Lycée Champollion
Image illustrative de l’article Lycée Champollion
Entrée principale du lycée Champollion.
Généralités
Création 1887
Pays Drapeau de la France France
Académie Académie de Grenoble
Coordonnées 45° 11′ 16″ nord, 5° 43′ 30″ est
Adresse 1 cours Lafontaine
38000 Grenoble
Site internet https://www.lycee-champollion.fr/
Cadre éducatif
Type Lycée public
Proviseur Alain Mattone
Proviseur adjoint Christine Guttin (Secondaire), Joanna Fournié (CPGE)
Population scolaire 1981 élèves (2019)
Formation Général, classe préparatoire aux grandes écoles
Nbre d'options 4
Options Grec ancien, Latin, Arts plastiques, Musique
Langues étudiées Allemand, Allemand Euro, Anglais, Espagnol, Italien
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Grenoble
(Voir situation sur carte : Grenoble)
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Le lycée Champollion est un établissement français d'enseignement secondaire et supérieur situé à Grenoble, au 1 cours Lafontaine, près de la place Victor-Hugo. Le lycée est nommé en hommage à l'égyptologue Jean-François Champollion, d'origine dauphinoise par son père, et ayant vécu de nombreuses années à Grenoble.

Le lycée Champollion possède également des classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques (MPSI, PCSI, BCPST), littéraires (Khâgnes A/L, et LSH), économiques et commerciales (ECE et ECS).

À la rentrée 2019, le lycée Champollion comptait 1 981 élèves (dont 1076 en CPGE et 905 dans le secondaire)[1].

Histoire

Du début du XVIIIe siècle jusqu'en 1887, l'actuel lycée Stendhal est l'unique établissement d'enseignement secondaire de Grenoble et de l'Isère. Parmi ses élèves, il compte Jean-François Champollion. L'époque de Jules Ferry, vers 1880, privilégie l'enseignement public et à Grenoble, un maire, Édouard Rey, aide au mouvement de scolarisation en profitant de l'expansion démographique que connaît alors la ville, ainsi que de l'espace libéré par la destruction des remparts Haxo.

C'est en 1882 qu'est décidée la construction d'un nouveau lycée sur un terrain de 28 000 m2 situé entre les anciennes fortifications et le nouveau quartier de la gare. Il est alors prévu pour 1 000 élèves (400 internes, 100 demi-pensionnaires, 500 externes). Son budget de construction ne devra pas dépasser 2 millions de francs. À terme, il atteindra 3 millions et demi, partagés par moitié entre la ville et l'état. La municipalité a recours à un architecte de renom, grand prix de Rome, réalisateur du lycée Buffon à Paris et de la prison de la santé : Joseph Auguste Émile Vaudremer. On ne lésina pas sur la qualité des matériaux employés : bois des forêts de Chartreuse, pierres de Villebois (Ain) et de l'Estaillade (Drôme) ; sur l'hygiène et le confort : chauffage central à vapeur, tout-à-l'égout. Mais on en resta à l'éclairage au gaz.

Le lycée est inauguré pour la rentrée d'octobre 1887 faisant l'objet de nombreuses critiques. Les unes portant sur le dépassement financier, les autres sur son architecture qualifiée, au choix, de « mégisserie », de « séchoir à tabac », voire « d'hôpital d'incurables ». Édouard Rey ne sera pas réélu en 1888, et la construction du nouvel établissement ne semble pas avoir été étrangère à son échec électoral.

Jean-François Champollion, égyptologue à l'origine du déchiffrement des hiéroglyphes.

En 1923, ce lycée de garçons sera baptisé Champollion, après avoir failli prendre le nom de Barnave. Mais 1923 marquait le centenaire du déchiffrement des hiéroglyphes et c'était l'occasion de rendre hommage à deux frères très liés à la vie grenobloise, Jacques-Joseph Champollion employé à la bibliothèque municipale et plus particulièrement Jean-François Champollion qui a vécu près de 17 ans à Grenoble avant de devenir illustre avec sa découverte.

La statue de la salle des professeurs n'est qu'une copie du plâtre de Bartholdi légué par sa veuve en 1905 à la ville de Grenoble et installé au lycée (modèle lui-même de l'œuvre en marbre que l'on trouve dans la cour de la Sorbonne), l'original ayant été récupéré par l'actuel musée de peinture au moment de la mise en service de son nouveau bâtiment en 1994[2].

Au départ, l'établissement accueillait des élèves des classes enfantines (5-6 ans) aux classes préparatoires (« Saint Cyr » et « mathématiques spéciales »), si bien que l'on pouvait y passer 13 ans de sa jeunesse. Au fil des décennies, il perdra ses classes primaires, puis son premier cycle, verra gonfler le second cycle et se multiplier les classes préparatoires. Prévu pour 1 000 élèves, il en accueillera jusqu'à 2 500, dont 200 seulement seront toujours internes.

Bien des péripéties marqueront son existence : la guerre, les réformes, les frondes scolaires, constituant une histoire dense et colorée, mais cependant semblable à celle de bien d'autres lycées de grandes villes.

Enseignements

Le lycée abrite des élèves qui préparent le baccalauréat général (S, ES, L). Le lycée accueille des CPGE littéraires (Khâgnes A/L, et LSH), économiques et commerciales (ECE et ECS), et scientifiques (MP, PC, PSI, BCPST).

Les langues enseignées

Liste des langues selon l'ordre alphabétique :