République d’Haïti

(ht) Repiblik Dayiti

Drapeau
Drapeau d'Haïti.
Blason
Armoiries d'Haïti.
Devise Liberté, Égalité, Fraternité[1],[2]
Hymne La Dessalinienne
Description de l'image Haiti on the globe (Americas centered).svg.
Description de l'image Haiti - Location Map (2013) - HTI - UNOCHA.svg.
Administration
Forme de l'État République
Président de la République Jovenel Moïse
Premier ministre Joseph Joute
Langues officielles Créole haïtien
Français
Capitale Port-au-Prince

18° 32′ 21″ N, 72° 20′ 11″ O

Géographie
Plus grande ville Port-au-Prince
Superficie totale 27 750 km2
(classé 148e)
Superficie en eau 1,9 %
Fuseau horaire

UTC -5 (été -4)

UTC -5 (toute l'année en 2016)
Histoire
Indépendance de la France
Déclarée
- Reconnue

Démographie
Gentilé Haïtien
Population totale (2020[3]) 11 067 777 hab.
(classé 81e)
Densité 399 hab./km2
Économie
IDH (2017) en augmentation 0,498[4] (faible  ; 168e)
Monnaie Gourde haïtienne (HTG​)
Divers
Code ISO 3166-1 HTI, HT​
Domaine Internet .ht
Indicatif téléphonique +(509) + Numéro de téléphone

Haïti, en forme longue République d’Haïti, en créole haïtien : Ayiti, ou Repiblik Dayiti, est un pays des Grandes Antilles occupant le tiers occidental de l’île d'Hispaniola (soit 27 750 km2 environ), les deux tiers orientaux étant occupés par la République dominicaine. Sa capitale est Port-au-Prince et son point culminant est le pic la Selle (2 680 mètres d’altitude).

La défaite de l'armée de Napoléon Bonaparte lors de la bataille de Vertières[5] en 1803 est à l’origine de la création de la république d’Haïti, qui devient en 1804 la première République noire indépendante du monde. Haïti est aussi le seul territoire francophone indépendant des Caraïbes.

Après avoir été une des premières destinations des Caraïbes dans les années 1950 à 1970 et avoir manqué la transition démocratique après la chute des Duvalier (François Duvalier, dit « Papa Doc », et son fils Jean-Claude Duvalier, dit « Baby Doc »), Haïti, surnommée « la Perle des Antilles » depuis l'époque coloniale, fait l'expérience d'une démocratie renaissante et tente de s’organiser et de se reconstruire après le violent séisme du [6],[7].

Haïti est membre observateur et invité permanent de l'Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA). En 2015, selon l'OMS, l'espérance de vie d'un Haïtien est de 63 ans (62 ans pour les hommes et 64 ans pour les femmes).

En plus de son hymne national, La Dessalinienne, Haïti fait également usage de deux autres hymnes : Quand nos Aïeux brisèrent leurs entraves (ou Hymne présidentiel) et l'Hymne à la jeunesse (ou Fière Haïti).

Toponymie

Chez les Taïnos, Ayiti signifierait, selon les versions, « terre des hautes montagnes »[8] ou « la montagne dans la mer »[9], ou « âpre terre »[10].

Lorsque les flibustiers français — qui ont d'abord envahi l'île de la Tortue au nord — migrent vers la partie occidentale de l'île d'Hispaniola, ils francisent en Saint-Domingue le nom de Santo Domingo, qui est celui de la capitale de l'île fondée par les Espagnols au sud-est de celle-ci.

De 1630 à 1664, ce nom reste informel jusqu'à ce que Colbert incorpore la « colonie de Saint-Domingue » à la Compagnie française des Indes occidentales. Le nom de Saint-Domingue sera confirmé par les traités de Ryswick (1697) et de Bâle (1795) pour désigner la partie occidentale (pars occidentalis) qui, durant cette période coloniale française, est aussi surnommée la « perle des Antilles ».

Le , en déclarant l'indépendance du pays, Dessalines lui redonne le nom taïno d'origine, « Haïti », en honneur à ce peuple amérindien[11].

En créole haïtien, le pays est appelé Ayiti.

Géographie

Carte topographique d'Haïti.
Commune des Gonaïves inondée après l'ouragan Jeanne en 2004.

Situé à 87 km à l'est-sud-est de Cuba et frontalier de la République dominicaine, le territoire d'Haïti est principalement constitué par la partie occidentale de l'île d'Haïti que l'on nomme également « Terre haute ou montagneuse », à laquelle vient s'ajouter un certain nombre d'autres îles et archipels tels que :

L'île de la Navasse est considérée comme étant une des îles mineures éloignées des États-Unis, mais est néanmoins revendiquée par Haïti.

Le relief de la « Terre montagneuse » est généralement constitué de montagnes escarpées avec de petites plaines côtières et des vallées. Comme pour l'île entière, celui de la république d'Haïti est formé de deux bandes montagneuses principales séparée par la plaine du Cul-de-Sac : l'une au Nord, où s'élèvent la chaîne du Haut-Piton, le massif des Montagnes Noires et la chaîne des Matheux ; l'autre au sud, constituée par le massif du pic la Selle et le massif de la Hotte.

Malgré la déforestation à grande échelle sur l'ensemble du territoire national, Haïti possède encore des zones boisées qui s'étendent sur le pays voisin qu'est la République dominicaine. Ainsi ces deux États partagent la forêt de pins de l'île d'Hispaniola qui couvre encore une partie du massif du pic la Selle et du massif de la Hotte.

La partie centrale et l'est forment un grand plateau d'altitude. Le principal fleuve haïtien est l'Artibonite.

Haïti (comme le reste de l'île d'Hispaniola) se trouve dans une zone sismiquement active, entre deux plaques tectoniques : la plaque nord-américaine au nord et la plaque caraïbe au sud, rendent le pays particulièrement vulnérable aux tremblements de terre. Celui du , se révéla être le plus grand séisme jamais enregistré dans ce pays, dévastant notamment la région de la capitale Port-au-Prince, faisant plus de 300 000 morts, et des millions de sans abris.

Environnement

En 1925, 60 % des forêts originelles d'Haïti étaient déjà détruites, chiffre qui atteint aujourd'hui 70 à 80 %[12], à la fois pour se procurer du bois de feu et pour créer des surfaces agricoles. En outre, l'érosion due à la déforestation a causé des inondations périodiques, comme le , lorsque la tempête tropicale Jeanne a tué plus de 3 000 personnes et détruit des routes, en particulier dans la ville des Gonaïves.


Aires Protégées

Dès 1926, apparaissent les premières lois de protection. D’autres espaces seront progressivement ajoutés, notamment en 1969 et en 2013. En 1974, est créé le Parc de la Visite et celui de Macaya.

Quelques aires protégées[13]
Nom Catégorie Sous-Ccatégorie scope=col|Superficie (hectares) Date d’adoption par

décret

Parc national de Macaya Parc National 8 726 ha
Parc National Forêt des Pins Parc National 18 780 ha
Parc National Historique Citadelle Sans-Souci Ramiers Parc National 2 500 ha
Parc National La Visite Parc National 11 426 ha
Parc National des Trois Baies Parc National 90 359 ha
Aire Protégée Habitats/Espèces de Fond des Cayes Protection de diversité biologique 2 365 ha
Aire Protégée Habitats/Espèces de Grosse Caye/Zone Humide d’Aquin Protection de diversité biologique 10 974 ha
Aire Protégée Habitats/Espèces Olivier/Zanglais Protection de diversité biologique 7 553 ha
Aire Protégée Habitats/Espèces de Cahouane Protection de diversité biologique 5 940 ha
Aire Protégée Habitats/Espèces de Pointe Abacou Protection de diversité biologique 1 840 ha
Paysage Naturel Marin et Terrestre Port-Salut Protection de diversité biologique 1 840 ha
Grotte Marie Jeanne Élément exceptionnel Naturel 31 ha
Parc National Naturel Ile-à-Vache Parc National 11 235 ha