République du Kazakhstan

(kk-Cyrl) Қазақстан Республикасы

(kk-Latn) Qazaqstan Respýblıkasy

(ru) Республика Казахстан

Drapeau
Drapeau du Kazakhstan.
Blason
Emblème du Kazakhstan.
Hymne en kazakh : Менің Қазақстаным (Meniń Qazaqstanym, « Mon Kazakhstan »)
Fête nationale 16 décembre
· Événement commémoré Indépendance vis-à-vis de l'URSS ()
Description de l'image Kazakhstan (orthographic projection).svg.
Description de l'image Carte_Kazakhstan.png.
Administration
Forme de l'État République
Président de la République Kassym-Jomart Tokaïev
Premier ministre Askar Mamine
Parlement Parlement
Chambre haute
Chambre basse
Sénat
Majilis
Langues officielles Kazakh et russe
Capitale Noursoultan
Géographie
Plus grande ville Almaty
Superficie totale 2 724 900 km2
(classé 9e)
Superficie en eau Négligeable
Fuseau horaire UTC +5 (ouest) et +6 (centre et est)
Histoire
Indépendance de l'URSS
Date
Démographie
Gentilé Kazakh, Kazakhstanais
Groupes ethniques Kazakhs, Russes, Tatars, Bachkirs, Azéris, Turcs Meshkètes, Ouïghours, Doungans, Kirghizes, Ouzbeks, Ukrainiens, Biélorusses, Arméniens, Géorgiens, Coréens, Allemands, Grecs, Polonais, Karakalpaks, Tadjiks, Turkmènes, Tchouvaches, Mordves, Lituaniens, Lettons, Moldaves.
Population totale (2020[1]) 19 091 949 hab.
(classé 64e)
Densité 7 hab./km2
Économie
PIB nominal (2014) en diminution 212,260 milliards de $
- 8,46 % (49e)
PIB (PPA) (2014) en augmentation 418,473 milliards de $
+ 5,82 % (42e)
PIB nominal par hab. (2014) en diminution 12,183,513 $
- 9,81 % (60e)
PIB (PPA) par hab. (2014) en augmentation 24,019,950 $
+ 4,26 % (52e)
Taux de chômage (2014) en stagnation 5,225 % de la pop.active
+ 0 %
Dette publique brute (2014) Nominale :
Increase Negative.svg 5 751,545 milliards de
+ 26,78 %
Relative :
Increase Negative.svg 15,122 % du PIB
+ 17,58 %
IDH (2018) en augmentation 0,817 ; 50e)
Monnaie Tenge kazakh (KZT​)
Divers
Code ISO 3166-1 KAZ, KZ​
Domaine Internet .kz, .қаз
Indicatif téléphonique +7
Organisations internationales ONU
AIIB
FPEG(observateur)
Conseil turcique
ECO

Le Kazakhstan, en forme longue la république du Kazakhstan (en kazakh : Qazaqstan, Қазақстан, /qɑzɑqˈstɑn/ et Qazaqstan Respýblıkasy, Қазақстан Республикасы, en russe : Казахстан, Kazakhstán, /kɐzəxˈstɐn/ et Республика Казахстан, Respoublika Kazakhstán), est un pays situé majoritairement au nord de l'Asie centrale et en partie en Europe de l'Est (à l'ouest du fleuve Oural). Sa capitale est Noursoultan, anciennement nommée Astana.

Pays de steppes peuplé autrefois de cavaliers nomades turcophones, il fit partie de l'Empire russe puis de l'Union des républiques socialistes soviétiques. Il est indépendant depuis 1991.

Ses habitants sont appelés les Kazakhstanais. Le terme Kazakhs ne s'applique qu'à l'ethnie majoritaire du pays.

Étymologie

Le nom « Kazakh » vient de l'ancien mot turc qaz, « vagabonder » , qui reflète la culture nomade des Kazakhs. Le terme « Cosaque » a la même origine[2]. Le suffixe persan -stan signifie « terre » , « pays » ou « lieu de » , de sorte que le Kazakhstan peut être traduit littéralement comme « pays des vagabonds » .

Histoire

Le Kazakhstan, région de vastes steppes, est longtemps parcouru et peuplé par des populations nomades.

La confédération des Kiptchaks-Coumans, en Eurasie, vers 1200.

Il est habité depuis l'âge de la pierre par des pasteurs nomades[3]. Les cultures de l'âge du bronze qui se sont étendues sur ce territoire comprennent la culture de Sroubna, la culture d'Afanasievo, la culture d'Andronovo et la culture de Begazy-Dandybai (en).

Entre -500 et 500, le Kazakhstan abrite les cultures nomades guerrières des Scythes puis des Huns.

Au IXe siècle le territoire kazakh est partiellement islamisé. La religion traditionnelle étant le tengrisme.

Les Mongols envahissent le territoire au XIIIe siècle, pendant l'expansion de l'Empire mongol.

En 1723, les Dzoungars enlèvent au Khanat kazakh les villes de Sayram, Tachkent et Turkestan. Les trois hordes, dissociées par la défaite, se séparent en trois jüzes.

Au début de l'époque moderne, il est peuplé de nomades turcophones, les Kazakhs, chasseurs et éleveurs, dont les traditions sociales sont basées sur une structure clanique qui perdure jusqu'à nos jours. Ces territoires, âprement disputés entre la Russie et la Chine, finissent par des jeux d'alliances et des pressions militaires, par passer sous tutelle, puis sous domination directe, de l'Empire russe.

Les pressions de la Russie pour imposer son système provoquèrent le ressentiment des Kazakhs. Dans les années 1860, la plupart des Kazakhs résistèrent à l’annexion par la Russie en partie à cause de l’influence que cela avait sur leur style de vie nomade traditionnel et leur économie largement basée sur l’élevage et à cause de la famine associée qui se répandit rapidement, décimant des tribus kazakhes entières.

Après la Révolution d'Octobre de 1917, une république soviétique autonome (initialement « des Kirghizes », avec des frontières plus large que le Kazakhstan contemporain) est proclamée en 1920. La république socialiste soviétique kazakhe est incorporée à l'Union soviétique lors de sa création en 1936. À la suite de tentatives de sédentarisation des populations nomades qui peuplaient historiquement la région et de la politique de collectivisation, une famine décime la population durant les années 1929-1933. Environ un tiers de la population kazakhe, soit près d'1,3 million de personnes, périt des suites de ces événements. Dans les années suivantes du régime stalinien, le Kazakhstan, en partie dans le cadre du complexe correctionnel du « steplag » et du « karlag », est une destination pour de nombreuses déportations (et évacuations de guerre), et en particulier, pendant et juste après la Seconde Guerre mondiale, de groupes ethniques parfois entiers : Tatars de Crimée, Polonais, Tchétchènes, Allemands de la Volga et de la Mer Noire, Coréens et autres. Plus tard, le Kazakhstan devient le site de plusieurs ambitieux projets soviétiques : le polygone nucléaire de Semipalatinsk et ses laboratoires nucléaires, le cosmodrome de Baïkonour et la campagne des terres vierges. Les frontières du Kazakhstan actuel sont établies sous Staline, entre 1930 et 1935. Au nord, l'Oblast de Pavlodar, initialement région russe, et peuplée de russophones, est intégré au Kazakhstan, car il était très industriel, et minier, avec de grandes mines de charbon, ce qui relève l'économie en retard de la république, sert de modèle, et développe le secteur industriel et minier en d'autres lieux du Kazakhstan.

Dinmoukhammed Kounaïev, premier secrétaire du Parti communiste du Kazakhstan de 1964 à 1986.

Lors de la dislocation de l'URSS, le Kazakhstan est la dernière des quinze républiques soviétiques à déclarer son indépendance le [4]. Les années suivantes voient une émigration importante, notamment de nombreux non-Kazakhs qui se sentent écartés des responsabilités ; mais progressivement la situation économique se stabilise ces dernières années, avec une croissance sensible, et un solde migratoire tendant à redevenir positif.

Le chef d'État Noursoultan Nazarbaïev, reste au pouvoir entre 1990 et 2019, remportant 5 élections présidentielles consécutives. Il démissionne le pour laisser la place au président du Sénat, Kassym-Jomart Tokaïev, qui est élu président le .

Le , une nouvelle Constitution est adoptée et des élections législatives ont lieu en avec la création d'un Parlement à deux chambres.

Le Kazakhstan adhère à l'ONU le et au partenariat pour la paix de l'OTAN le . Il est aussi membre de l’UNESCO depuis

En 1997, la capitale du Kazakhstan est déplacée d'Almaty (ancienne Alma-Ata), au sud-est du pays, à Akmola (Akmolinsk, Tselinograd), rebaptisée Astana (« capitale » en kazakh) à cette occasion. Cette ville située dans les steppes du nord du pays (plus près de son centre géographique), s'est développée comme centre urbain principal pour la campagne des terres vierges.

Un cavalier nomade Kazakh avec un aigle.

En janvier 2010, le Kazakhstan assure pour une année la présidence de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), la plus grande organisation de sécurité régionale, regroupant 56 pays d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Asie. Le Kazakhstan devint le premier État post-soviétique à prédominance asiatique et musulmane à diriger cette organisation.

Le , le gouvernement décide de renommer sa capitale Noursoultan, en hommage à l'ancien président Nazarbaïev, resté trente ans à la tête du pays. Ce dernier quitte le pouvoir le même jour[5].

Géographie

Le Kazakhstan est souvent qualifié de « pays d'Asie centrale » en raison des liens historiques, linguistiques, culturels et politiques qui le lient aux quatre autres ex-républiques soviétiques d'Asie. Cependant, au Kazakhstan, l'ensemble géopolitique formé par le Kazakhstan, le Kirghizistan, l'Ouzbékistan, le Tadjikistan et le Turkménistan est fréquemment appelé « Asie centrale et Kazakhstan ». Cette position rejoint la définition soviétique d'« Asie médiane et Kazakhstan » (russe : Средняя Азия и Казахстан), l'Asie médiane pouvant inclure également le sud et le centre du Kazakhstan. En 1992, le président Noursoultan Nazarbaïev, lors du sommet des États d'Asie centrale, proposa de renoncer à cette expression pour « Asie centrale ». Le terme est depuis largement employé, même s'il peut inclure également la Mongolie et l'Ouest de la Chine.

L'Extrême-Ouest du pays n'est généralement pas considéré comme faisant géographiquement partie de l'Asie centrale mais de l'Europe (selon une convention généralement admise, le continent européen s'arrête aux monts Oural puis au fleuve du même nom) : le Kazakhstan est ainsi situé sur deux continents (bien que la partie européenne soit désertique et très peu peuplée).

Données géographiques