République d'Irak

(ar) جمهورية العراق / jumhūriyyatu l-ʿirāq

(ku) كۆماری عێراق / Komarê ʿIraq

Drapeau
Drapeau de l'Irak.
Blason
Armoiries de l'Irak.
Devise en arabe : الله أكبر (« Dieu est le plus grand »)
Hymne Mawtini (Mon pays)
Description de l'image Iraq (orthographic projection).svg.
Description de l'image Iraq carte.png.
Administration
Forme de l'État République fédérale
Président Barham Salih
Premier ministre Moustafa al-Kazimi
Langues officielles Arabe et kurde
Capitale Bagdad

33° 20′ 26″ N, 44° 25′ 03,6″ E

Géographie
Plus grande ville Bagdad
Superficie totale 435 052 km2
(classé 57e)
Superficie en eau Négligeable
Fuseau horaire UTC +3
Histoire
Indépendance Du Royaume-Uni
Date
Démographie
Gentilé Irakien
Iraquien[1]
Population totale (2020[2]) 38 872 655 hab.
(classé 36e)
Densité 89 hab./km2
Économie
IDH (2017) en augmentation 0,685[3] (moyen ; 120/189)
Monnaie Dinar irakien (IQD​)
Divers
Code ISO 3166-1 IRQ, IQ​
Domaine Internet .iq
Indicatif téléphonique +964
Organisations internationales
FPEG (observateur)

L’Irak[N 1] ou l'Iraq, en forme longue la république d'Irak[N 2], est un pays du Proche-Orient, situé au nord de la péninsule arabique. L’Irak, terme qui vient du persan Eraq et signifie littéralement « basse terre », est parfois appelé « le pays des deux fleuves » en arabe (بلاد الرافدين / bilād ar-rāfidayn), en référence au Tigre et à l'Euphrate. Bagdad en est la capitale et la plus grande ville.

D’une superficie de 435 052 km2, cet État a pour voisin la Turquie au nord, l’Iran (Province du Kurdistan) à l'est, le Koweït au sud-est, l’Arabie saoudite au sud-sud-ouest, la Jordanie à l'extrême ouest et la Syrie au nord-ouest. L’Irak détient les quatrièmes plus grandes réserves de pétrole, et il est membre de l’OPEP.

L’Irak actuel couvre une grande partie de la Mésopotamie, berceau de grandes civilisations parmi les plus anciennes. C’est sur les berges du Tigre, passant par Bagdad, que l’écriture est née, il y a 5 000 ans. Aux époques achéménide, parthe et sassanide, le territoire de l’Irak (l'empire sémite de Babylone) est intégré à l’Empire perse, formant, peu avant sa conquête par les Arabes (au IIIe siècle par la tribu des Banu Lakhm) et son islamisation, la province sassanide du Khvarvaran.

Ce territoire fit longtemps partie de l’Empire ottoman. Il fut occupé par le Royaume-Uni après la Première Guerre mondiale, puis placé sous un régime de Mandat de la Société des Nations. Durant la période du Mandat britannique de Mésopotamie, l’occupant britannique fit face en 1920 à une violente insurrection. Proclamé en 1921, le Royaume d'Irak obtint sa pleine indépendance en 1932. La monarchie dure jusqu'en 1958, puis plusieurs gouvernements se succèdent par des coups d'État, l’Irak oscillant entre les influences antagonistes occidentales et anti-occidentales dans le contexte de la guerre froide. Le parti Baas prend de plus en plus d’importance et permet l’arrivée au pouvoir de Saddam Hussein en 1979.

Depuis, l’Irak a connu trois guerres meurtrières, des répressions sanglantes (dont celles des Kurdes et des chiites) et plus de dix ans d’embargo. Son régime, fondé à la fin des années 1960 par le Baas, a été aboli par l’invasion de la coalition menée par les États-Unis en 2003. Ce régime, en dépit de son caractère dictatorial présent dans la majorité des États du Moyen-Orient, semble avoir été populaire chez la plupart des sunnites, traditionnellement nationalistes, mais minoritaires au sein de la population irakienne. Depuis l’invasion, l’Irak a été de facto sous tutelle de la coalition internationale, les Kurdes ont obtenu l’autonomie d’une région au nord du pays, la laïcité a disparu et la politique a été dominée par les affrontements intercommunautaires, ponctués de nombreux attentats et cause de l’émigration des minorités chrétiennes.

Le gouvernement est actuellement dirigé par Mohammed Taoufiq Allaoui, à la tête d'une coalition dominée par les partis chiites. Dans un effort de répartition des rôles entre les trois principales communautés, l'exécutif est partagé entre trois personnes : le président Barham Salih est kurde, le Premier ministre est chiite, et le président du parlement sunnite. Chacune de ces têtes est entourée de deux adjoints, appartenant aux deux autres communautés. On note l'influence déterminante de deux personnalités religieuses issues de la communauté chiite : l’ayatollah Ali al-Sistani et Moqtada al-Sadr.

Origine philologique

L'Irak, terme qui vient du perse erak qui signifie littéralement « basse terre », est parfois appelé Bilad ar-Rafidain, littéralement « le pays des deux fleuves ». Pourtant, étymologiquement, l'Eraq (ou Irak) veut dire plutôt Iran bas ou bas Iran, mot qui désigne en persan Mian do Roodan (entre deux fleuves). En opposition avec une région iranienne qui se trouve dans le nord de l'Iran (à l'époque antique, situé dans le nord-ouest de l'Iran), près de Téhéran : Arak, qui signifie Iran Centre, - tout en considérant que ce centre se situe dans le nord-ouest de l'Iran dans l'Antiquité[4].

Dans la tradition arabe, son étymologie est souvent associée au mot arabe araqa qui signifie fertile. En arabe, le mot irak (عراق) peut signifier bord, bordure ou encore escarpement.

Graphie

En français deux graphies sont correctes pour ce pays :