Bernard Debré
Illustration.
Bernard Debré en 2013.
Fonctions
Conseiller de Paris

(12 ans, 3 mois et 12 jours)
Élection 16 mars 2008
Réélection 30 mars 2014
Ministre de la Coopération

(5 mois et 29 jours)
Président François Mitterrand
Premier ministre Édouard Balladur
Gouvernement Balladur
Prédécesseur Michel Roussin
Successeur Jacques Godfrain
Maire d'Amboise

(8 ans et 3 mois)
Réélection 18 juin 1995
Prédécesseur André Chollet
Successeur Christian Guyon
Conseiller général d'Indre-et-Loire

(1 an, 11 mois et 26 jours)
Circonscription Canton d'Amboise
Prédécesseur Michel Debré
Successeur Christian Guyon
Député

(5 ans)
Élection 17 juin 2012
Circonscription 4e de Paris
Législature XIVe
Prédécesseur Délimitation de la circonscription
Successeur Brigitte Kuster

(7 ans, 11 mois et 22 jours)
Élection
Réélection 17 juin 2007
Circonscription 15e de Paris
Prédécesseur Gilbert Gantier

(8 ans, 8 mois et 10 jours)
Élection
Circonscription 2e d'Indre-et-Loire
Prédécesseur Aucun (scrutin proportionnel)
Successeur Michèle Beuzelin
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Toulouse (France)
Date de décès (à 75 ans)
Lieu de décès Paris (France)
Nature du décès Cancer
Nationalité Française
Parti politique RPR, UMP puis LR
Père Michel Debré
Fratrie Jean-Louis Debré
François Debré
Diplômé de Université Pierre-et-Marie-Curie
Profession Urologue

Bernard Debré, né le à Toulouse et mort le à Paris, est un urologue et homme politique français.

Fils du Premier ministre Michel Debré, il est notamment député d’Indre-et-Loire puis de Paris entre 1986 et 2017, maire d'Amboise de 1992 à 2001 et ministre de la Coopération en 1994-1995.

Biographie

Bernard Debré est le petit-fils de Robert Debré et de Charles Lemaresquier, le fils de Michel Debré, le frère (faux-jumeau)[1] de Jean-Louis Debré, a deux frères aînés (Vincent et François, qui meurt le lendemain du décès de Bernard Debré). Il est père de quatre enfants.

Professeur des universités-praticien hospitalier (1980), chef du service d'urologie à l'hôpital Cochin (1990), membre de la Société française de chirurgie, des sociétés française, européenne et internationale d'urologie. C'est dans son service que le président François Mitterrand fut opéré de la prostate par le professeur Adolphe Steg. Entre 1986 et 1988, il est membre du Comité consultatif national d'éthique (CCNE) sur nomination de Jacques Chirac et à nouveau membre de à sa mort en 2020, sur nomination de Nicolas Sarkozy. À partir du , il est membre de l'Académie des sciences d'outre-mer.

Bernard Debré meurt des suites d’un cancer le , à l’âge de 75 ans[2] à Paris[3].

Carrière politique

Bernard Debré est conseiller municipal (1989-1992) puis maire d'Amboise (1992-2001) et membre du conseil général d'Indre-et-Loire, vice-président du conseil général d'Indre-et-Loire (1992-1994). Entre 1986 et 1994, il est député d'Indre-et-Loire, inscrit au groupe du Rassemblement pour la République (RPR).

Il est nommé ministre de la Coopération du gouvernement Édouard Balladur (du 12 novembre 1994 au 18 mai 1995). À l'élection présidentielle de 1995, il rallie le camp du Premier ministre.

Entre 2004 et 2017, il est député de la 15e circonscription de Paris à la suite de sa candidature à l'élection législative partielle des 20 et 27 juin 2004 dans cette 15e circonscription de Paris (nord du 16e arrondissement). Candidat dissident[4] sans étiquette soutenu par le député sortant Gilbert Gantier, il a ainsi obtenu près de 59 % des suffrages, contre 20 % à son adversaire malheureux, l'UMP Laurent Dominati, qui rate son parachutage dans l'ouest parisien après son échec en 2002 dans le centre de Paris, ancienne terre d'élection de son père Jacques Dominati, où il n'est pas réélu. Une fois élu, il s'inscrit au groupe UDF à l'Assemblée nationale comme apparenté, puis change de camp, en passant à l'UMP, toujours comme apparenté. En 2007, à la suite de sa réélection, il adhère pleinement au groupe UMP, sans être toutefois encarté dans ce parti. Bernard Debré ne se représente pas aux élections législatives de 2017[5].

Bien qu'il souhaite se présenter à la mairie de Paris en 2008, sans se soumettre au système des primaires à l'UMP pour les municipales, il annonce en décembre 2005 qu'il souhaitait rejoindre l'UMP, auquel il est apparenté à l'Assemblée nationale. La même année, il créé l'association « Pour Paris », pour préparer sa candidature pour le scrutin municipal de 2008. Par ce biais, il veut éviter de passer par le système des primaires de l'UMP, qui doit désigner le candidat officiel du parti présidentiel. À la veille des élections municipales, il conteste toujours le leadership de l'opposition à Françoise de Panafieu qui a été désignée tête de liste par les militants, tout comme le député Pierre Lellouche, qui lui était arrivé avant-dernier aux primaires de l'UMP. Cependant, Bernard Debré déclare être prompt à négocier pour laisser la place à la députée-maire du 17e. Après avoir ouvertement ambitionné de devenir maire de Paris, puis maire du 16e arrondissement[6], il n'est finalement que troisième sur la liste UMP de ce même arrondissement[7], et, à l'issue du scrutin, devient conseiller de Paris et conseiller d'arrondissement.

Le , il annonce qu'il est candidat à la mairie du 17e arrondissement de Paris en 2014[8]. Un accord est finalement trouvé avec la maire sortante Brigitte Kuster et il figure en deuxième position sur sa liste, qui est reconduite, Bernard Debré étant donc réélu conseiller de Paris.

Il soutient François Fillon pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016[9]. Dans l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle de 2017 qui oppose Marine Le Pen à Emmanuel Macron, il annonce qu'il votera pour le candidat En marche[10].

Autres engagements

Dans les années 1980, Bernard Debré signe dans Contrepoint, revue officieuse du Club de l'horloge[11].

Il est membre du comité d'honneur du Mouvement Initiative et Liberté.

Il intervient de temps en temps dans l'émission Les Grandes Gueules sur RMC et est régulièrement invité chez Franz-Olivier Giesbert sur France 3, dans son émission culturelle Culture et dépendances. Il écrit régulièrement dans l'hebdomadaire Valeurs actuelles.

Il est l'un des trente-cinq membres signataires de la charte fondatrice de la Droite populaire, collectif parlementaire qu'il quittera par la suite[12].

Il est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages se répartissant entre la médecine, la pharmacologie, la philosophie et deux études sur le Rwanda dans lesquelles il tente de réhabiliter l'image de la France au sujet du génocide des Tutsis.

Pour l'ouvrage controversé de Bernard Debré et Philippe Even le Guide des 4 000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux publié en 2012, les deux auteurs sont condamnés le 17 mars 2014 par la chambre disciplinaire de première instance de l'ordre des médecins d'Île-de-France à une sanction d'interdiction d'exercer la médecine pendant un an, dont six mois avec sursis, au motif qu'il convient « d'éviter de mettre en cause la compétence et l'honnêteté de médecins, notamment allergologues et cardiologues »[13] et que « par [le] caractère catégorique, voire péremptoire de leurs affirmations, les auteurs ont, au mépris de leurs obligations déontologiques, entendu donner aux ouvrages incriminés un tour spectaculaire non dépourvu de visées commerciales »[14],[15]. Le 8 décembre 2015 en appel, la chambre disciplinaire nationale de l'ordre des médecins casse la décision de première instance et lève l'interdiction d'exercer. Un blâme est infligé aux auteurs[16].

Détail des mandats et fonctions

Au gouvernement