses maisons remontant au Moyen Âge (place de l'Hôtel-de-Ville).
La tour de l'Horloge, bâtie à la fin du Moyen Âge.

Lors de la guerre de Cent Ans, en janvier 1358, Anglais et routiers attaquent Auxerre et s’emparent de la ville par surprise le , la mettant en pillage et rasant les remparts de la ville[40]. En 1348 et 1361, la peste noire ajoute ses ravages aux excès de brigandage.

Le vieux comte Jean IV de Chalon vend le comté au roi Charles V, par acte du , moyennant 30 000 francs d’or. Par cette première réunion à la couronne, les Auxerrois deviennent bourgeois du roi. Mais la guerre des Armagnacs et des Bouguignons survenant, Auxerre prend le parti du duc de Bourgogne, Jean sans Peur. Une paix, plus ostentatoire que sincère, est signée à Auxerre le . C’est Louis XI qui obtient la cession du comté d’Auxerre, cession régularisée en 1490. Entre-temps, les Auxerrois font leur soumission au roi, et Charles le Téméraire périt à Nancy en 1477. Le rattachement du comté d'Auxerre à la France est devenu cette fois définitif[41],[42]. Louis XI confirme également en janvier 1477 les privilèges de la ville[43] et ordonne la création d'un bailliage[44],[45].

Époque moderne

La Renaissance : embellissement d'Auxerre

La guerre passe les Alpes. Avec éblouissement, les nobles découvrent l’Italie d’où ils rapportent une conception nouvelle de la vie et, choc décisif, une idée de l’art.

Villes et campagnes pansent alors leurs plaies. On relève partout les églises. Auxerre, pour son alimentation, dérive les abondantes eaux de Vallan (1495). On y achève la cathédrale.

L’imprimerie est florissante (surtout à Joigny) et l’évêque Jean III Baillet fait exécuter les tapisseries fameuses de l’invention des reliques de saint Étienne dont il orne la cathédrale.

Mais c’est sûrement le portail de l’évêché qui est considéré comme le plus intéressant des monuments auxerrois de la Renaissance. Il est l’œuvre de François II de Dinteville que des missions en Italie avaient familiarisé avec l’art nouveau. Il faut aussi ajouter la reconstruction de l’église Saint-Pierre et de la porte de la même abbaye, ouvrant sur la rue Joubert avec sa belle arcade Renaissance.

N’oublions pas le style des hôtels privés auxerrois du XVIe siècle qui est celui de la seconde période de la Renaissance : l’hôtel de Crole, l’hôtel Amyot ou encore l’hôtel du Cerf-Volant, qui passe pour être le plus ancien édifice civil d’Auxerre (XIVe – XVe siècles).

L'essor urbain du

La fin des guerres de France-Bourgogne a apporté à l’Auxerrois une ère de sécurité et de prospérité au cours de laquelle le chef-lieu va se façonner au monde moderne. L’affranchissement fait de rapide progrès dans les campagnes, le commerce est actif. Auxerre s’enrichit de l’exportation de ses vins. L’aisance grandit parmi les vignerons, les voituriers par eau, et les propriétaires.

Dès le début du siècle, le développement de la construction entraine le recul des clos monastiques au profit des lotissements. Les règlements de voirie font leur apparition. Le réseau des voies urbaines prend peu à peu la physionomie qu’il conservera jusqu’à l’époque contemporaine.

Dotée d’un maire par Charles IX, la municipalité se consacre aux tâches d’édilité, construit ou reconstruit les bâtiments publics (hôtel de ville, pont, horloge, palais de Justice, hôpital de la Maladière…).

Auxerre, ville ligueuse

La seconde moitié du XVIe siècle ramène les troubles. Les idées issues de la Réforme ont pénétré dans l’Auxerrois par l’Yonne et la Loire.

L’édit de 1562 interdit le culte protestant dans les villes. Les protestants auxerrois se retrouvent alors à Cravant (20 km). Aidés par le gouverneur, ils s’emparent de la ville le . Ils s’y livrent incontinent au pillage et à la dévastation des églises.

Les catholiques récupèrent la ville l’année suivante et massacrent environ 150 réformés. Mais les querelles des princes viennent s’ajouter aux passions locales. La majorité des habitants d’Auxerre se déclare pour la Ligue contre le roi. Il faudra l’abjuration d’Henri IV et surtout la présence des troupes royales aux portes d’Auxerre pour que la ville, le , fasse sa soumission à Henri IV.

Auxerre sous l'Ancien Régime, de la Fronde à Port-Royal

Les abus de la fiscalité, les intempéries, la peste et la réapparition de la lèpre, avaient éprouvé les Auxerrois depuis le début du siècle. D’inspiration médiocre, la municipalité s’épuisait en procès multipliés.

Les troubles armés réapparaissent avec la Fronde. Auxerre tient pour le roi et résiste à l’assaut de Condé. Mais le va-et-vient des troupes des deux partis, le brigandage, laissent le pays ravagé. Économiquement, le XVIIIe siècle sera décevant. Lors de la famine de 1709, on dénombre à Auxerre 3 000 pauvres. Aussi la fin du siècle accusera-t-elle un sérieux recul démographique.

Cependant vers 1750, le pouvoir se préoccupe de l’extension et de la restauration des voies de communication dont l’état est lamentable. L’éclairage public fait une timide apparition en 1788 avec deux lanternes. Aussi l’aménagement des anciennes fortifications en promenades publiques débute en 1732.

La grande querelle des théologiens sur la prédestination et la grâce, après avoir opposé les catholiques aux protestants, vient à diviser les catholiques eux-mêmes. Fidèle aux idées de Port-Royal, Mgr de Caylus, évêque d’Auxerre, entraîne avec lui la majorité de son clergé.

Le diocèse d’Auxerre, « refuge des pécheurs », accueille les prêtres persécutés, s’attire les foudres du gouvernement pour son action clandestine. Les séquelles du jansénisme marqueront durablement l’Auxerrois. L’ostracisme contre les prêtres jansénistes, la défiance des populations contre leurs successeurs, la pénurie de prêtres après la Révolution, favoriseront, jusqu’à la Restauration, le développement d’un « culte laïcal » déchristianisateur et d’un anticléricalisme qui ne faiblira qu’au XXe siècle.

Époque contemporaine

Révolution française

La convocation des États généraux, l’élection des députés du Tiers (), se font, à Auxerre, dans l’enthousiasme. En 1790, le découpage administratif du pays entraîne la laborieuse création du département de l’Yonne. Peu après, le diocèse d’Auxerre est supprimé.

L’histoire révolutionnaire auxerroise sut éviter d’être sanglante excepté le meurtre accidentel de deux gardes nationaux en 1792. Les passions, sans doute, ne donnèrent le cours qu’elles eurent ailleurs : incarcérations, persécution du clergé, fermeture, démolition des églises (Saint-Loup, N.D.-la-d’Hors, Saint-Regnobert…), leur affectation au culte révolutionnaire, aux clubs, à des services publics. Sur l’air de Jean de Nivelle, les Auxerrois ont popularisé la figure pittoresque et agitée de Guillaume Roussel (le fameux Cadet Roussel), Auxerrois d’adoption, que ses attitudes dans les manifestations et cortèges révolutionnaires avaient rendu célèbre.

Auxerre en 1854

L’invasion de 1814 amène les Autrichiens à Auxerre, reprise par les troupes françaises, occupée à nouveau après les adieux de Fontainebleau. Retour de l’île d'Elbe, Napoléon arrive à Auxerre le , loge deux jours à la préfecture auprès du préfet Gamot, beau-frère du maréchal Ney. L'empereur et le maréchal se rencontrent le 18 mars. L'Empereur passe en revue les troupes de Ney venues se joindre à lui.

Enfant d’Auxerrois, né à Annoux, écolier du collège d’Auxerre, volontaire de 1792, Davout fut l’un des meilleurs lieutenants de Napoléon (statue Davout érigée sur les promenades). La ville a montré de nombreuses sympathies bonapartistes pendant plusieurs décennies. La célébrité du capitaine Jean-Roch Coignet y a sans doute été pour beaucoup. Natif de l’Yonne, Coignet fut aussi un véritable héros des guerres de l’Empire (il meurt en 1860).

L’histoire d’Auxerre se poursuit, au XIXe siècle, à l’unisson de l’histoire nationale.

En 1838, la ville est l’une des deux seules villes de garnison du département avec Joigny. Elle héberge la 15e Compagnie de fusiliers vétérans[46].

En 1848, la ville se tient au bord des manifestations séditieuses. L’opinion républicaine libérale et socialiste a de vigoureuses racines dans la région. La répression politique de 1852 y sera sévère.

Entre temps, la ville a fait toilette. On pousse au pavage des rues et l’aménagement des promenades s’achève. En 1866, Napoléon III est accueilli en visiteur à l’occasion d’un concours agricole régional. À la charnière des siècles, les promenades publiques vont se garnir de vastes demeures agrémentées de parcs et de jardins.

Nouvelle gare d'Auxerre.

Les guerres apportent à Auxerre leurs émotions et leurs deuils. Le , le drapeau blanc est hissé au sommet de la cathédrale après un bombardement. Les bombardements allemands de 1940 entraînent la destruction d’une partie du quartier du Pont. En août 1944, la ville est libérée par les troupes du maréchal Leclerc. Deux monuments commémorent les morts et victimes de ces périodes néfastes (place de l’arquebuse et place Saint-Amatre). En août 1945, la 101e division aéroportée américaine (Screaming Eagles) y installe un camp (ainsi que dans les villes de Sens et de Joigny). Elle y restera jusqu'au 30 novembre de la même année, jour de sa démobilisation.

La commune de Vaux a fusionné avec Auxerre en 1972.

Politique et administration

Mairie d'Auxerre.

Situation administrative

D'un point de vue administratif, Auxerre est la préfecture et le chef-lieu du département de l'Yonne. Elle est aussi chef-lieu de l'arrondissement d'Auxerre et est le centre de plusieurs cantons qui s’étendent également sur les communes voisines :

Auxerre est membre de la communauté d'agglomération de l'Auxerrois, dont elle est le siège, et qui compte vingt-et-une communes[47]. Cette intercommunalité a été créée en 2005.

Auxerre relève de la première circonscription législative de l'Yonne, dont le député est Guillaume Larrivé depuis les élections législatives de 2012[48].

Tendances politiques et résultats

Les résultats du 2e tour de l'élection présidentielle à Auxerre sont les suivants : Emmanuel Macron (En Marche!) arrive en tête du scrutin, avec 70,08% des suffrages exprimés. Il devance Marine Le Pen (FN) qui récolte 29,92% des voix.

Au 1er tour à Auxerre, Emmanuel Macron (En Marche!) était également arrivé en première position avec 25,24% des votes.

On observe un vote blanc à hauteur de 9,28% chez les votants, ainsi que 2,68% de votes nuls[49].

Administration municipale

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 30 000 et 39 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 39[50].

Depuis les élections municipales de 2014, trente sièges sont pourvus par les élus de la liste PS-divers gauche « L'avenir en confiance », qui a recueilli 51,13 % des suffrages au second tour[51]. Le groupe d'opposition « Ensemble, construisons l'avenir d'Auxerre », liste Union de la droite (LR-UDI-DVD), compte neuf élus. Dix-neuf femmes sont actuellement membres du conseil municipal[51].

Groupe Nom Président Pourcentage Effectif Statut
PS-DVG « L'avenir en confiance » Guy Férez (maire) 51,13 % 30 Majorité
LR-UDI-DVD « Ensemble, construisons l'avenir d'Auxerre » Guillaume Larrivé 48,86 % 9 Opposition

Liste des maires

Six maires différents se sont succédé à Auxerre depuis 1945. Parmi eux, trois ont effectué plusieurs mandats. Un maire a effectué cinq mandats de suite, il s'agit de Jean-Pierre Soisson, en poste de 1971 à 1998. Jean Moreau a lui aussi assuré cinq mandats mais à trois périodes différentes (de 1941 à 1944, de 1947 à 1959 et de 1959 à 1971). Guy Férez, le maire actuel, est le troisième à être élu trois fois à cette fonction, en 2001, 2008 et 2014.

Liste des maires d'Auxerre[52],[53]
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Guy Férez PS Président de la communauté de l’Auxerrois et 3e vice-président du conseil régional chargé de la formation professionnelle et de l’apprentissage
05.04.1998 01.03.2001 Jean Garnault RPR  
14.03.1971 05.04.1998 Jean-Pierre Soisson RI, puis UDF-PR, puis MDR député, ministre, président du conseil régional de Bourgogne
21.03.1959 14.03.1971 Jean Moreau CNI député, ministre
12.02.1959 20.03.1959 Jeanne Herold    
26.10.1947 11.02.1959 Jean Moreau CNI Député, ministre
19.08.1945 25.10.1947 Henri Martineau ,  

Auxerre est considérée en matière électorale comme la ville-type française en matière d’élection. Ce particularisme a valu à la ville diverses attentions, notamment le réseau France Inter et le New York Times[57].

Politique de développement durable

La ville a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2006[58].

Actions

La ville à engagée diverses actions quant à son éclairage public[59] :

  • Remplacement des luminaires fonctionnant à l'aide d'ampoules à vapeur de mercure par des luminaires fonctionnant à l'aide d'ampoules au sodium haute pression (ces dernières sont moins énergivores) jusqu'en 2015.
  • À partir de 2016, la ville à commencée à remplacer de nombreux luminaires à ampoules sodium haute-pression par des luminaires LED, bien moins énergivores et dont la puissance peut être ajustée en direct. De nombreuses rues sont déjà dotées de LED, et plusieurs en sont équipées chaque année (les quais rénovés en 2013, rues de Preuilly, Vaux, boulevard Vaulabelle, la contre-allée du Boulevard du 11 novembre (notamment) en 2016; les rues Faidherbe, des Migraines, la partie basse de l'avenue Charles de Gaulle, ainsi que le quai du Batardeau en 2018).
  • Suppression des lampadaires "boules", qui sont accusés de mieux éclairer le ciel que le sol.

À partir de 2019, les véhicules de la ligne 1 de transports urbains fonctionneront à l'hydrogène[60].

Espaces verts

Les quais d'Auxerre.

Auxerre est récompensée par la distinction Grand Prix et quatre fleurs au Concours des villes et villages fleuris[61].