Manifestations de 2020 en Biélorussie
Description de l'image Protest actions in Minsk (Belarus) near Stella, August 16.jpg.
Informations
Date Depuis
(3 mois)
Localisation Drapeau de la Biélorussie Biélorussie
Caractéristiques
Organisateurs Opposition démocratique
(Sergueï Tikhanovski, Svetlana Tikhanovskaïa, Viktar Babaryka)
Participants Plus d'un million de manifestants
Revendications Élection présidentielle libre
Types de manifestations Manifestations, occupations de places publiques
Bilan humain
Morts Au moins 3
Blessés Au moins 200 (et 103 policiers)
Arrestations Au moins 7 000

Les manifestations de 2020 en Biélorussie, surnommées la révolution des pantoufles[1],[2] et la révolution anti-cafard[3], sont une série de manifestations de rue contre le président biélorusse Alexandre Loukachenko[4]. Les manifestations, qui s'intègrent dans le mouvement démocratique biélorusse, se déroulent avant et pendant l'élection présidentielle biélorusse de 2020, au cours de laquelle Loukachenko est candidat à un sixième mandat. Sa victoire avec un score de 80 % face à la candidate de l'opposition Svetlana Tikhanovskaïa apparaît entachée de fraudes massives et provoque la colère d'une partie de la population biélorusse.

Contexte

L'ancien drapeau de la Biélorussie (utilisé en 1918 et de 1991 à 1995) est un symbole du mouvement démocratique.

Loukachenko est généralement qualifié par les médias occidentaux de « dernier dictateur » d'Europe et est au pouvoir depuis 26 ans, ce qui fait de lui le plus ancien chef d'État des pays de l'ex-Union soviétique[5] ayant dirigé le pays depuis 1994[6]. Sous son régime autoritaire le gouvernement a fréquemment réprimé l'opposition, notamment durant la révolution avortée de 2005 et les manifestations de 2017. Loukachenko fait face à une opposition grandissante en raison de sa gestion de la pandémie de coronavirus, qu'il a nié être une menace sérieuse[7] alors que les personnes âgées qui étaient ses principaux soutiens étaient les plus exposées au virus[8]. Sur les cinq élections remportées par Loukachenko, seule la première a été jugée vraisemblablement libre et juste par les observateurs internationaux[9].

Selon le chercheur David Teurtrie, du Centre de recherche Europe-Eurasie de l’Inalco, « il y a encore quelques années, Loukachenko disposait d’une réelle base populaire. La crise économique a fragilisé ses soutiens. Mais la majorité des élites qui composent le régime sont issues des forces de sécurité. Elles n’apparaissent guère sensibles ni à l’impact économique, ni à l’image que peut renvoyer le pays. Il n’y a pas non plus d’oligarques qui jouent sur les divisions. La Biélorussie demeure un pays extrêmement fermé à l’influence occidentale »[10].

Avant l'élection

Rassemblement de soutien à Tikhanovskaïa à Minsk ().
Vidéo d'un meeting de Tikhanovskaïa.

L'homme d'affaires et blogueur Sergueï Tikhanovski, qui a qualifié Loukachenko de « cafard », comme dans le poème pour enfants Le puissant cafard (avec la pantoufle écrasant symboliquement le cafard) est arrêté fin mai 2020 par les autorités biélorusses, qui l'accusent d'être un agent étranger[11]. En juin 2020, des manifestations de rue contre Loukachenko ont lieu[7]. Un certain nombre de candidats de l'opposition se sont portés candidats à l'élection à la suite du mouvement, mais beaucoup d'entre eux sont arrêtés. Le 19 juin, Loukachenko annonce qu'il a « déjoué une tentative de coup d'État », et annonce l'arrestation de son principal rival, Viktar Babaryka[12]. Ce dernier déclare que les accusations de pot-de-vin et de corruption ont été falsifiées et que l'arrestation était motivée politiquement pour l'empêcher de gagner les élections[13]. L'épouse de Tikhanovski, Svetlana Tikhanovskaïa, s'inscrit comme candidate après l'arrestation de Babaryka[11]. Des militants de l'opposition, des journalistes et des blogueurs sont également arrêtés dans le cadre de la répression[14]. Le groupe de défense des droits humains Viasna a estimé qu'entre début mai et début août, environ 1 300 personnes ont été arrêtées pour avoir manifesté.

Loukachenko affirme que les manifestations de l'opposition font partie d'un complot étranger[15] potentiellement orchestré, selon lui, par des Américains, l'OTAN, des Russes ou des Ukrainiens[5]. Il annonce également l'arrestation de 33 personnes, présentées comme des mercenaires présumés du groupe Wagner, une société militaire privée russe.

Les médias spéculent sur le devenir des manifestations, qui pourrait durer et dégénérer[16], voire évoluer vers une révolution à part entière, semblable à la façon dont les manifestations d'Euromaïdan se sont transformées en une révolution en Ukraine en 2014[17]. Le German Marshall Fund, un think tank américain, note que les manifestations sont plus répandues et sont plus brutalement réprimées que les manifestations précédentes en Biélorussie[18].

L'organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) indique ne pas suivre l'élection 2020, n'ayant pas été invitée à le faire[19]. C'est la première fois depuis 2001 que le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l'homme (BIDDH) de l'OSCE ne surveille pas les élections en Biélorussie[9]. L'OSCE n'a reconnu aucune élection en Biélorussie comme étant libre et équitable depuis 1995 et les précédentes missions d'observation des élections de l'OSCE dans le pays ont été entravées par le gouvernement.

Le 23 juillet, Loukachenko affirme que la BBC et Radio Free Europe ont encouragé les émeutes et menace d'expulser ces médias et de leur interdire de rendre compte de l'élection. Le 6 août, environ 5 000 manifestants descendent dans les rues de Minsk en agitant des rubans blancs, appelant à des élections libres et régulières[20]. Au cours de la première semaine d'août, des dizaines de milliers de Biélorusses manifestent contre Loukachenko dans les villes du pays dont 60 000 dans la capitale Minsk, ce qui en fait la plus grande manifestation de rue de la Biélorussie post-soviétique.

Après l'élection

Minsk, .
Minsk, .
Minsk, .
Minsk, .
Minsk, .

À la clôture du scrutin, de nombreux fournisseurs de services Internet sont mis hors service, tandis que la police et l'armée verrouillent la majeure partie de Minsk[21]. La télévision d'État révèle les résultats d'un sondage sortie des urnes montrant une victoire écrasante de Loukachenko et des affrontements entre manifestants et policiers anti-émeute éclatent à Minsk. Des grenades assourdissantes et des balles en caoutchouc sont utilisées faisant des blessés parmi les manifestants[22]. La principale candidate de l'opposition, Svetlana Tikhanovskaïa, déclare lors d'une conférence de presse qu'elle ne fait pas confiance au sondage sortie des urnes : « Je crois mes yeux et je vois que la majorité est avec nous »[22].

La deuxième nuit après l'annonce des résultats (victoire de Loukachenko avec un score de 80 %), les manifestants barricadent la zone autour du marché de Riga. Les forces du régime réagissent en tirant des gaz lacrymogènes sur les manifestants et en utilisant des grenades assourdissantes[23]. Un manifestant décède après une explosion. Selon le ministère de l'Intérieur biélorusse, il s’apprêtait à lancer un engin explosif qui a détonné entre ses mains[24]. Une vidéo le montre les mains vides et abattu par les policiers[25].

Les affrontements se poursuivent dans la nuit du 11 au dans des quartiers plus périphériques de la ville (Kamennaïa gorka, Serebrianka et Ouroutchie). Les forces de l'ordre s'attaquent également aux représentants de la presse, cassant leur matériel et confisquant les cartes mémoire[26]. La quatrième journée de manifestation se déroule plus calmement, sans arrestations de masse, et est marquée par des marches de femmes avançant bras dessus, bras dessous en signe de protestation pacifique[27]. Alors que des soldats font de discrets signes de soutien aux protestataires, des policiers jettent leurs uniformes tandis que des fonctionnaires démissionnent[28].

Le vendredi 14 août, des centaines de protestataires sont libérés après avoir été détenus. Ils affirment avoir été torturés (privation d'eau, de nourriture et de sommeil, tortures à l'électricité et brûlures de cigarettes). Ils étaient détenus par dizaines dans des cellules prévues pour 4 ou 6 personnes. Un contestataire témoigne à l'AFP : « On m'a frappé très fort sur la tête (...), mon dos est couvert de bleus après des coups de matraque »[29]. Le jour même, des paramilitaires russes du groupe Wagner, sont libérés et expulsés vers la Russie[30].

L'Union européenne tente de pousser le pouvoir biélorusse à accepter un plan élaboré par la Pologne, la Lettonie et la Lituanie, qui prévoit la fin de la répression, la libération des manifestants arrêtés, la mise en place d'un Conseil national composé de membres du gouvernement et de l'opposition, ainsi que de nouvelles élections[31]. Alors que les manifestations se poursuivent, Loukachenko rejette la médiation et l'UE décide de mettre en place des sanctions[32].

Le 15 août, des ouvriers manifestent contre le pouvoir[33]. Des chercheurs, des intellectuels, des journalistes, et des hommes d'affaires, ainsi que l'ancien ministre de la Culture Pavel Latouchko ont également rejoint la contestation. L'ambassadeur de Biélorussie en Slovaquie, se dit « choqué » par les témoignages de torture et de passage à tabac[34] et fait défection[35]. Tandis que le ministère de l'Intérieur présente ses excuses aux manifestants, le directeur d'une usine annonce la défaite du président sortant[36].

Le dimanche 16 août, à l'appel de Svetlana Tikhanovskaïa[37], se déroulent d'importantes manifestations d'opposition dans tout le pays, notamment 100 000 (selon l'AFP)[38] ou 200 000 personnes dans les rues de Minsk[39], faisant suite à un meeting de Loukachenko devant quelques milliers de partisans acheminés par bus[40]. Loukachenko cherche par ailleurs à obtenir le soutien de Vladimir Poutine pour conserver son autorité[41]. Plus de 2 000 manifestants interpellés par la police sont libérés le 16 aout[42].

Le , alors que les grèves se multiplient dans le pays[43], Loukachenko s'adresse aux ouvriers de usine des tracteurs à roue de Minsk (be-tarask) (MKZT) qui l’accueillent aux cris de « démission »[44]. Après avoir défié les manifestants en leur préconisant de continuer à « crier », il affirme qu'il n'y aura pas de nouvelles élections tant qu'il n'aura pas été « tué », puis propose de transmettre le pouvoir après l'adoption d'une nouvelle Constitution[45]. Le même jour, l'OSCE fait une proposition de médiation[46].

La chaine publique Belarus 1 se met en grève le 18 août et cesse de transmettre[47]. Plusieurs milliers de manifestants se rassemblent[48] devant la prison où est détenu Sergueï Tikhanovski pour fêter son anniversaire[49].

Environ 1 000 policiers démissionnent sur les 40 000 que compte le pays[50]. Par ailleurs, les journalistes grévistes sont licenciés et remplacés par des Russes[51].

De nouvelles manifestations ont lieu les 22 et 23 août, à Minsk et dans une cinquantaine d'autres villes[52]. La marche du 23 août à Minsk a mobilisé 100 000 personnes selon des médias liés à l'opposition[53]'[38]. Ensuite, des assauts du régime sont lancés contre les usines en grève[54]. Le lendemain, les opposants Sergueï Dilevski et Olga Kovalkova, tous deux membres du Conseil de coordination, sont arrêtés à l'entrée de l'usine de tracteurs de Minsk pour avoir organisé une grève illégale[55].

Le mouvement de protestation connait un certain essoufflement à partir de la deuxième semaine en raison de la répression et des divisions de l'opposition. La candidate à la présidentielle Svetlana Tikhanovskaïa « est devenue une véritable égérie médiatique. Cette position commence à créer des tensions et à diviser le mouvement quand elle se présente comme une possible présidente de transition », souligne un autre responsable de l'opposition[56].

Le une nouvelle manifestation rassemble de plus de 100 000 personnes, ce qui en fait la plus grande manifestation depuis le début du mouvement[57]. Par ailleurs, la police procède à 633 arrestations, un record[58].

Le , la police procède à des dizaines d'arrestations lors d'une marche de femmes ayant rassemblé environ 10 000 personnes[59],[60]. Le des dizaines de milliers de personnes se rassemblent. La police procède à 400 arrestations[61].

Le 17 septembre, la Biélorussie ferme les frontières polono-biélorusse et lituano-biélorusse et renforce la sécurité à la frontière ukraino-biélorusse[62].

Le 19 septembre, la police procède à des centaines d'arrestations lors d'une manifestation de femmes ayant rassemblé environ 2000 personnes[63]. Le 20 septembre, la marche dominicale rassemble des dizaines de milliers de personnes. La police procède à plus de 160 arrestations[64].

Le 23 septembre, Loukachenko prête serment pour un sixième mandat lors d'une cérémonie tenue secrète[65].

Le 26 septembre, la police procède à quelque 150 arrestations, en majorité des femmes. Le 27 septembre, la police arrêté quelques 200 personnes lors d'une manifestation ayant rassemblé environ 100 000 personnes[66].

Morts

La première victime des manifestations est Alexandre Taraïkovski, 34 ans, mort le à 23 heures près de la station de métro Pouchkinskaïa. Selon le ministère de l'Intérieur, le manifestant a tenté de lancer un engin explosif sur les soldats du gouvernement et celui-ci a explosé dans ses bras. Cependant, une vidéo publiée le 15 août le montre les mains vides et se faire tirer dessus par les policiers[25].

Le à Homiel, Alexandre Vikhor, 25 ans, probablement atteint d'une maladie cardiaque, meurt alors qu'il est retenu depuis plusieurs heures dans une camionnette des forces de sécurité alors que les températures sont élevées[67],[68].

Le , Guennadi Choutov, 43 ans, touché d'une balle dans la tête lors des manifestations du , décède à l'hôpital militaire de Minsk, des suites de ses blessures[69].

Revendications des manifestants

Les manifestants s'opposent au régime en place mais ne semblent pas remettre en cause les liens de leur pays avec la Russie[30]. Cette dernière bénéficie d'une image positive auprès de la population biélorusse. Les médias russes ont pour leur part généralement adopté un point de vue favorable aux manifestations contre le gouvernement biélorusse[70].

Les femmes sont très présentes dans les manifestations. Elles revendiquent la libération de leurs fils et de leurs maris en étant vétues de blanc avec des fleurs à la main[71]. Le mouvement se caractérise par sa diversité générationnelle, géographique (citadin et rural) et sociale (des ouvriers et des membres de l'élite y participent)[72].

Réactions internationales

Un Conseil européen est organisé le 19 août[73]. L'Union européenne annonce ne pas reconnaitre la réélection d'Alexandre Loukachenko et promet d’« imposer bientôt des sanctions contre un nombre substantiel d’individus responsables des violences, de la répression et de la falsification des résultats électoraux ». Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, annonce avoir mobilisé deux millions d'euros pour le soutien aux « victimes de la répression et de la violence étatique » et un million d'euros pour financer « les médias indépendants de la société civile »[74].

Le président français Emmanuel Macron a apporté son soutien aux manifestants dans un tweet : « L'Union européenne doit continuer de se mobiliser aux côtés des centaines de milliers de Biélorusses qui manifestent pacifiquement pour le respect de leurs droits, de leur liberté et de leur souveraineté »[75].

Dans un tweet, le candidat démocrate à la présidence des États-Unis Joe Biden déclare : « Les courageux citoyens du Bélarus montrent que leurs voix ne seront pas réduites au silence par la terreur ou la torture. Les États-Unis devraient soutenir l'appel de Svetlana Tikhanovskaïa à des élections justes. Il faut dire à la Russie de ne pas intervenir - il ne s'agit pas de géopolitique mais du droit de choisir ses dirigeants »[76].

Les gouvernements de Lituanie, d'Estonie et de Lettonie déclarent le persona non grata le président bélarusse et une trentaine de hauts fonctionnaires[77].

Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme a déclaré avoir reçu des informations faisant état de plus de 450 cas documentés de torture et de mauvais traitements depuis le jour de l'élection présidentielle. Au moins six personnes sont toujours portées disparues[78].

Références

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