Jocelyne Khoueiry
Naissance
Décès (à 64 ans)
Beyrouth (Liban)
Origine Libanaise
Unité milice des Phalanges libanaises
Grade Commandant
Faits d'armes

Jocelyne Khoueiry, née le [1], et morte le [2], est une combattante de la guerre du Liban devenue non-violente, fondatrice d'associations.

Biographie

Chrétienne maronite, elle milite au sein des Phalanges libanaises. Lors de la guerre du Liban, la milice des phalanges libanaises se bat contre les combattants palestiniens de l'OLP.

Dans la nuit du , avec six jeunes filles de son âge, elle défend un immeuble qui donne sur la place des martyrs, au cœur de Beyrouth, contre trois cents combattants palestiens durant la nuit. Passant par les toits, Khoueiry tue leur chef, semant la panique et provoquant leur fuite. Le combat aura duré en tout 6 heures[3]. Son image fera alors l'objet d'une attention médiatique mondiale[4].

Elle aura jusqu'à 1 000 combattants sous ses ordres[4], dont elle forme une partie[5]. Les effectifs des militantes de la Phalange atteindront jusqu'à 1500 femmes en 1983[6].

Durant la guerre elle passe d'un christianisme identitaire à une foi vécue[7].

En 1986, elle dépose les armes.

En 1988, la cinéaste libanaise Jocelyne Saab réalise un film à son sujet[8]. Ce portrait, diffusé pour Canal Plus France, a pour titre La Tueuse et rend compte de son passage à la foi à la fin de la guerre civile libanaise.

Elle a fondé trois associations : « la Libanaise » pour encourager les femmes à construire une société plus humaine, « Oui à la Vie » en 1995 et un centre Jean-Paul II en 2000[9].

Elle est membre de la commission épiscopale pour la famille et la vie de l’Assemblée des patriarches et évêques catholiques du Liban.

En 2012 elle participe au synode sur le Moyen-Orient[10].

En 2014, elle participe au Synode des évêques sur les défis pastoraux de la famille dans le contexte de l'évangélisation et est nommée au conseil pontifical pour les laïcs[4]. Elle meurt d'une longue maladie à la clinique Notre-Dame-de-Bon-Secours de Byblos (Jbeil)[11]. Elle était surnommée la « Jeanne d'Arc du pays du Cèdre ».

Références

  1. « Notice de personne "Khoueiry, Jocelyne (1955-....)" », sur catalogue.bnf.fr (consulté le 29 octobre 2018)
  2. Newsdesk Libnanews, « Jocelyne Khoueiry rend une dernière fois les armes face à la maladie », sur libnanews.com (consulté le 4 août 2020)
  3. NULL, « Du front à l'annonce de l'Evangile de la vie - ZENIT - Francais », sur ZENIT - Francais, (consulté le 1er août 2020).
  4. a b et c Écho magazine, la libanaise au fusil-mitrailleur, n°18, 30 avril 2015, p.32-33, par Patrice Favre
  5. « Jocelyne Khoueiry l’indomptable », sur CDM (consulté le 4 août 2020)
  6. Famille chrétienne, Quand Marie est là, la violence s'évanouit, n°1938, 7-13 mars 2015, p.42, par Magali Michel
  7. « Jocelyne Khoueiry : l'Indomptable », sur www.famillechretienne.fr (consulté le 4 août 2020)
  8. (en) « Films / أفلام », sur جمعية أصدقاء جوسلين صعب -Association des amis de Jocelyne Saab - Jocelyne Saab's Friends Association,‎ (consulté le 23 août 2019)
  9. « Invité du dimanche : Jocelyne Khoueiry », sur www.archivioradiovaticana.va (consulté le 4 août 2020)
  10. NULL, « Jocelyn Khoueiry : du Liban au synode, une expertise de terrain - ZENIT - Francais », sur ZENIT - Francais, (consulté le 1er août 2020).
  11. L'Orient le Jour, article du 31 juillet 2020

Bibliographie

  • Jocelyne Khoueiry l’indomptable, par Nathalie Duplan et Valérie Raulin, Le Passeur, .
  • Cèdre et la Croix - Jocelyne Khoueiry, une femme de combats, Nathalie Duplan, Valérie Raulin, 2005.

Voir aussi

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Liens externes