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Jean-Marie Pontaut
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Jean-Marie Pontaut, né le à Neuilly-sur-Seine, est un journaliste d'investigation français. Il a été rédacteur en chef  au Point et à l’Express. Auteur de nombreux ouvrages dont  les derniers : Les grandes affaires de la Ve république, en collaboration avec Philippe Broussard, Presses de la Cité, 2015, Un si cher ami, Francois Mitterrand et Patrice Pelat, en collaboration avec Dominique Torres, Michel Lafon, 2016 et Sous les jupes de la Ve: Politiques, prostituées, policiers. Enquêtes sur des liaisons dangereuses, Tallandier, 2017.

Biographie

Après une licence de Philosophie, il entre Paris Match en 1970. Deux ans plus tard, il participe à la création du magazine Le Point dirigé par Claude Imbert. Il se spécialiste dans l’investigation, un secteur nouveau  dont l’un des pionniers en France a été le journaliste Jacques Derogy de l’Express.

Jean-Marie Pontaut s’illustre en 1973, lors de l’affaire des micros du Canard Enchainé. La concierge de l’hebdomadaire satirique, conduite par une équipe du Point, reconnait l’un des inspecteurs de la DST qui, déguisé en plombier, a sonorisé le journal. 

Il écrit ensuite de nombreux articles sur les financements occultes des partis politiques (affaire Urba).

Parallèlement, il publie avec Jacques Derogy trois livres, consacrés aux scandales politiques de l’époque, qui connaissent un grand succès d’édition : Enquête sur les affaires d’un septennat, Enquête sur les mystères de Marseille et, enfin, Enquête sur trois secrets d’État. Robert Laffont, 1981, 1984, 1986

Jean-Marie Pontaut rejoint en 1984 Jacques Derogy à L’Express. Ils enquêtent notamment sur l’échec de l'opération du Rainbow Warrior, ce bateau de Greenpeace coulé par les services français en Nouvelle-Zélande. Ils révèlent notamment le nom de l’un des agents arrêté à Auckland, Dominique Prieur alias Sophie Turenge [1]. Après sa libération, elle écrira un livre avec Jean-Marie Pontaut : L’agent secrète, Éditions Fayard, 1995

En désaccord avec Jimmy Goldsmith, alors propriétaire de l’Express, Jean-Marie Pontaut retourne au Point en 1986

La même année, il révèle que, dans l’affaire du Carrefour du développement, la droite a fourni un faux passeport à Yves Chalier, chef de cabinet du ministre de la coopération, pour qu’il s’enfuie au Brésil. Jean-Marie Pontaut recevra le Prix Mumm (actuel prix Jean-Luc Lagardère du journaliste de l’année) pour avoir retrouvé Yves Chalier en cavale [2]

En 1995, avec Jérome Dupuis, un autre journaliste du Point, il publie la liste des personnalités écoutées par la fameuse cellule de l’Élysée, un organisme  chargé de « protéger » le Président Francois Mitterrand [3]. Une enquête qu’ils poursuivront dans leur livre, les Oreilles du Président, Éditions Fayard, 1996. Les journalistes, condamnés pour la publication du livre, portent l'affaire en justice. La Cour européenne des droits de l'homme conclut dans son arrêt Dupuis du 7 juin 2007 à la violation par les autorités françaises de l'article 10 de la Convention européenne des droits de l'homme et rappelle que « la condamnation des journalistes s'analyse en une ingérence disproportionnée dans leur droit à la liberté d'expression » [4].

En 1995, Jean-Marie Pontaut devient Directeur adjoint de la rédaction d’Europe 1 où il suit en particulier la campagne d’attentats qui frappe la France. Il présente, en plus, un magazine hebdomadaire d’investigations, Témoin no 1.

Il repart un an plus tard à l’Express où il crée le premier service d’Investigation dépendant de la direction de la rédaction. Toujours au côté de Jérôme Dupuis, qui a également rejoint l’Express, il révèle le passé de Charles Hernu et ses rapports avec les services secrets roumains [5]. Avant d’être ministre de la défense de Francois Mitterrand, Charles Hernu aurait procuré des informations aux services secrets de l’Est [6]. Une affaire qui provoquera une grande polémique [7], avant que la justice ne révèle intégralement le rapport des services roumains remis à la DST après la chute du mur.

Jean-Marie Pontaut et Marc Epstein, spécialiste de la politique étrangère à l’Express, révèlent, en 2001, les détails de la cavale de l’ex-numéro 2 de la société pétrolière Elf, Alfred Sirven [8],[9],[10], en fuite aux Philippines après avoir détourné des sommes considérables.

En 2013, avec Pascal Ceaux et Eric Pelletier, il révèle le nom de l’avocat thaïlandais censé avoir acheté des tableaux à l’ancien secrétaire général de l’Élysée et ministre de l’Intérieur, Claude Guéant [11]

En 2014, Jean-Marie Pontaut a quitté l’Express et se consacre entièrement à l’écriture.

Carrière