La Guinée(Écouter), en forme longue la république de Guinée, est un pays d’Afrique de l'Ouest. Riche en ressources naturelles, elle est surnommée le « château d'eau de l'Afrique » et possède le tiers des réserves mondiales de bauxite, elle est surnommée le « scandale géologique »[3]. Elle prend son indépendance de la France le , ce qui en fait le premier pays de l'Afrique française subsaharienne à le faire.

La Guinée est une république. Son président, directement élu par le peuple, est chef de l'État et nomme un Premier ministre qui est chef du gouvernement. L'Assemblée nationale monocamérale est le corps législatif du pays et ses membres sont également directement élus par le peuple. Le pouvoir judiciaire est dominé par la Cour suprême de Guinée, plus haute cour d'appel du pays.

La Guinée est un pays à prédominance musulmane, avec 85 % de la population. La population guinéenne se répartit en plusieurs groupes ethniques. Le français, langue officielle de la Guinée, est la principale langue de communication dans les écoles, l'administration publique et les médias. Mais plus de 24 langues nationales dont le malinké, le poular, le soussou, le guerzè, le toma et le kissi sont largement parlées comme dialectes d'échanges plus communs entre les populations au détriment du français.

L'économie guinéenne est largement tributaire de l'agriculture et de la production minière. En 2014, elle est le sixième plus grand producteur mondial de bauxite et possède des réserves de diamants et d'or.

En 2011, le gouvernement des États-Unis affirme que les actes de torture perpétrés par les forces de sécurité et la maltraitance des femmes et des enfants (par exemple, la mutilation génitale féminine) constituent des atteintes aux droits de l'homme en Guinée. En 2014, le pays est frappé par l'épidémie Ebola.

Étymologie

L'origine exacte du nom Guinée est incertaine. On sait que le mot « Guinée » vient de Portugais guine, qui a émergé au milieu du XVe siècle pour désigner la région habitée par les Guineus, ce terme générique désignant les peuples africains qui vivaient au sud de fleuve Sénégal (par rapport aux Berbères Sanhadjas, qui vivaient au nord, appelés « Maures »). Une théorie affirme que les Portugais ont emprunté le nom de Guineus au berbère Ghinawen (souvent arabisé comme Guinauha ou Genewah), signifiant « brûlé les gens ». De même, le terme berbère aginaw ou Akal-n Iguinawen signifie « noir » ou « pays des Noirs »[réf. nécessaire] .

Dans la langue soso, la langue parlée par l'ethnie soussou (l'une des plus importantes installées historiquement sur la côte atlantique de la Guinée et de la Sierra Leone), le mot signifie « femme». Il est très probable que l'origine du nom du pays soit liée à cette racine.[réf. nécessaire]

Gomes Eanes de Zurara a largement utilisé le nom de « Guinée » dans ses chroniques de 1453 et en 1483. Le roi Jean II du Portugal a pris le titre de Senhor da Guiné (« seigneur de Guinée »).[réf. nécessaire]

Aujourd'hui le pays est aussi parfois appelé Guinée-Conakry pour le distinguer de ses voisins, la Guinée-Bissau et la Guinée équatoriale.

Géographie

La Guinée se trouve sur la côte atlantique de l’Afrique de l'Ouest.

Elle est entourée de la Guinée-Bissau (385 km de frontières) à l'ouest-nord-ouest, du Sénégal (330 km) au nord-ouest, du Mali (858 km) à l'est-nord-est, de la Côte d'Ivoire (610 km) au sud-est, du Liberia (563 km) au sud-sud-est et de la Sierra Leone (652 km) à l'ouest-sud-ouest et de l'océan Atlantique à l'ouest.

On distingue quatre zones géographiques :

Ces quatre zones, parfois appelées « régions naturelles », ne correspondent pas aux régions administratives.

Hydrographie

Vue aérienne du système hydrographique des environs de Conakry.

Le pays compte plus de 1 300 cours d'eau. De nombreux fleuves, tels le Niger, le Sénégal (Bafing), la Gambie, ainsi que leurs principaux affluents trouvent leur source en Guinée, faisant de ce pays le « château d'eau » de l'Afrique de l'ouest. Ces cours d'eau partent des massifs guinéens (les deux vieux massifs du Fouta Djalon et la dorsale guinéenne en région forestière). La Gambie et le Bafing vont vers le Sénégal au nord. La source du Niger est à proximité de Kobikoro, il traverse Faranah, Kouroussa et va vers le Mali au nord-est. Les fleuves Tinkisso, Milo, Niandan sont ses affluents en Guinée.

De nombreux fleuves côtiers descendent des massifs guinéens vers l'ouest, comme le Konkouré, ou vers le sud, comme le fleuve Mano.

De la Guinée-Bissau à Conakry, ces fleuves forment de profonds estuaires qui ont conservé les noms donnés par les explorateurs portugais au XVe siècle. Ces estuaires constituent des voies de communications à travers la mangrove de Basse-Guinée, région qui s’appelait « Rivières du Sud » au début de la colonisation par les Français, au XIXe siècle.

Le massif du Fouta Djalon offre un potentiel de production électrique. Le fleuve Konkouré, proche des villes de Mamou, Kindia et Conakry, fait l'objet d’un programme d’aménagement et un premier barrage a été inauguré en 1999[4] ; un autre vient d'entrer en activité, le barrage de Kaleta, et un dernier plus imposant en taille et en productivité est en cours de réalisation, le barrage de Souapiti.

Relief et géologie

Topographie de la Guinée.

La plaine côtière de Guinée maritime est dominée à l'Est par le massif de Benna (1 214 m), le mont Kakoulima (1 011 m) et le mont Gangan (1 117 m). La Moyenne-Guinée entoure le massif du Fouta-Djalon qui occupe environ 80 000 km2 et culmine au mont Loura (1 532 m). Il est constitué principalement de plateaux étagés souvent à plus de 1 000 m, entaillés par des vallées, dominant des plaines et dépressions jusqu'à environ 750 m. Près de Dalaba, le mont Kavendou est à 1 421 m. Le massif du Fouta Djalon est principalement constitué de grès siliceux et de schistes mais d'importantes surfaces sont recouvertes par des cuirasses ferrugineuses ou bauxitiques. À l'est du Fouta Djalon, la Haute-Guinée est un bassin schisteux avec quelques sommets isolés. La Guinée forestière juxtapose des massifs élevés aux versants abrupts, mont Simandou et mont Nimba, des bas plateaux et des plaines, des bas-fonds et des vallées inondables[5].

Le point culminant est le mont Nimba (1 752 m), proche du Liberia. Il est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO[6].

La Guinée possède de nombreuses ressources. Cette abondance des ressources, notamment minières, lui vaut l'appellation de « scandale géologique »[7]. La Guinée est le premier pays mondial pour ses réserves prouvées de bauxite, le deuxième derrière l'Australie pour la production. Le très riche gisement de Sangarédi, à proximité de Boké, est exploité par la Compagnie des bauxites de Guinée. Le pays dispose également d'or (en Haute Guinée), de fer, de diamants, de pétrole et d'uranium.

La réserve inexploitée de fer de Simandou, à l'est de Kissidougou, devrait être exploitée par le grand groupe minier anglo-américain Rio Tinto. Les accords ont été signés avec le gouvernement guinéen en 2014.

Construction de l'autoroute Conakry Coyah

Routes principales

  • NH1 : relie Conakry - Coyah - Kindia - Mamou - Dabola - Kouroussa - Kankan.
  • NH2 : relie Mamou - Faranah - Kissidougou -Guékédou - Macenta - Nzérékoré - Lola puis praticable pendant la saison sèche vers Yamoussoukro (Côte d'Ivoire).
  • NH4 : relie Coyah - Forécariah - Farmoreya - vers Sierra Leone.
  • NH5 : relie Mamou - Dalaba - Pita - Labé (région du Fouta Djalon). Au-delà, la route vers Koundara n'est pas praticable pendant la saison des pluies.
  • NH6 : relie Kissidougou - Kankan - Siguiri - Bamako (Mali).
  • NH20 : relie Kamsar - Kolaboui - Boké.

Voies ferrées