Berlin
Land Berlin
Blason de Berlin
Blason
Drapeau de Berlin
Drapeau
Berlin
À gauche, localisation de Berlin (en vert foncé) en Allemagne et en Europe. À droite, localisation de Berlin en Allemagne.
Administration
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Bourgmestre-gouverneur Michael Müller (SPD)
ISO 3166-2 DE-BE
Démographie
Gentilé Berlinois
Population 3 748 148 hab. (1er janvier 2019[1])
Densité 4 203 hab./km2
Rang 8e
PIB (2015)

PIB/hab.
124,627 Md € (7e)

33 300 
Géographie
Superficie 891,7 km2
Rang 14e
Politique
Parti(s) au pouvoir SPD-Linke-Grünen
Chambre des députés
SPD
CDU
Linke
Grünen
AfD
FDP
Total

38
31
27
27
23
12
160
Nombre de voix
au Bundesrat
4
Liens
Site web berlin.de

Berlin /bɛʁ.lɛ̃/[2] Écouter (en allemand : /bɛɐ̯ˈliːn/[3] Écouter) est la capitale[4] et la plus grande ville d'Allemagne. Institutionnellement, c’est une ville-État nommée Land de Berlin.

Située dans le nord-est du pays, Berlin compte environ 3,8 millions d'habitants[1]. Ses habitants s'appellent les Berlinois et les Berlinoises (die Berliner et die Berlinerinnen en allemand). Elle est la première ville et la huitième agglomération la plus peuplée de l'Union européenne. L'agglomération de Berlin s'étend sur 892 km2, et compte 4,4 millions d'habitants. La région métropolitaine de Berlin-Brandebourg qui cumule les Länder de Berlin et de Brandebourg regroupe au total près de 6 millions d'habitants.

Fondée au XIIIe siècle, Berlin a été successivement capitale de l'électorat du Brandebourg (1247-1701), du royaume de Prusse (1701-1871), de l'Empire allemand (1871-1918), de la République de Weimar (1919-1933) et du Troisième Reich (1933-1945). Après 1945 et jusqu'à la chute du mur de Berlin en 1989, la ville est partagée en quatre secteurs d'occupation. Pendant la Guerre froide, le secteur soviétique de la ville, nommé Berlin-Est, est devenu la capitale de la République démocratique allemande, tandis que Berlin-Ouest était politiquement rattachée à la République fédérale d'Allemagne, devenant ainsi un bastion avancé du « Monde libre » à l'intérieur du Bloc communiste. Après la chute du mur, Berlin redevint, en 1990, la capitale de l'Allemagne alors réunifiée, et les principales institutions fédérales y emménagèrent en 1999.

Berlin est une ville mondiale culturelle et artistique de premier plan. La ville abrite 166 musées, 142 bibliothèques et 60 théâtres. En 2014, Berlin a accueilli 11,87 millions de visiteurs (+4,8 % par rapport à 2013)[5], dont 4,52 millions de visiteurs étrangers (+5,2 %).

Géographie

Vue aérienne de Berlin-Mitte.

Toponymie

L'influence lacustre se retrouve dans l'étymologie même de Berlin, issue d’une racine slave *brl qui désigne un marais ou une zone marécageuse[6]. Le toponyme Berlin pourrait être aussi rapproché du terme sorabe barlen ou berlén qui désigne les grillages de bois placés en divers endroits d'une rivière par les pêcheurs[7]. Contrairement à ce que l'étymologie populaire affirme, Berlin n’est pas basé sur le nom allemand de l'ours, Bär, suivi du suffixe diminutif -lin sous une forme dialectale (allemand -lein)[8]. D'ailleurs, l'accentuation même s'oppose à cette interprétation, puisque l'on doit prononcer [bɛɐ̯.ˈliːn] en appuyant sur le i long, tout comme dans les nombreux toponymes en -in de la partie est de l'Allemagne (ex : Schwerin) qui remontent au slave.

Topographie

On distingue le plateau de Barnim au nord, le plateau de Teltow au sud et le plateau de Nauen (Nauener Platte) au sud-ouest, ainsi que la vallée proglaciaire de Varsovie-Berlin (Berliner Urstromtal) transversale qui suit le cours de la Sprée.

La ville de Berlin se situe dans le nord-est de l’Allemagne, dans la plaine germano-polonaise, à 33 m d'altitude, au confluent de la Sprée et de la Havel. Les affluents de la Sprée sont la Panke, la Dahme, la Wuhle et l'Erpe. Une particularité de la ville est la présence de nombreux lacs et rivières, le long des cours d'eau. On en trouve plusieurs à l'ouest, mais aussi à l'est avec le Müggelsee.

La topographie berlinoise a été fortement influencée par la dernière ère glaciaire, et par la glaciation saalienne et la glaciation vistulienne qui a dessiné la vallée proglaciaire de Varsovie-Berlin qui traverse le land d'est en ouest entre le plateau de Barnim au nord et le plateau de Teltow au sud.

Climat

La capitale allemande possède un climat semi-continental, caractérisé par une amplitude plus importante qu'en climat océanique (plus à l'Ouest) entre des hivers modérément froids et relativement secs et des étés assez chauds et orageux. Les précipitations tombent d'ailleurs majoritairement durant la saison estivale. Le record de chaleur est de 38,1 °C le et le record de froid de −26 °C le . La température moyenne annuelle est de 9,7 °C.

Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1,9 −1,5 1,3 4,2 9 12,3 14,3 14,1 10,6 6,3 2,2 −0,4 5,9
Température moyenne (°C) 0,5 1,4 4,9 8,8 14 17 19,1 18,9 14,7 9,9 4,7 1,9 9,7
Température maximale moyenne (°C) 2,9 4,2 8,5 13,2 18,9 21,6 23,7 23,6 18,8 13,4 7,1 4,1 13,4
Record de froid (°C) −23,1 −26 −16,5 −8,1 −4 1,5 6,1 3,5 −1,5 −9,6 −16 −20,5 −26
Record de chaleur (°C) 15,5 18,7 24,8 31,3 35,5 35,9 38,1 37,2 34,2 28,1 20,5 16 38,1
Précipitations (mm) 42,3 33,1 40,5 37,1 53,8 68,7 55,5 58,2 45,1 37,3 43,6 55,3 570,5
Source : Le climat à Berlin (en °C et mm, moyennes mensuelles 1971/2000 et records depuis 1876) meteostats-bzh


Histoire

Politique et administration

Berlin, capitale

Palais du Reichstag, hébergeant le Bundestag.

Berlin est redevenue la capitale de l'Allemagne le . Il a cependant fallu un vote[9] tendu et très serré au Bundestag, le , pour que la décision soit prise de transférer effectivement les institutions de Bonn à Berlin. Le transfert du gouvernement et du chancelier à Berlin a eu lieu en 1999.

L'unification des Bundesländer de Berlin et de Brandebourg a été rejetée par référendum en 1996 : si les Berlinois se sont exprimés en faveur de la fusion avec une majorité de 53,6 %, la proposition a été massivement rejetée dans le Brandebourg avec 62,7 % d'opposition. Pour les promoteurs de cette proposition, l'objectif était de créer une région-capitale importante[10].

Berlin, ville-État

L'hôtel de ville de Berlin, siège du maire-gouverneur et de son « gouvernement », le Sénat de Berlin.

Du point de vue institutionnel, Berlin est une ville-État (Stadtstaat en allemand) où coïncident dans les mêmes organes et sur le même territoire les compétences de l’administration municipale et celles des États-membres (länder) qui composent la fédération. C'est pourquoi on l’appelle aussi « Land de Berlin ». Hambourg et Brême possèdent une organisation similaire.

En tant que land, Berlin envoie quatre représentants au Conseil fédéral (Bundesrat) où elle participe ainsi au vote des lois nationales. La ville dispose de pouvoirs administratifs étendus, mais également de pouvoirs législatifs, pouvant réglementer par ses propres normes un ensemble très étendu de domaines. Ainsi, le land a compétence sur pratiquement tous les domaines (l'éducation, la culture, la planification, l’aide sociale, les transports), à l'exception de ceux exclusifs du Bund, l'État fédéral. La puissance de la ville-État se manifeste également par l'importance de son budget (plus de 20 milliards d'euros en 2011), même si le service de la dette y tient une place considérable. En effet, le montant de celle-ci s'élevait à 60 milliards d'euros en 2006[11].

Entrée du tribunal régional.

Comme les autres Länder, Berlin est dotée d'une constitution dont le respect par les lois du Land est contrôlé par sa Cour constitutionnelle de Berlin. Remplaçant le précédent texte qui datait de 1950, l'actuelle Constitution de Berlin date de 1995. Elle est moderne, accordant notamment une attention particulière à l'environnement.

Le pouvoir exécutif est exercé par le Sénat de Berlin (Senat von Berlin), gouvernement dirigé par le bourgmestre-gouverneur (regierender Bürgermeister) et composé de huit membres. Ils sont à la tête d'une administration sénatoriale (Senatsverwaltung) elle-même organisée en une dizaine de ministères. Le bourgmestre-gouverneur et le Sénat sont responsables devant la Chambre des députés de Berlin (Abgeordnetenhaus von Berlin), parlement monocaméral composé de 149 membres élus pour cinq ans au moyen d’un scrutin partiellement majoritaire d’arrondissement et partiellement proportionnel.

Arrondissements de Berlin

12 arrondissements actuels et 96 quartiers.

L’organisation administrative est fixée, dans le cadre des principes établis par la Constitution de Berlin, par la législation du land. Or celle-ci prévoit une décentralisation territoriale articulée en arrondissements municipaux (Bezirke). Chacun d’eux constitue une collectivité dirigée par un maire et un exécutif de cinq membres siégeant dans une mairie d'arrondissement. Ils sont élus au suffrage universel direct à la proportionnelle tous les cinq ans par le biais de l'assemblée des délégués d'arrondissement (Bezirksverordnetenversammlung - BVV). Non seulement les arrondissements disposent d'une réelle légitimité politique, mais ils ont des pouvoirs croissants. Leur nombre, qui était de 23 en 1990, a d’ailleurs été ramené à 12 afin notamment de renforcer leurs structures administratives (mesure votée en 1998 et entrée en vigueur en 2001). Bien que soumis à la tutelle de l’exécutif du Land, les arrondissements disposent depuis 1995 d’une autonomie de dépenses, dans le cadre d’une dotation qui leur est attribuée globalement et sans contraintes particulières.

Sécurité

En 2005, Berlin est en deuxième position pour ce qui est du taux de délinquance en Allemagne (15 002 délits pour 100 000 habitants)[12].

Barbara Slowik (de), première femme à occuper le poste de préfet de police de Berlin depuis 2018, estime que le nombre de policiers, actuellement de 17 000, devrait remonter à 19 000. Elle envisage de recruter des candidats étrangers[13].

Logement

Dans les années 1990, plus de 200 000 logements communaux publics sont privatisés en faveur de grandes firmes immobilières et de fonds d’investissements[14].

Les loyers des nouveaux baux ont augmenté de 75 % entre 2011 et 2016[14].

Jumelages

La ville de Berlin entretient des accords de partenariat avec[15] :

Membres du réseau des villes créatives UNESCO

Depuis 2005, Berlin fait partie du réseau des villes créatives UNESCO, comme ville de design. Les coopérations entre les onze villes design de ce réseau sont nombreuses et se développent maintenant en dehors du strict cadre du design.

Démographie

C'est dans l'arrondissement de Friedrichshain-Kreuzberg qu'il y a la plus haute densité, la plus haute natalité et la plus basse mortalité de Berlin (ici sur la Mariannenplatz pendant Myfest 2014).

La ville et le Land de Berlin comptaient 3 748 148 habitants au [1] (4 203 hab./km2), dont 1 855 248 hommes (49,5 %) et 748 472 étrangers (20,0 %). L'âge moyen est de 42,7 ans.

Évolution de la population berlinoise pendant les dernières 130 années (1880-2010). La croissance « administrative » de 1920 et la chute spectaculaire de la fin de la guerre.

Au début de son histoire en 1220, Berlin était une petite île sur la Sprée de 1 200 habitants. L'immigration des huguenots français à la suite de l'Édit de Potsdam en 1685 a donné une forte impulsion à la ville, alors peuplée de 10 000 habitants. Sa superficie et sa population ont progressé jusqu'en 1747 où elle a dépassé la barre des 100 000 habitants. Le siècle suivant était celui de l'industrialisation et du boom démographique de la ville qui a dépassé le million d'habitants en 1877.

L'intégration des communes limitrophes pour créer le grand Berlin en 1920 a fait de la ville pendant les années 1920 et 1930 la plus grande ville du continent européen et la troisième ville du monde après New York et Londres. Elle a connu sa plus grande population pendant la période du national-socialisme en 1942 avec 4 478 102 habitants, avant de baisser drastiquement à la fin de la Seconde Guerre mondiale à 2 807 405. La bataille de Berlin a complètement changé le visage de la population berlinoise : seul 14 % des Berlinois d'après-guerre habitaient à Berlin avant-guerre[16].

Entre 1957 et 1990, des jeunes hommes de la République fédérale d’Allemagne ont eu la possibilité de s’échapper du service militaire s’ils vivaient à Berlin-Ouest[17].

La population a ensuite très légèrement augmenté de quelques dizaines de milliers d'habitants pendant la partition, avant d'accuser une légère baisse après la réunification à la fin des années 1990. La population actuelle augmente aujourd'hui très lentement. La croissance démographique était en 2010 de 5,2  surtout grâce à un solde migratoire de 4,9 . Le taux de fécondité selon le recensement de 2011 est de 1,31 enfant par femme[18], légèrement en dessous de la moyenne nationale allemande à 1,36 enfants par femme[19].

Immigration

Nationalité des habitants
domiciliés à Berlin (2014)[20]
Nationalité Population
Drapeau de l'Allemagne allemande 2 988 824
Drapeau de la Turquie turque 98 659
Drapeau de la Pologne polonaise 53 304
Drapeau de l'Italie italienne 25 250
Drapeau de la Bulgarie bulgare 21 393
Drapeau de la Serbie serbe & Drapeau du Kosovo kosovare 20 052
Drapeau de la Russie russe 19 872
Drapeau de la France française 17 644
Drapeau des États-Unis américaine 15 710
Drapeau de la République socialiste du Viêt Nam vietnamienne 14 825
Drapeau de l'Espagne espagnole 13 767
Drapeau de la Roumanie roumaine 13 695
Drapeau du Royaume-Uni britannique 13 456
Drapeau de la Grèce grecque 12 491
Drapeau de la Bosnie-Herzégovine bosniaque 11 998
Drapeau de la Croatie croate 11 262
Drapeau de l'Autriche autrichienne 10 835

D'après le registre des déclarations domiciliaires, 621 075 Berlinois sur 3 610 156 ne possédaient pas la nationalité allemande en décembre 2015[21], mais celle d'une des 190 nationalités présentes à Berlin. Cela représente 17,2 % de la population. En 2013, 6 674 Berlinois dont 3 690 Européens (y compris 1 600 Turcs) ont acquis la nationalité allemande[22]. D'après les résultats du recensement de 2011, il y eut cette année-là 164 577 immigrants (dont 87 573 Allemands et 77 104 étrangers) et 123 253 émigrants (dont 75 339 Allemands et 47 914 étrangers) à Berlin. Cela représente un solde migratoire positif de 41 324 personnes (dont 29 190 Allemands et 12 124 étrangers) qui constitue le principal facteur d'accroissement démographique de la capitale allemande.

Il existe également en Allemagne des statistiques sur les Allemands issus de l'immigration (Deutsche mit Migrationshintergrund), c'est-à-dire les immigrés naturalisés ou les enfants d'au moins un parent immigré depuis 1949. À ce compte, 444 257 Berlinois allemands (sur 3 562 166) ont un antécédent migratoire en 2014, dont 101 198 de l'Union européenne (dont 51 017 de Pologne), 153 452 des pays islamiques (dont 74 603 de Turquie, 18 113 du Liban), 64 624 de l'ex-Union soviétique (dont 24 256 de Russie), 19 827 de l'ex-Yougoslavie. Si l'on additionne les étrangers de Berlin et les Berlinois allemands ayant un « antécédent migratoire », on totalise 1 078 091 personnes, c'est-à-dire près d'un tiers des Berlinois (29,9 %)[21].

Les immigrés d'origine turque représente la plus grande population étrangère à Berlin. En prenant en compte les Turcs d'Allemagne (mit Migrationshintergrund) et les étrangers turcs, la population turque ayant sa résidence principale à Berlin totalise 173 242 personnes, c'est-à-dire 4,9 % des Berlinois. C'est la plus grande population turque au monde hors de la Turquie[23]. Il s'agit d'une population ethnique non homogène, en reflet de la démographie de la Turquie. Il existe par exemple une minorité kurde. Ils sont présents majoritairement dans l'ouest de Berlin, là où ils avaient originellement immigré. Les arrondissements où ils sont les plus nombreux sont Neukölln (12 %), Mitte (11,4 %) et Friedrichshain-Kreuzberg (10,9 %). Dans les années 1980, le sénat de Berlin-Ouest a stoppé temporairement l'immigration dans les districts de Tiergarten, Wedding et Kreuzberg, pour mieux répartir la population étrangère (et surtout turque) dans la capitale et éviter la formation de ghetto.

C'est le président Theodor Heuss qui invita d'abord 150 jeunes Turcs à venir en formation professionnelle à Berlin en 1955. Ensuite l'État allemand signa avec la Turquie un traité d'embauche de main d'œuvre d'immigration turque en 1961. Ce seront les fameux Gastarbeiter. Leur séjour était limité à deux ans, et l'Allemagne arrêta les embauches en 1973. Depuis l'immigration turque se fait par regroupement familial et demande d'asile. Le nombre de retours au pays a ces dernières années dépassé l'immigration, et la population globale des Berlino-turcs est en baisse. Les étrangers turcs à Berlin représentaient 120 684 habitants en 2003[24] et 98 659 en 2014. De même, 2 745 Berlino-Turcs ont acquis la nationalité allemande en 2003 et 1 600 en 2013.

Quoique le nombre d'immigrés fût nettement inférieur à Berlin-Est, des étudiants issus de la République démocratique du Viêt Nam furent invités par la RDA à venir y séjourner. Le flux se poursuivit après la réunification du Viêt Nam. Jusqu'en 1989, plus de 100 000 Vietnamiens sont venus en Allemagne de l'Est, et particulièrement à Berlin, pour y rester temporairement ou définitivement. Aujourd'hui ils représentent environ 23 179 personnes à Berlin (0,6 % de la population). 14 431 d'entre eux sont de nationalité vietnamienne et 8 354 sont de nationalité allemande. Ils sont restés majoritairement à l'est de Berlin, comme à Lichtenberg où ils représentent la première minorité immigrée (3 800 personnes[25]). La religion majoritaire parmi les immigrés vietnamiens est le bouddhisme mahāyāna.

Parler

Religion

37 % des Berlinois s'identifient à une religion, dont 22 % à l'Église évangélique. La proportion des croyants aux grandes religions stagne ou baisse depuis vingt ans, sauf ceux de l'Islam qui représentent environ 8 % des Berlinois.

Le Berliner Dom sur l'île de la Spree dans Berlin-Mitte est l'église principale protestante.

Les différentes religions chrétiennes sont stables voire en déclin à Berlin depuis la réunification, mais on remarque encore des différences notables entre la partie occidentale et la partie orientale de la ville. En effet dans beaucoup des anciens quartiers de Berlin-Ouest, la communauté évangélique ou catholique compte plus de 40 % de croyants, tandis qu'il y en a pas plus de 10 % dans les nouveaux quartiers issus de Berlin-Est. Dans l'arrondissement de Tempelhof-Schöneberg au sud-ouest de la ville, 26,2 % sont évangéliques et 12,6 % catholiques[26]. Le primat de l'Église évangélique Berlin-Brandebourg-Haute Lusace silésienne est l'évêque Markus Dröge depuis 2009. Rainer Woelki est archevêque de l'Archidiocèse de Berlin depuis 2006 et cardinal depuis 2012. En 2009, les prestations annuelles du Land de Berlin était respectivement de 8 146 910 € à l'Église évangélique et de 2 860 000 € à l'Église catholique[27].

L'Église évangélique luthérienne indépendante, aujourd'hui composée de huit paroisses à Berlin, a été fondée en 1830. Berlin est également le siège allemand des évêques orthodoxies bulgares et russes. Les baptistes sont présents dans la capitale fédérale depuis le milieu du XIXe siècle, avec aujourd'hui 36 paroisses. La communauté mormonne compte six paroisses. À Berlin se trouve également le siège des Témoins de Jéhovah allemand.

Le Conseil central des juifs d'Allemagne a son siège à Berlin. Son président depuis novembre 2010 est Dieter Graumann.

On compte aujourd'hui plus de onze synagogues, plusieurs temples bouddhiques et 76 mosquées dans la ville. Le nombre de croyants dans la religion islamique augmente régulièrement depuis la réunification et représente aujourd'hui plus de 7 % de la population berlinoise.

L'Église de Scientologie est également présente à Berlin. Le déménagement de son siège de Friedenau vers celui de Charlottenburg en 2007 a occasionné des polémiques[28].

Urbanisme

Le quartier Mitte avec Unter den Linden.

Berlin est égayée par plusieurs rivières, canaux, parcs et lacs (Havel, Berlin-Wannsee, Müggelsee, Sprée, Dahme, Landwehrkanal). Elle possède en outre une architecture ancienne et classique très riche.

Berlin s'est développée à partir du vieux noyau de la ville, le Nikolaiviertel (aujourd'hui près d'Alexanderplatz), de la ville jumelle Cölln, de fondations de villes princières comme Dorotheenstadt et Friedrichstadt et enfin de la formation du Grand-Berlin en 1920 qui a incorporé des villes jusqu'alors indépendantes comme Spandau, Charlottenburg ou encore Köpenick, formant alors un Berlin de quatre millions d'habitants. Du fait de ce développement décentralisé, Berlin présente de nombreuses choses à voir, dans son centre comme dans sa périphérie. Pour diverses raisons, la Porte de Brandebourg (Brandenburger Tor) est devenue l'emblème de la ville — et plus encore, puisqu'elle représente aussi la réunification des deux Allemagnes. Deux tours s'élancent dans le paysage berlinois : la Fernsehturm (tour de la télévision), sur l'Alexanderplatz dans le quartier Mitte, et la Funkturm (tour de la radio) qui se trouve dans le parc des expositions de Charlottenburg.

Dans le centre historique

Bebelplatz avec les « Buddy Bears », symbole berlinois de la tolérance et de l'entente entre les peuples.
L'ancienne poste et la nouvelle synagogue depuis les jardins arrières du Tacheles, Berlin-Mitte