Lettres (quatre volumes)
Image illustrative de l’article Lettres (Pline)
Statue de Pline le Jeune à la cathédrale de Côme

Auteur Pline le Jeune
Pays Rome antique
Genre genre épistolaire
Version originale
Langue latin
Titre Epistulae
Date de parution à partir de 101 et jusqu'après 115
Version française
Traducteur Hubert Zehnacker et Marcel Durry
Éditeur Les Belles Lettres
Collection Collection des Universités de France
Lieu de parution Paris
Date de parution 1928 et 2009

Les Lettres (latin : Epistulae) sont le recueil de la correspondance de l'écrivain latin Pline le Jeune (né en 61 ou 62 et mort entre 113 et 115). Les 369 lettres sont réunies en dix livres, le dernier étant consacré à ses missives officielles. Écrites pour être publiées[1], elles sont une source précieuse de renseignements sur leur époque. Elles inaugurent, par leur littérarité, le genre épistolaire.

Dans chacune de ses lettres, Pline, tout en respectant la forme épistolaire (destinataire, signature, salutations), traite un thème en particulier. C'est pratiquement l'ensemble des domaines de la vie des classes supérieures romaines qui s'y trouve abordé. Cette vision détaillée de la vie quotidienne, mais aussi de la vie politique et des comportements sociaux, englobe des réflexions personnelles sur la politique, le droit, la justice, la littérature, la culture, l'éducation, ainsi que la description de paysages et des villas que Pline possède à Tuscum dans les Apennins et à Laurentinum au sud d'Ostie. Parmi les passages les plus connus figurent la description de l'éruption du Vésuve en 79 à Tacite[2] et l'échange avec Trajan sur l'attitude à adopter face aux chrétiens[3].

Structure

Les neuf premiers livres contiennent 248 lettres envoyées à 105 destinataires : amis, relations célèbres et contemporains connus. Pline lui-même les publie avant d'être nommé gouverneur en Bythinie entre 111 et 113. Le dernier livre (121 lettres) est publié après la mort de leur auteur et comprend sa correspondance avec Trajan, c'est-à-dire les lettres de Pline et les réponses de l'empereur, classées chronologiquement.

Correspondance authentique ou œuvre littéraire ?

Au-delà d'une entreprise autobiographique qui a fait la célébrité de leur auteur, les lettres apparaissent comme une tentative d'exercer une influence politique et morale sur le public[4]. Pline lui-même assure la publication des lettres au moins à trois moments : les deux ou trois premiers livres sont publiés entre 101 et 104, les livres IV à VII en 107 ou 108, et les livres VIII et IX en 109/110[5]. Il est clair qu'il ne s'agit pas de lettres envoyées par Pline sous cette forme, mais soit de versions retravaillées en vue de la publication, soit de lettres entièrement artificielles destinées uniquement à être publiées. Pline note dans le premier livre que le préfet du prétoire Caius Septicius Clarus l'a incité à publier.

Notes et références

Bibliographie

  • (de) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en
    1. Pascal Mougin et Karen Haddad-Wotling, Dictionnaire mondial des littératures, Larousse, (lire en ligne)
    2. Lettres, VI, 16
    3. Lettres, X, 96 et 97
    4. (de) Frank Beutel, Vergangenheit als Politik. Neue Aspekte im Werk des jüngeren Plinius, Francfort, 2000, p. 138 et 170
    5. (de), Plinius Secundus, Sämtliche Briefe (éditées par Walter Rüegg ; introduction et traduction d'André Lambert), Lizenzausgabe für die Büchergilde Gutenberg

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