Journaliste
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Des journalistes reporter d'images.
Appellation
Journaliste
Secteur d'activité
Professions voisines
Codes
CITP
IDEO (France)
ROME (France)
E1106

Un journaliste est une personne qui recueille, écrit ou distribue des informations.

Un journaliste peut travailler sur des sujets généraux ou se spécialiser dans certaines questions. La plupart des journalistes ont tendance à se spécialiser et, en collaborant avec d'autres journalistes, rédigent un article ou mettent en forme un reportage qui couvre l'actualité. Par exemple, un journaliste sportif couvre les nouvelles dans le monde du sport, mais ce journaliste peut aussi faire partie d'un journal qui couvre d'autres sujets.

Les différentes facettes du métier

Une reporter filmée par un cadreur au cours d'un reportage.

Le travail du journaliste consiste principalement à recueillir des informations puis écrire des articles ou publier des reportages (écrits, audio, photo ou vidéo), en consultant les dépêches des agences de presse et la documentation de son entreprise, en interrogeant des spécialistes ou des témoins, à qui il garantit la protection des sources d'information des journalistes.

On utilise le terme de reporter quand il se déplace sur le terrain, de chroniqueur ou de rubricard quand ses articles sont spécialisés dans un domaine particulier et même de critique pour certains d'entre eux : littéraire, dramatique, cinéma, musical, d'art, gastronomique. Il est éditorialiste ou billettiste, s'il doit mettre en avant une opinion, le plus souvent celle de son entreprise. Lorsque le journaliste effectue des enquêtes longues et approfondies sur des sujets difficiles, il est journaliste d'investigation.

Les secrétaires de rédaction, qui assurent un travail d'édition en relisant et réécrivant au besoin les articles, ont aussi le statut de journaliste professionnel, tout comme leur pendant dans l'audiovisuel, les chefs d'édition, ainsi que les présentateurs, photographes de presse, dessinateurs, iconographes, journalistes reporters d'image (« JRI ») et documentalistes de presse. La profession se décline ainsi sous de nombreuses facettes :

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Définition

En France : le statut de journaliste professionnel

Les articles L7111-3 à L7111-5 du Code du travail précisent qu'est « journaliste professionnel toute personne qui a pour activité principale, régulière et rétribuée, l'exercice de sa profession dans une ou plusieurs entreprises de presse, publications quotidiennes et périodiques ou agences de presse et qui en tire le principal de ses ressources ». Ces publications peuvent être électroniques. Tout journaliste professionnel est couvert par la Convention collective nationale de travail des journalistes. Pour Rémy Rieffel, cette définition est assez floue, et même tautologique, et souligne que les limites de cette profession sont floues depuis son origine[1].

L'exercice du journalisme est libre en France et n'est pas réservé aux journalistes professionnels. Il peut être exercé, par exemple, dans le cadre d'un média associatif ou autre, à but non lucratif et donc non enregistré à la Commission paritaire des publications et des agences de presse. Toutefois, ces journalistes-là ne bénéficient pas de la protection du statut de journaliste professionnel.

La loi Brachard, inspirée du rapport Brachard, a créé dès 1935 un statut de journaliste professionnel, qui accorde au moins un mois de salaire par année d'ancienneté en cas de licenciement et une clause de cession (démission avec les mêmes indemnités) en cas de changement d'actionnaire de l'entreprise de média. La loi Cressard a donné en 1974 les mêmes droits aux journalistes pigistes, rémunérés au prorata de la longueur des articles.

Qu'il soit mensualisé ou pigiste, le journaliste professionnel est salarié en contrat à durée indéterminée, comme le précise la loi Cressard de 1974: il vote aux élections professionnelles, est couvert par Convention collective nationale de travail des journalistes (CCNTJ) et obtient la carte de presse, si le journalisme lui apporte la majorité de ses revenus. La carte est attribuée, après une année probatoire, par la CCIJP, commission indépendante de professionnels élus par leurs pairs.

Créé en 1934, l'allocation pour frais d'emploi des journalistes, composante marginale des aides à la presse en France, autorise à déduire 7 650 euros par an de son revenu imposable[2]. Ce montant, fixé en 1998 et non relevé depuis, a remplacé la déduction de 30 % supprimée en 1996.

Les correspondants locaux de presse n'ont pas le statut de journaliste professionnel et ne sont pas couverts par la CCNTJ dans la mesure où leur fonction est exercée en complément d'une autre activité professionnelle.

Cinq grandes commissions, réunissant des patrons de média et des syndicats de journalistes travaillent à la cogestion de la profession de journaliste, en vertu du paritarisme, des lois spécifiques à la profession (Loi Brachard, Loi Cressard), et de la Convention collective nationale de travail des journalistes :