Glasgow
en scots : Glesga
en écossais : Glaschu
Glasgow
Administration
Pays Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Nation Drapeau de l'Écosse Écosse
Council area Glasgow
Ancien comté Lanarkshire
Région de lieutenance Glasgow
Force de police Police Scotland (en)
Incendie Scottish Fire and Rescue Service (en)
Ambulance Scottish Ambulance Service
Maire
Mandat
Eva Bolander (SNP)
2017-2022
Code postal G1-G80
Démographie
Gentilé Glaswégien, Glaswégienne ou Glasgovien, Glasgovienne
Population 606 340 hab. (2015)
Densité 3 455 hab./km2
Population de l'aire urbaine 2 850 000 hab.
Géographie
Coordonnées 55° 51′ 29″ nord, 4° 15′ 32″ ouest
Superficie 17 550 ha = 175,5 km2
Divers
Comté historique Lanarkshire, Renfrewshire, Dunbartonshire
Localisation
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Glasgow
Liens
Site web glasgow.gov.uk

Glasgow (en français : [ɡlasɡo][a] ; en anglais : [ˈɡlazɡo][b] ou [ˈɡlæzɡəʊ][c] ; en scots : Glesga [ˈɡlezɡə] Écouter ; en gaélique écossais : Glaschu [ˈkˠaəxu] Écouter) est la métropole d’Écosse et la troisième ville du Royaume-Uni. Elle a aussi le statut de council area et de région de lieutenance, après avoir eu celui de district au sein de la région du Strathclyde (du au ) dont elle est le siège. Elle est située dans l'ouest de la partie centrale des lowlands écossaises. Le gentilé Glaswégien désigne aussi, au singulier, le dialecte local.

La naissance de la ville est basée sur deux fondations médiévales, l'ancien archidiocèse de Glasgow et l’université de Glasgow en 1451. L'essor décisif surgit toutefois après les Lumières écossaises, imposant un précoce taux d'alphabétisation et une rapide transition de la maîtrise de l'outil au machinisme. À partir du XVIIIe siècle, Glasgow est un centre considérable du commerce transatlantique et pendant la Révolution industrielle qui est lancé au XIXe siècle, l’ingénierie et la construction navale prennent le relais moteur.

Appelée, après Londres, « la deuxième ville de l’Empire britannique » pendant les époques victoriennes et édouardiennes malgré sa triste réputation de ville de taudis[1],[2],[3],[4], Glasgow reste aujourd'hui encore l’un des centres financiers les plus importants d’Europe[5],[6] et accueille les quartiers généraux de grandes entreprises écossaises[7]. En 2012, Glasgow est classée 44e ville mondiale pour la qualité de ses infrastructures[8].

Géographie

Situation

Glasgow se situe dans le centre-ouest de l'Écosse dans la vallée de la Clyde. La ville couvre une superficie de 175,5 km2 et se trouve à 79 km d'Édimbourg et à 599 km de Londres.

Certaines villes notables à proximité de Glasgow sont :

Hydrographie

La ville est traversée par la Clyde, fleuve qui se jette dans le Firth of Clyde à l'ouest. Ce fleuve est très réputé pour le trafic naval qu'il a généré lors des deux siècles passés, malgré un déclin depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale[9]. En 1812 a été ouverte une ligne fluviale reliant Glasgow à Greenock par la Clyde. Le pont de Kingston, construit entre 1967 et 1970, voit passer aujourd'hui plus de 150 000 véhicules par jour[9].

D'autres rivières traversent la ville, principalement :

  • la Kelvin, dont le nom fut utilisé pour créer le titre de Lord Kelvin, qui donna son nom à l'échelle de température absolue ;
  • la

    La ville de Glasgow se trouve dans une vallée de rift datant du Paléozoïque[10]. D'importants gisements de charbon et de fer datant du Carbonifère furent découverts dans les alentours permettant le fort développement industriel de la ville au XIXe siècle.

    Au nord, Glasgow est bordée par les collines des Campsie Fells visibles depuis la plupart des quartiers de la ville. Le point culminant de Glasgow se trouve au sud du centre-ville, et atteint une altitude d'environ 200 m[11].

    Glasgow se trouve également à proximité de la faille des Highlands qui marque la séparation entre les paysages relativement plats des Lowlands avec ceux montagneux des Highlands.

    Voies de communication et transports

    Voies routières

    L'autoroute M8, voie de circulation la plus chargée d'Écosse.

    Glasgow possède un réseau routier de nationales dense communiquant avec les autres villes d'Écosse. La principale d'entre elles est l'autoroute M8. Elle traverse la ville et est traversée par les autoroutes M77, M73 et M80. La route A82 relie Glasgow à Argyll et l'ouest des Highlands. L'autoroute M74 rejoint, vers le sud, la ville de Carlisle.

    Pistes cyclables

    La route nationale cyclable 75, reliant Leith à Portavadie, via Glasgow et Édimbourg[12], a été spécialement conçue pour permettre aux cyclistes de faire le trajet entre les deux plus grandes villes d'Écosse de manière sécurisée. Les bords de cette route sont agrémentés de décorations d'art moderne. En raison de nombreuses dégradations, de nombreux usagers se plaignent régulièrement de cette route[13],[14].

    Transports ferroviaires

    Arrivée d'un métro à la station de West Street.

    La ville de Glasgow possède l'un des plus anciens métros du monde, après ceux de Londres et Budapest. Ce métro comporte une seule ligne circulaire. Il est surnommé Clockwork Orange (Orange mécanique) en raison de la couleur des wagons. Elle dessert un total de 15 stations (8 au nord de la Clyde et 7 au sud).

    Glasgow est dotée d’un réseau ferroviaire urbain très vaste, qui est le plus grand en Grande-Bretagne, hormis Londres. Le réseau ferroviaire urbain de Glasgow et sa région compte 13 lignes et 191 gares.

    Les trains partent aussi vers le nord et l'est de l’Écosse depuis Queen Street Station, et vers le sud et l'Angleterre depuis Glasgow Central.

    La Virgin Trains dessert la principale route de Glasgow à Londres (gare d'Euston) et la First Transpennine Express dessert la route à Manchester. La First ScotRail assure les liaisons en Écosse, aussi bien que la liaison nocturne en voitures-lits Caledonian Sleeper avec Londres.

    Transports aériens

    La ville est desservie par deux aéroports internationaux :

    • l'aéroport de Glasgow, situé à une dizaine de kilomètres à l'ouest du centre-ville, à Paisley ; avec environ 8,2 millions de passagers en 2008, c'est le deuxième aéroport d'Écosse après celui d'Édimbourg, et le huitième du Royaume-Uni. Il a été la cible d'un attentat terroriste en 2007 ;
    • l'

      Le climat de Glasgow est de type océanique, marqué par des hivers modérés et des étés frais. L'humidité est importante toute l'année.

      Relevé météorologique de Glasgow, United Kingdom
      Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
      Température minimale moyenne (°C) 1 1 2 3 6 8 11 10 8 5 2 1 5
      Température maximale moyenne (°C) 6 6 8 11 15 17 18 18 15 12 8 6 12
      Record de froid (°C) −17 −12 −8 −4 −3 0 3 1 −2 −7 −10 −17 −17
      Record de chaleur (°C) 13 12 15 23 27 29 30 31 25 21 15 13 31
      Précipitations (mm) 86,9 79 74,4 46,5 33,5 38,6 49,5 52,6 56,6 84,8 84,8 74,9 762,1
      Source : Weatherbase[15]


Urbanisme

Immeubles typiques de Glasgow, en grès rouge.
Une allée bordée de tapis de feuilles mortes descend parmi les arbres un peu dégarnis.
Couleurs d'automne dans le Linn Park (en) à Glasgow. Novembre 2019.

Glasgow compte de nombreux immeubles pour lesquels la ville est réputée[16]. Il s'agissait du mode de logement le plus en vogue aux XIXe et XXe siècles et demeurent l'hébergement le plus commun à Glasgow aujourd'hui. Ils sont la propriété d'une large frange de types sociaux et sont appréciés pour leurs grandes pièces et la hauteur de leurs plafonds[17]. Le quartier de Hyndland est la seule zone du Royaume-Uni où tant d'immeubles d'époque ont été conservés[18]. Certains possèdent plus de six chambres.

Comme de nombreuses villes du Royaume-Uni, Glasgow a assisté à l'édification de nombreux gratte-ciel dans les années 1960[19]. Ceux-ci ont été élevés sur l'emplacement d'immeubles en décrépitude construits pour des travailleurs immigrés des Highlands ou du reste des îles britanniques, et notamment d'Irlande, afin de pourvoir à la demande d'ouvriers[20].

La population de Glasgow a connu une longue période de recul démographique sévère au cours du XXe siècle, ce qui se traduit aujourd'hui par la présence de nombreux bâtiments abandonnés et décatis.

Toponymie

On donne généralement au nom de Glasgow une origine cambrienne ou moyenne irlandaise Glas Cau qui signifie la vallée verdoyante . L’agglomération originelle a probablement eu un nom cambrien Cathures[réf. nécessaire]. Le nom moderne apparait pour la première fois en 1116 sous la forme Glasgu. Toutefois on sait par ailleurs que le roi de Strathclyde, Rhydderch Hael a accueilli saint Kentigern (aussi connu sous le nom de saint Mungo) et l’a reconnu évêque au VIe siècle. Ce dernier a prêché pendant treize ans dans la région et a construit son église près de la source de Molendinar. Autour de cette église, une communauté s’est développée sous le nom de Glasgu.

Histoire

Les premiers temps

Le site actuel de Glasgow, le point le plus en aval de la Clyde proposant un passage à gué et servant de lieu de pêche au saumon, est occupé depuis la préhistoire. Les origines de Glasgow comme ville établie découlent en dernière analyse de sa position médiévale comme deuxième plus grand évêché d’Écosse. Glasgow s’est développée au cours des Xe et XIe siècles sous l’impulsion du roi David Ier d'Écosse et de l’évêque John Capellanus.

Auparavant le site était le lieu d’un ancien ensemble religieux établi par saint Mungo, aussi nommé saint Kentigern au cours du VIe siècle. Saint Mungo est supposé avoir converti les Écossais au christianisme. Il bâtit une église chrétienne sur les rives du Molendinar Burn où on lui attribue la réalisation de quatre miracles qui lui valent d'apparaître sur le blason de la ville[21]. Mais l'on ne peut parler d'Écosse ni d'Écossais pour le VIe siècle. Au nord de Glasgow se trouve le domaine des Pictes, qui n'ont rien de commun avec les Brittons anciens ou romanisés, n'étant pas à l'origine des populations celtes. Ce qui deviendra Glasgow constitue en tout cas la zone la plus au nord des terres gouvernées de façon éphémère par les peuples britanniques, mais commence à appartenir aux tribus Scots qui sont des Gaëls d'Irlande, formant sur les rivages de la côte ouest les premières installations durables qui, quelque trois siècles plus tard, peuvent annexer les terres voisines et fonder l'Écosse sous l'autorité chrétienne. L'Écosse est donc héritière, par son passé, de la civilisation celtique devenue romaine et chrétienne, celle de l'île de Bretagne, et la ville de Glasgow partage la même origine. Saint Gildas (Sant Weltaz) et saint Patrick (Sant Padrig), tous les deux Britto-Romains, sont originaires de cette contrée de l'estuaire de la Clyde. Entre la mort de saint Mungo, le , et la fondation de l'archevêché de Glasgow, en 1175, on connaît peu de détails sur l'histoire de la ville[21].

La ville épiscopale

L'évêché devient l'un des plus grands et plus riches dans le Royaume d'Écosse. Entre 1175 et 1178 cette position est encore renforcée lorsque l'évêque Jocelin obtient du roi Guillaume Ier d'Écosse le statut de burgh pour la cité épiscopale. Cela permet à la ville de se développer en exploitant des monopoles économiques et autres garanties juridiques. Entre 1189 et 1195, ce statut est complété par la création d’une foire annuelle, foire qui perdure de nos jours sous le nom de foire de Glasgow.

La ville de Glasgow grandit au fil des siècles. La fondation de l’université de Glasgow en 1451 et l'élévation de l’évêché au rang d’archevêché en 1492 améliore encore le statut de la ville, tandis que l'université d'Édimbourg, autre pôle culturel prestigieux en Écosse, est déjà connue dans toute l'Europe.

Daniel Defoe qui visite la ville au début du XVIIIe siècle écrit dans son livre A tour thro' the Whole Island of Great Britain que Glasgow est la plus propre et la plus belle ville de Grande-Bretagne, Londres excepté[22]. À cette époque la population de la ville s’élève à environ 12 000 habitants.

La prospérité

Après l’Acte d’Union de 1707, l’Écosse entre dans une grande phase de prospérité. Glasgow a accès aux échanges avec le vaste marché de l’Empire britannique et devient une place prépondérante dans le commerce international en étant une plaque tournante du commerce vers les Amériques, en particulier pour le commerce du tabac, du coton et du sucre. Un port en eau profonde est créé à Port Glasgow sur le Firth of Clyde, la Clyde étant à cette époque de faible profondeur au cœur de la ville[23]. À la fin du XVIIIe siècle, plus de la moitié du commerce du tabac britannique est concentré sur la Clyde à Glasgow[24].

La Navigation sur la Clyde, Grimshaw 1881
Un quartier pauvre (slum) en 1871

Grâce à son développement industriel, Glasgow produit des textiles et des produits sidérurgiques qui sont exportés. L’ouverture du Monkland Canal et du bassin de Port Dundas en 1795 facilitent l’accès au minerai de fer et aux mines de charbon du Lanarkshire. Un vaste programme d’aménagement fluvial de la Clyde avec un dragage en profondeur jusqu’à Glasgow permettant l’accès de la ville aux navires de haute mer fait de la construction navale une industrie majeure sur les tronçons supérieurs de la Clyde. Dans le même temps la Clyde devient une importante source d’inspiration pour les artistes comme John Atkinson Grimshaw désireux de dépeindre la nouvelle ère industrielle et le monde moderne. La population de Glasgow dépasse celle d’Édimbourg en 1821. À la fin du XIXe siècle, la ville est devenue la deuxième ville de l’Empire. En 1870, elle produit plus de la moitié du tonnage des ports de Grande-Bretagne[25] et le quart des locomotives du monde[26].

La physionomie historique de la ville date du XIXe siècle pour sa majeure partie. C’est à cette époque là que sont réalisés les plus beaux bâtiments et que la ville adopte son plan actuel. La cathédrale Saint-Mungo (achevée au milieu du XVe siècle) et la maison Provand's Lordship (1471) sont des bâtiments plus anciens, mais sont des exceptions. La ville est de plus dotée d’un approvisionnement en eau stable avec l’aqueduc de Milngavie, d’un métro, un réseau de tramway, d’une mairie monumentale et de quelques équipements culturels tels que la Mitchell Library et le Kelvingrove Art Gallery and Museum. La ville de Glasgow a accueilli une série d’expositions internationales à Kelvingrove Park, en 1888, 1901 et 1911. Celle qui eut lieu au Parc Bellahouston en 1938, connue sous le nom d'Empire Exhibition avait parmi ses principales attractions une tour en acier de 300 pieds (91,44 m) de haut, la Tait Tower, qui fut démontée l'année suivante.

Le XXe siècle

Difficultés économiques

La régénération de Glasgow a mis l'accent sur la Clyde et a créé des structures emblématiques, telles que le Clyde Auditorium.

Le XXe siècle a vu se succéder une période de déclin puis de renouveau pour la ville de Glasgow. Après la Première Guerre mondiale, la ville souffre de la récession et ensuite de la Grande dépression de la fin des années 1920. Cela se traduit par une hausse du socialisme radical qui se révèle au sein d’un mouvement glaswegian, le Red Clydeside. La ville retrouve un peu de forces grâce à l’économie de guerre organisée pendant la Seconde Guerre mondiale, même si elle doit faire face aux bombardements allemands. Elle bénéficie ensuite fortement du boom d’après guerre qui dure jusque dans les années 1950. Cependant la décennie suivante, Glasgow voit sa position dominante dans de nombreux secteurs s’affaiblir. La raison en est un manque d’investissements et d’innovation conjugué à la concurrence croissante de pays comme l’Allemagne et le Japon. Glasgow entre alors dans une longue période de déclin économique avec une désindustrialisation rapide conduisant à un chômage élevé, un déclin de l’urbanisme et une perte démographique très importante. La population dépend de plus en plus des aides sociales et le niveau sanitaire de la population est en baisse. On trouve néanmoins quelques tentatives de régénération de la ville comme celle proposée par le très controversé Rapport Bruce qui définissait un ensemble d’initiatives visant à stopper le déclin de la ville. On peut aussi noter que des accusations ont aussi frappé le Scottish Office, le ministère de l’Écosse au sein du gouvernement britannique. Il était accusé de vouloir limiter la puissance économique et politique de Glasgow de l’après guerre en détournant les investissements étrangers vers les nouvelles industries installées dans d’autres régions écossaises comme cela s’est fait dans la Silicon Glen et en créant plusieurs villes nouvelles à Cumbernauld, Glenrothes, Irvine, Livingston et East Kilbride[27].

Le renouveau

Toutefois, à la fin des années 1980, Glasgow connaît un rebond de son économie. Des efforts sont réalisés pour diversifier l’économie[28] et la redynamiser en provoquant une renaissance culturelle de la ville. Le « Glasgow's miles better » est lancé en 1983 pour promouvoir Glasgow comme destination touristique et lieu d’accueil pour les industriels. Cela se traduit par l’ouverture la même année de la Collection Burrell puis du Scottish Exhibition and Conference Centre en 1985. Glasgow cherche à attirer les investissements étrangers[29]. Le potentiel culturel est affirmé avec la création du Glasgow Garden Festival en 1988, l’obtention du statut de capitale européenne de la culture en 1990. Le renouveau économique se traduit par la régénération des quartiers du centre ville, y compris le grand programme du Clyde Waterfront Regeneration. On assiste alors au retour des populations aisées dans ces quartiers anciennement défavorisés[30].

Glasgow se trouve aujourd’hui parmi les cinquante villes les plus sûres au monde d’après le classement du cabinet de consultants Mercer[31] et les guides touristiques Lonely Planet la place parmi le top 10 des villes touristiques[32].

En dépit de la renaissance économique de la ville, certains quartiers comme l’East End restent largement défavorisés. Un audit économique réalisé en 2007 rapporte que les inégalités entre quartiers défavorisés et quartiers prospères s’aggravent[33]. En 2006, 47 % de la population de Glasgow vivait dans les 15 % des zones les plus défavorisées d’Écosse. Les services sociaux de la ville rapportent que 24 % de la population active de la ville est sans emploi[34]. Bien que légèrement inférieur à la moyenne britannique, Glasgow a un taux d'emploi supérieur à d'autres métropoles industrielles équivalentes comme Birmingham, Liverpool et Manchester.

Politique et administration

Maire

L'hôtel de ville de Glasgow, les Glasgow City Chambers

La maire de Glasgow, dont la fonction est dénommée Lord Provost, est, depuis 2017 Eva Bolander. Le dernier conservateur à avoir dirigé la ville de Glasgow fut sir Donald Liddle, de 1969 à 1972.

Les maires de Glasgow ces trente dernières années ont été :

Nom Début de mandat Fin de mandat Parti
Eva Bolander 2017 en cours Parti national écossais
Sadie Docherty[35] 2012 2017 Parti travailliste écossais
Bob Winter 2007 2012 Parti travailliste écossais
Liz Cameron 2003 2007 Parti travailliste écossais
Alex Mosson 1999 2003 Parti travailliste écossais
Pat Lally 1996 1999 Parti travailliste écossais
Tommy Dingwall 1995 1996 Parti travailliste écossais
James Shields 1994 1995 Parti travailliste écossais
Robert Innes 1992 1994 Parti travailliste écossais
Susan Baird 1988 1992 Parti travailliste écossais

Le conseil communal siège à l'hôtel de ville de Glasgow, les Glasgow City Chambers.

Conseil de ville

La ville de Glasgow dispose d'un conseil de ville : le Conseil municipal de Glasgow, composé de 79 membres élus au suffrage universel dans des circonscriptions comptant trois ou quatre sièges[36]. Le conseil de ville actuel a été créé en 1995 en application de la Loi de gouvernement local de l'Écosse de 1994. Ce conseil de ville a repris les compétences du conseil de district (Glasgow district council) et du conseil régional de Strathclyde qui existaient depuis 1974.

Composition

Le tableau ci-dessous présente la composition du conseil de district de Glasgow (1974-1992) et du conseil de ville de Glasgow (1995 à 2017).

Année Travaillistes Conservateurs SNP Libéraux-Démocrates Socialistes Verts Divers
1974 55 17 0 0 0 0 0
1977 30 22 16 1 0 0 0
1980 44 11 0 3 0 0 0
1984 59 5 0 2 0 0 0
1988 60 4 0 2 0 0 0
1992 54 5 2 1 0 0 0
1995 77 3 1 1 0 0 1
1999 74 1 2 1 1 0 0
2003 71 1 3 3 1 0 0
2007 45 1 22 5 0 5 1a
2012 44 1 27 1 0 5 1b
2017 41 1 30 1 0 4 2

a Un élu du parti Solidarité; b Un élu de Glasgow First.

Jumelages

Glasgow est jumelée avec de nombreuses villes[37] :