Hortense Wild
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 82 ans)
ChâtillonVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
Henriette
Henriette ***Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Hortense Wild est une compositrice et militante fouriériste et féministe française née à Montbéliard le et morte le [1] à Châtillon (Hauts-de-Seine)[2]. Elle est l'auteure d'une quarantaine de recueils pour piano[1]. Elle est aussi connue sous le nom de plume de Henriette ou Henriette ***[3] pour ses écrits à portée politique.

Biographie

Hortense Wild publie sous pseudonyme dans différents journaux féministes comme L'Opinion des femmes et La Démocratie pacifique[3]. C'est dans ce dernier, en 1849, qu'elle publiera une réponse au penseur anarchiste Pierre-Joseph Proudhon après une de ses déclarations sur la place de la femme dans la société, qu'il considère être au foyer, en concluant par une paraphrase d'une de ses célèbres citations qu'elle détourne en « la propriété, c'est le viol »[4],[5].

À la suite de la révolution de 1848, elle dénoncera le refus du gouvernement provisoire d'écouter les revendications des femmes, pourtant ayant activement pris part à celle-ci, pour une société plus égalitaire entre les deux sexes. Elle accuse le gouvernement, et la plupart des journaux de l'époque, d'une « conspiration du silence », refusant de traiter la question prétextant qu'elle est d'ordre privé[6]. Elle proposa aussi au début de la Seconde République, que soit envoyé à chaque député, une médaille sur laquelle figure la mention « les progrès sociaux sont subordonnés à l’extension des droits de la femmes [sic] » mais sans succès[7],[8].

Hortense Wild meurt en 1896 à l'âge de 82 ans.

Elle fait partie des rares militants de son époque à militer tant pour le fouriérisme que pour le féminisme[7].

Compositions