Manifestations et émeutes de mai-juin 2020 aux États-Unis
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À Minneapolis, le .
Informations
Date Depuis le
(1 mois et 8 jours)
Localisation Drapeau des États-Unis États-Unis (Principalement) et Monde Monde
Caractéristiques
Organisateurs Black Lives Matter et autres
Revendications Justice pour George Floyd
Antiracisme
Opposition aux Violences policières
Manifestations Anti-Trump
Types de manifestations Manifestations
Blocages routiers
Incendies volontaires
Pillages
Vandalisme
Bilan humain
Morts 25
Arrestations > 11 000[1] (au )

Les manifestations et émeutes de mai-juin 2020 aux États-Unis, sont une série de manifestations et d'émeutes en réaction à la mort de George Floyd, un afro-américain âgé de 46 ans, tué le par un policier blanc de Minneapolis, nommé Derek Chauvin. Dès le lendemain, plusieurs milliers de personnes se rassemblent à Minneapolis, appelant à ce que la police « cesse de tuer des Noirs » et réclamant « justice »[2].

Les manifestations contre le racisme et les violences policières s'étendent rapidement dans les 50 états des États-Unis touchant plus de 2 000 villes et villages[3], puis, à partir du , dans le reste du monde. Celles-ci se transforment parfois en émeutes au cours desquelles ont lieu des incendies volontaires, du vandalisme, des affrontements avec les forces de l'ordre et des pillages.

Contexte

Violence policière aux États-Unis

Les cas fréquents de violence policière et du recours mortel à la force par les représentants de l'ordre ont conduit les mouvement afro-américain des droits civiques à protester contre l'absence de responsabilisation de la police (en) lors d'incidents meurtriers. Les émeutes de Watts, en 1965, sont une réponse notable aux violences exercées contre le mouvement afro-américain des droits civiques[4]. En 1992, une vidéo amateur où l'on voit plusieurs policiers passer à tabac pendant plusieurs minutes l'angelino afro-américain Rodney King fait le tour du monde et est le déclencheur d'une semaine d'émeutes[5].

Durant les années 2010, plusieurs affaires de violences policières mortelles visant des Afro-Américains sont fortement médiatisées. Lorsqu'en 2013, le surveillant de voisinage George Zimmerman, qui a tiré une balle dans le ventre de Trayvon Martin, 17 ans, est déclaré non coupable, les antiracistes afro-américains s'organisent en un mouvement, Black Lives Matter. Il s'amplifie dès l'année suivante, en réaction aux morts de Michael Brown, Eric Garner et Laquan McDonald (en), tués par des policiers blancs[5]. Au cours des années suivantes, il met en lumière de nombreuses autres affaires, comme celles concernant Freddie Gray en 2015 et Philando Castile (en) en 2016[6].

Selon le chercheur Jesse Jannetta, spécialiste des questions de justice et de police, les violences policières aux États-Unis proviennent notamment de « la latitude des policiers à user la force, d’un point de vue juridique, avec notamment la notion d’« immunité qualifiée » [qui empêche les officiers de police d’être poursuivis pour des actions discrétionnaires dans l’exercice de leurs fonctions]. » La justice a ainsi beaucoup de mal à poursuivre des officiers de police impliqués dans la mort de citoyens[7].

Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme a souligné que l’impunité restait la norme au sein de la police américaine. Selon l'organisation, « les autorités américaines doivent prendre des mesures sérieuses pour mettre un terme à ces meurtres et garantir que justice soit rendue lorsqu’ils se produisent », invitant à la mise en place d’un « système de prévention »[8].

De manière générale, et proportionnellement à la taille de leurs communautés, les Afro-Américains ont 2.5 fois plus de risque d'être tués par des policiers que les Blancs[9]. Et les Afro-Américains constituent la majorité relative de la population carcérale alors qu'ils ne représentent qu'une minorité de la population américaine totale[10] ; en 2017 les Noirs représentaient 12 % de la population adulte totale des États-Unis mais 33 % de la population carcérale, alors que les Blancs représentaient 64 % de la population adulte totale mais 30 % de la population carcérale[10] ; et même les Hispaniques qui sont aussi surreprésentés en prison et qui sont une plus grosse minorité que les Afro-Américains sont moins nombreux qu'eux à être emprisonnés (16 % de la population adulte totale est hispanique contre 23 % de la population carcérale)[10].

Pandémie de Covid-19

Les protestations se déroulent pendant la pandémie de Covid-19. Au début des manifestations, le , l'État du Minnesota recense 21 960 cas et 899 morts[11]. Des mesures exceptionnelles sont prises par le gouvernement du Minnesota afin de limiter l'étendue de la pandémie. Au niveau national, le seuil des 100 000 morts est franchi à la fin mai.

La pandémie a mis en exergue les inégalités sociales aux États-Unis. Les personnes issues des quartiers pauvres présentent un taux de mortalité trois à cinq fois plus élevé que les habitants des quartiers aisés selon les données officielles. Ces dernières n’incluent pas les décès de personnes, souvent issues des minorités, qui n’ont pas voulu se déclarer comme malades faute de couverture santé, relèvent plusieurs organismes observateurs[12]. Or, les Afro-Américains sont souvent la minorité la plus défavorisée dans de nombreux États, ce qui en fait qu'ils sont souvent surreprésentés dans les statistiques de décès provoqués par le Covid-19[13] ; par exemple, à la mi-avril 2020, les Noirs représentaient 40 % des décès dus au Covid-19 dans l'Illinois alors qu'ils n'étaient que 15 % de la population de cet État[13].

Événement déclencheur

Le , George Floyd, un homme afro-américain de 46 ans, est menotté et interpellé suite à l'intervention d'une équipe de policiers. Il est soupçonné d'avoir utilisé un faux billet de vingt dollars[14]. Pendant neuf minutes, George Floyd est maintenu au sol par un policier du nom de Derek Chauvin qui appuie son genou sur son cou[15]. Malgré les interpellations des passants et les protestations de l'homme au sol, il finit par perdre connaissance et est déclaré mort quelques minutes plus tard à l'Hennepin County Medical Center (en)[16].

La vidéo de l'interpellation provoque un grand émoi dans le pays et des manifestations sont organisées dès le [14].

Déroulement

26 mai

Vers midi une foule de quelques centaines de personnes manifestent devant le poste de police de la 3e circonscription de Minneapolis pour exprimer leur indignation concernant les violences policières[17],[18]. Des manifestants vandalisent le commissariat et des voitures de police sont caillassées[19]. À 20 heures, la police en tenue anti-émeute disperse la foule avec des tir de gaz lacrymogènes[20].

27 mai

Des manifestations ont lieu sur l'avenue Chicago Sud à Minneapolis. La police utilise du gaz lacrymogène et tire des balles en caoutchouc sur la foule. Des dégradations ont lieu en début de soirée sur l'AutoZone situé sur East Lake Street qui finira par être incendié. Un magasin Target situé à proximité est pillé par une foule d'une centaine de personnes. Un homme est tué par balle par un prêteur sur gages qui pensait qu'il cambriolait son commerce[21].

28 mai

Incendie du poste de police du 3e district

L'état d'urgence est décrété à Minneapolis par le maire Jacob Frey et 500 soldats de la Garde nationale du Minnesota sont déployés dans le secteur.

En matinée, une trentaine de commerces de Minneapolis sont endommagés par des émeutiers. À Saint Paul, un magasin Dollar Tree et un Target sont pillés et un restaurant Wendy's incendié. Le département de police de Saint-Paul signale que 170 commerces ont été endommagés ou pillés et que des dizaines d'incendies ont été allumés.

Dans la soirée, des manifestants mettent le feu à des bâtiments voisins du poste de police du 3e district. Les clôtures entourant l'installation sont démolies et la police utilise des gaz lacrymogènes pour tenter de disperser les manifestants sans y parvenir. Vers 22 heures, le bâtiment du 3e district est envahi par les manifestants[22] suite à la fuite de policiers sous les jets de projectiles. Le bâtiment est pillé, tagué, saccagé et incendié.

Des manifestants se sont rassemblés ailleurs aux États-Unis, notamment à Denver, New York, Phoenix et à Columbus, en Ohio.

29 mai

Jacob Frey tient une conférence de presse concernant les émeutes où il condamne les actions des manifestants comme étant « inacceptables ». Frey déclare que les personnes engagées dans les émeutes seront « tenues responsables » des dommages causés à la communauté et que Minneapolis est « forte comme l'enfer ».

Dans la matinée, le reporter de CNN Omar Jimenez et son équipe de tournage sont arrêtés par des agents de la patrouille de l'État du Minnesota en plein direct à la télévision[23]. Jimenez s'est identifié comme journaliste ainsi que l'équipe mais les autorités ont déclaré que l'équipe n'avait pas suivi les ordres et les ont retenus quelques heures le temps que CNN publie une déclaration affirmant que cette arrestation violait les droits du premier amendement des journalistes. L'équipe est libérée dans la journée après une intervention du gouverneur du Minnesota, Tim Walz.

À Détroit, un individu fonce dans des manifestants avec une voiture et ouvre ensuite le feu contre eux, tuant un manifestant de 19 ans avant de prendre la fuite[24]. Un officier de police est tué et un autre est blessé lors d'une fusillade (en), sur le lieu d'un rassemblement à Oakland[25]. La police suspecte le mouvement insurrectionnel d'extrême-droite Boogaloo d'avoir commis l'attaque pour faire accuser les manifestants noirs de Black Lives Matter et ainsi essayer de déclencher une guerre civile[26].

30 mai

Des centaines de manifestants convergent en direction de la Maison-Blanche à Washington D.C. Le Secret Service « verrouille » le bâtiment présidentiel et les services de sécurité de la Maison-Blanche sont placés en état d’alerte et de vigilance par mesure de sécurité.

Une fusillade éclate dans le centre d'Indianapolis durant une manifestation, tuant un manifestant[27] et deux voitures de police foncent dans la foule à New York[28].

De très nombreux incidents touchent la Californie. À Los Angeles, des milliers de personnes défient le couvre-feu imposé par les autorités locales et vandalisent, incendient et pillent de nombreux commerces[29]. Suite à des dégâts causés sur des véhicules de police et des agressions sur des policiers, la maire de San Francisco London Breed déclare un couvre-feu immédiat jusqu'à 5 heures du matin. Elle déclare : « Ce que nous voyons ce soir — la violence, le vandalisme et les crimes commis dans notre ville, pas contre la propriété mais contre d'autres personnes — est quelque chose que nous ne tolérerons pas ». À partir de 20 heures 30 sur la Bay Street d'Emeryville, plusieurs établissements, dont H&M, Best Buy, GameStop, sont la cible de pillards. Des centaines de personnes parviennent à dévaliser les magasins et à emporter avec eux des téléviseurs, des téléphones ou des vêtements[30].

31 mai

Des manifestants à Washington devant la Maison-Blanche, dans la nuit du 31 mai au 1er juin 2020.

Des centaines de manifestants affrontent la police devant la Maison-Blanche. Des incendies sont allumés, des voitures retournées et incendiées et des magasins sont pillés et détruits par dizaines en centre-ville. Le Président Trump et sa famille sont conduits rapidement dans le bunker situé sous le palais présidentiel par les services secrets. Des scènes d'émeutes ont lieu dans Washington et dans le Square Lafayette pendant toute la nuit.

1er juin

Le Président Donald Trump se rend à pied de la Maison-Blanche à la St. John's Episcopal Church, entouré par son équipe et accompagné de l'Attorney général Bill Barr. Le Président prend la pose devant l'édifice religieux menacé par un feu la veille avec une Bible à la main, alors que les manifestants sont à quelques rues de là. Il regagne ensuite le palais présidentiel. Quelques minutes plus tôt, lors d'une brève allocution, il avait menacé d'envoyer l'armée en cas de nouvelles violences, puis déclare avoir déployé « des milliers de soldats lourdement armés à Washington pour rétablir l'ordre ». Les manifestants ont été tenus à l'écart du palais présidentiel par la police militaire toute la soirée[31].

2 juin

Les manifestants sont revenus devant la Maison-Blanche, au lendemain de la charge de la police dans Lafayette Square ordonnée par l'Attorney général Bill Barr, qui avait dispersé la foule à coup de grenades lacrymogènes et assourdissantes afin de permettre à Donald Trump d'aller à pied avec son entourage se faire photographier devant l'église Saint-John. Les protestataires étaient de retour devant les grilles de sécurité qui ont été rajoutées autour de la résidence présidentielle, et qui bloquent l'accès au parc. L'ambiance était pacifique et un peu moins agressive que pendant le week-end. Plutôt jeune, composée d'une majorité de blancs, la foule brandissait des panneaux en carton avec le slogan dorénavant fameux à la mémoire de George Floyd : Je n'arrive pas à respirer (I can't breathe), aussi repris sur des maillots et des masques de protection. Les vies noires comptent (Black Lives Matter), parfois réduit à son acronyme BLM, était aussi présent partout, sur les tee-shirts et les pancartes, tracés sur le bitume à la craie de couleur, ou à la bombe de peinture. Malgré un couvre-feu qui a pris effet à 19 h, les manifestants on passé une partie de la nuit devant le palais présidentiel.

3 juin

Des milliers de manifestants pacifiques se réunissent devant la Maison-Blanche à Washington D.C, malgré un couvre-feu instauré par la maire Muriel Bowser. Quelques tensions sporadiques éclatent entre la police antiémeute et les manifestants du mouvement Black Lives Matter. Des militaires sont déployés autour du palais présidentiel et bloquent les rues alentours, sans jamais intervenir auprès des manifestations. Les manifestants se dispersent sans difficulté un peu plus tard dans la nuit.

Trois militants d’extrême droite sont inculpés pour « incitation à la violence ». Selon les médias américains, des militants d'extrême droite, parfois lourdement armés, se sont infiltrés dans de nombreuses manifestations afin de déclencher des violences[32].

4 juin

7 juin

À Washington, le sénateur républicain de l'Utah et ancien candidat à l'Élection présidentielle américaine de 2008 Mitt Romney décide de participer à une manifestation de 1000 à 1500 évangélistes qui protestaient contre la menace du président Trump de déployer l'Armée contre les manifestants[33]. Avant lui, d'autres chefs de file républicains s'étaient aussi positionnés contre cette menace et s'étaient désolidarisés de Trump[33]. De manière plus générale, ce geste de Trump semble avoir été le premier de tout son mandat à avoir entraîné une baisse significative de sa popularité auprès de son propre électorat[34].

Alors que la manifestation contre les violences policières et le racisme à Seattle se déroule dans le calme, vers 20h30, un homme fonce en voiture sur les manifestants[35]. Un d'entre-eux court à la vitre de la voiture pour tenter de l'arrêter, mais le conducteur lui tire dessus[35]. Pendant que d'autres manifestants se précipitent pour aller aider le blessé, le conducteur sort avec son pistolet puis va se rendre à la police[35]. Le manifestant blessé doit être hospitalisé, et se trouvait dans un état stable le soir[35].

La camionnette du membre du mouvement insurrectionnel d'extrême-droite Boogaloo Steven Carrillo est repérée sur une route à la périphérie de Ben Lomond (Comté de Santa Cruz, Californie). Celui-ci est suspecté d'avoir commis fusillade devant le tribunal du Comté de Santa Cruz à Oakland qui avait coûté la vie à un policier et blessé un autre (lire ci-dessus). La police du comté tente alors de l'interpeller, mais Carrillo les attaque avec un AR-15 et des bombes artisanales qu'il transportait dans son véhicule, tuant 1 policier (le sergent Damon Gutzwiller 38 ans) et en blessant 3, abandonne son véhicule et tente de carjacker un autre, avant d'être blessé par balles et arrêté vivant. Les enquêteurs pensent qu'au moment de son interpellation, il était en route pour commettre un attentat d'ampleur[36], d'autant plus qu'en plus du AR-15, un atelier de fabrication de bombes artisanales et un gilet pare-balles sont retrouvés dans la camionnette[26]. Le fait que Carrillo ait écrit le slogan du mouvement Boogaloo et ait commencé à écrire boog avec son sang lors de son arrestation, et qu'il avait cousu un patch au nom du mouvement sur son gilet pare-balle, semble indiquer qu'il a agit au nom de ce mouvement, et que celui-ci comptait infiltrer les manifestations pour déclencher une guerre civile[26].

8 juin

Devant l'impossibilité de réformer la police de Minneapolis, le conseil municipal (neuf des 13 membres)[37], le maire Jacob Frey et le chef de la police Madaria Arradondo se mettent d'accord pour démanteler la police de la ville et redistribuer ses fonds à des associations citoyennes[38]. Cette décision extrême est prise à cause de l'opposition du syndicat de police de la ville, qui couvrait toutes les bavures racistes, et dont le chef Bob Kroll bloquait systématiquement les tentatives de réforme et maintenait activement une attitude guerrière, violente et trumpiste, ainsi qu'un climat de méfiance envers la population afro-américaine[38]. Devant l'impossibilité de réformer les accords syndicaux, qui eux-mêmes empêchaient de rénover la police, la dissolution a paru être la seule solution restante aux hommes politique locaux[38].

11 juin

Le chef d'état-major, le général Mark A. Milley, dit regretter de s'être montré aux côtés de Trump quand il avait menacé d'envoyer l'Armée disperser les manifestants, afin de faire comprendre qu'il ne soutient pas la menace émise par le président[39].

14 juin

Un conducteur afro-américain de 27 ans, Rayshard Brooks, est abattu lors de sa tentative d'interpellation à Atlanta. Il s'était endormi sur le chemin du drive-in d'un Wendy's et était probablement alcoolisé. La police a été appelée car il bloquait les autres automobilistes. Selon les caméras de vidéosurveillance, lorsque les policiers arrivent, Brooks vole le taser de l'un d'eux, et tente de s'enfuir à pieds. Un des policiers lui tire dessus à balles réelles alors que le fuyard fait volte-face. Une autre vidéo révèlera plus tard que le policier qui avait tiré, Garrett Rolfe, avait de plus donné un coup de pied à Brooks une fois à terre[40]. Brooks décède à l'hôpital peu après une opération. La maire de la ville, Keisha Lance Bottoms, annonce que la cheffe de la police d'Atlanta, Erika Shields, lui a présenté sa démission, et le policier auteur des tirs mortels doit être démis de ses fonctions. Dans la soirée, des manifestants bloquent une autoroute de la ville, tandis que le Wend'y's à côté duquel se sont passés les faits est incendié[41]'[42].

17 juin

L'autopsie confirmera de Rayshard Brooks est mort de 2 balles dans le dos[40]. Après avoir conclu que Brooks ne représentait ni une menace de mort ni une menace de blessure grave au moment où il a été tué, le procureur du comté de Fulton, Paul Howard, inculpe Garrett Rolfe, le policier auteur des tirs mortels contre Brooks, de 11 chefs d'inculpation dont meurtre[40]. Un autre policier présent sur les lieux du drame, Devin Brosnan, est inculpé d'agression et de violation de sa prestation de serment, notamment parce qu'il s'est tenu debout sur le blessé[40]. Un mandat d'arrêt est émis contre les deux hommes, qui ont une journée pour se rendre[40].

19 juin

À l'occasion du Juneteenth, fête non-officielle de la fin de l'esclave (sauf au Texas où elle est officielle puisque sa date a été choisie en référence à la libération des esclaves de cet État), des manifestations Black Lives Matter ont lieu à travers tout le pays[43].

Donald Trump devait tenir un meeting électoral à Tulsa, ville où ont eu lieu les pires massacres d'Afro-Américains de l'Histoire des États-Unis en 1921[43]. Mais le fait d'organiser un meeting dans cette ville à cette date, durant ce mouvement social et alors que Trump est déjà fréquemment accusé de complaisance avec les suprémacistes blancs, déclenche tellement de réactions indignées que le meeting est reporté au lendemain[43].

Dans la nuit du 19 au 20 juin, des manifestants déboulonnent et abattent la statue d'Albert Pike à Washington[43].

20 juin

Alors que Donald Trump fait son meeting électoral à Tulsa (malgré les recommandations contre le Covid-19 et alors même que 6 des organisateurs du meeting y avaient été testés positifs), environ 1000 manifestants anti-trumpistes et de Black Lives Matter manifestent devant la salle où il y a lieu[44]. Peu avant, un autre rassemblement de Black Lives Matter avait lieu dans un parc de la ville[44].

27 juin

Durant le mouvement, la ville de Louisville (Kentucky) est l'une des ville qui connaît le plus de manifestations, car en mars 2020 la ville avait connu une bavure raciste, lorsque la police avait tué une Afro-Américaine, Breonna Taylor, de 8 balles dans son sommeil alors qu'ils cherchaient un policier qui n'habitaient plus à cette adresse[45]'[46]. De plus, le 2 juin, David McAtee, célébrité locale d'un quartier défavorisé à majorité noire, avait été aussi abattu par la police car il était sorti lors du couvre-feu, et son corps avait été laissé dans la rue pendant 12h, ce qui avait choqué la ville[46]. Le contexte local faisant de la ville un des endroits où les manifestations Black Lives Matter sont les plus régulières[46]. Le 27 juin, un ou deux individu(s) tire(nt) sur des manifestants pacifiques dans le parc Jefferson Square, avant de prendre la fuite[45]'[46]. L'un des manifestants est grièvement blessé et meurt à l'hôpital[45]'[46]. Selon le journal local Louisville Courrier Journal l'attaque a été menée par un "groupe patriote armé" opposés aux manifestants[45]'[46].

28 juin

Des nouvelles manifestations ont lieu.

À Saint-Louis (Missouri), 500 personnes manifestent pour demander la démission de la maire démocrate de la ville, Lyda Krewson, car celle-ci avait publié une vidéo Facebook où elle lisait une liste de noms de personnes qui souhaitaient diminuer ou supprimer les fonds de la police, une des demandes du mouvement[47]. Durant la manifestation, un couple blanc, Mark et Patricia McCloskey, avocats des droits civiques supportant la cause Black Lives Matter, sort de leur maison et menacent des manifestants violents qui ont pénétré dans une propriété privée, en les mettant en joue avec un pistolet et une carabine M4, pour se protéger[48]. Les manifestants préfèrent les ignorer afin d'éviter que la situation ne dégénère[47]. Une vidéo de l'altercation est partagée puis supprimée par Donald Trump[47].

Le Congrès du Mississipi vote le retrait de l'étendard confédéré de leur drapeau (à la Chambre des représentants du Mississippi 91 voix pour et 23 contre, au Sénat du Mississippi 37 voix pour et 14 contre), le dernier drapeau d'un État américain à le conserver, alors que l'étendard des Confédérés est souvent considéré ou utilisé comme un symbole de l'esclavage ou du racisme[49].

Dans la soirée, une manifestation pacifiste a lieu à Détroit (Michigan)[50]. Une voiture de patrouille renverse 12 manifestants, certains doivent être hospitalisés, selon la police il s'agit d'un accident[50].

Le même soir, la militante française Assa Traoré, leader du mouvement Justice pour Adama, reçoit le prix américain BET Global Good pour son engagement[51].

Manifestations dans d'autres pays

À partir du week-end des 30 et , les manifestations, jusque là limitées aux États-Unis, se propagent sur plusieurs continents. Les premières sont organisées à Londres, Berlin et Auckland, avant que le mouvement ne s'étende dans plusieurs autres pays d'Afrique, d'Amérique, d'Europe et d'Océanie[52]. Dans certains pays, les mobilisations sont liées avec celles concernant des affaires de violence policière locales : au Canada avec la mort de Regis Korchinski-Paquet (en) ou en France avec celle d'Adama Traoré[53],[54].

Amérique du Nord

Le , des milliers de manifestants dénoncent la mort de George Floyd à Montréal[55]. Du vandalisme, des affrontements avec la police anti-émeute et des pillages ont lieu durant la soirée après la manifestation. Le plus de 1 000 personnes manifestent contre le racisme et la brutalité policière à Calgary[56]. Le , des manifestations ont lieu d'un bout à l'autre du pays[57]. Des manifestation sont organisés a Toronto[58], Winnipeg[59], Moncton, Repentigny[60], Edmonton[61], Vancouver[62] et Ottawa[63]. Le , des manifestation se déroulent a Montréal[64], Québec[65], Sherbrooke[66], Halifax[67], Sept-Îles[68], Rimouski[69], Yarmouth[70], Mississauga[71] et Oshawa[72].

Le 4 juin 2020, la mort d'un jeune maçon, Giovanni López, blessé par balles aux jambes et battu à mort par au moins 10 policiers municipaux à Ixtlahuacán de los Membrillos (agglomération de Guadalajara, capitale de Jalisco) car il ne portait pas de masque médical provoque une manifestation qui se transforme en émeute et l'attaque du palais du gouverneur à Guadalajara, ainsi que l'apparition d'un mouvement "JUSTICIA para Giovanni", ouvertement inspiré de "Justice for George Floyd" aux États-Unis - certains manifestants surnommant Giovanni López "le George Floyd mexicain"[73],[74]. Les manifestations s'étendent les 2 jours suivants dans plusieurs États du Mexique. Le 5 juin, une manifestation pour demander justice à la fois pour López et Floyd devant l'Ambassade des États-Unis au Mexique ; quelques incident éclatent et des vitres de l'ambassade sont brisées[75]. Les policiers mexicains répriment la manifestation, et le lendemain la maire de Mexico Claudia Sheinbaum demande d'ouvrir une enquête sur l'agression d'une jeune manifestante de 14 ans par les policiers[76], qui l'ont frappé à coups de pieds au point qu'elle a dû être hospitalisée[77]. Le 7 juin, deux policiers impliqués dans cette affaire sont incarcérés préventivement par le Tribunal Supérieur de Justice de Mexico[78].

Le 7 juin, une manifestation a lieu à Tijuana pour protester contre les violences policiers aux États-Unis et au Mexique, et demander justice à la fois pour López et Floyd[79].

Amérique du Sud

Brésil

Le et le week-end suivant, des milliers de Brésiliens manifestent dans les rues de Brasilia, capitale fédérale du Brésil, et d'autres capitales d'État, telles que Rio de Janeiro, Porto Alegre, Recife et Fortaleza. À São Paulo, ils sont environ trois mille à défiler contre le gouvernement de Jair Bolsonaro, le racisme et les violences policières ciblant majoritairement les Noirs habitant les favelas. En réponse aux « Vidas negras importam » (« Black Lives Matter ») scandés par les manifestants, le président brésilien, à l'image de son homologue américain Donald Trump, les qualifie de « voyous » et de « terroristes »[80],[81],[82].

Selon un groupe d'observateurs, réunissant journalistes et universitaires, la police brésilienne est, en 2019, à l'origine de la mort de 5 804 personnes (5 716 en 2018). D'après des statistiques publiées par le quotidien américain The Washington Post, 1 039 personnes ont été tuées par la police aux États-Unis, durant la même année[83]. Bien que l'esclavage a été aboli en 1888, le racisme reste, comme en Amérique, un élément structurant de la société brésilienne contemporaine[83].

Europe

Bannière à la mémoire de George Floyd à Berlin-Kreuzberg, mai 2020

2 000 personnes demandant justice pour George Floyd se rassemblent le devant l'ambassade des États-Unis à Berlin [84].

Manifestant avec une pancarte : « Stop aux brutalités de la police ». Manifestation à Bruxelles le 7 juin 2020

Le , des manifestations ont eu lieu à Gand et Bruxelles[85].

Le , environ un millier de manifestants manifestent sur l'esplanade de la gare de Liège-Guillemins, à Liège. Après la manifestation environ 250 manifestants se dirigent vers le palais de justice de Liège, sur la place Saint-Lambert, pour mettre le genou à terre, symbole des manifestations contre les violences policières[86].

Le , une manifestation a Bruxelles rassemble près de 10 000 personnes. Certains manifestants protestent particulièrement contre la violences policières en Belgique, évoquant le noms de plusieurs victimes citées dans de tels dossiers belges[87]. Dans le quartier de Matonge, des violences sont commises contre la police par des manifestants, des magasins voient leurs vitrines détruites et certains sont pillés[88]. Les manifestants, de par leurs violences, causent des blessures à 28 policiers[89], dont un gravement[90]. La police procède a 239 interpellations, et 7 arrestations judiciaires[91]. La gestion de la manifestation, autorisée par le bourgmestre Philippe Close en dépit des mesures de confinement, est critiquée par divers responsables politiques[92]. La tenue d'une telle manifestation est dénoncée par divers scientifiques épidémiologistes, dont le professeur Erika Vlieghe qui la juge "dangereuse" sur le plan sanitaire[93]. Regrettant que la manifestation se soit déroulée de la sorte, la Première Ministre belge, Sophie Wilmès, prend la décision de s'entretenir avec les bourgmestres concernés[94]. Le ministre en charge des indépendants, lui, déplore le saccage et pillage de "nombreux magasins"[95].

Dans la ville d'Anvers, de 100 à 150 manifestants sont arrêtés pour non-respect des règles de distance[96].

Le , 3 000 personnes manifestent à Madrid contre le racisme[97].

Le à Paris un rassemblement silencieux a lieu devant l'ambassade des États-Unis[98] et à Bordeaux un rassemblement réunit 500 personnes[99].

Manifestation du à Paris.

Le , plus de 20 000 personnes selon la police[100],[54] ou 60 000 selon les organisateurs[101] se rassemblent face au Tribunal de Paris à l'appel du collectif vérité pour Adama, malgré l'interdiction des rassemblements suite à la Pandémie de Covid-19. La contestation aux États-Unis et une contre-expertise sur les causes du décès de cet homme lors de son interpellation en 2016[102] donnent un regain d’intérêt à ce cas similaire en France.

Le , au moins 2 000 personnes se réunissent à Toulouse et 5 000 à Montpellier[103]. Des heurts entre les CRS et les manifestants éclatent dans la soirée à Toulouse. Les policiers ont dû courir après plusieurs petits groupes d’individus encapuchonnés, qui ont dégradé du mobilier urbain ou incendié des poubelles, avant de faire usage de plusieurs grenades lacrymogènes. Selon un témoin non identifié à la fin de la manifestation, une poignée de manifestants sont allés directement au contact avec les forces de l'ordre qui étaient en retrait[104].

Le , plus de 23 500 personnes ont manifesté dans toute la France, dont 5 500 personnes à Paris contre les violences policières selon des chiffres du ministère de l'Intérieur[105].

Le , des milliers de personnes se sont agenouillées à Rome en silence le poing levé pendant 9 minutes, le nombre de minutes durant lesquelles le policier a laissé son genou sur le cou de George Flyod[97]

Le , une manifestation rassemblant 150 personnes a lieu dans la capitale irlandaise Dublin[106].

Le , un rassemblement regroupe des milliers de personnes à Amsterdam[107].

Le , des milliers de manifestants à Londres[108] et une centaine à Manchester[109] rendent hommage à George Floyd.

Le Liverpool Football Club apporte également son soutien aux manifestants[110].

Le , 10 000 personnes se rassemblent à Bristol, la statue du célèbre négrier Edward Colston est renversée puis jetée dans le canal[111],[112]. Durant tous le week-end plusieurs manifestations ont eu lieu dans le pays.

Le , à Zurich une manifestation contre le racisme et les violences policières réunissant 1 000 personnes traverse la ville. Une minute de silence et des discours sont tenus à la fin de la marche[113]. Le , 10 000 personnes se sont mobilisées à Genève pour manifester contre le racisme[114].

Asie

Le , une manifestation rassemblant plusieurs centaines de personnes se déroule à Shibuya, un quartier de Tokyo, capitale du Japon. La mobilisation fait écho à celles observées dans de nombreux autres pays — dans la foule, des pancartes affichent les slogans « Black lives matter » et « No justice, No peace » —, et prolonge les réactions de protestation déclenchées, le 30 mai, après la diffusion sur le réseau social Twitter d'une vidéo montrant l'arrestation musclée d'un résident kurde par des policiers nippons. Le lendemain, à l'initiative de la branche Black Lives Matter du Kansai, près de mille manifestants, selon les médias locaux, défilent dans les rues d'Osaka contre le racisme, les violences infligées aux résidents étrangers par la police japonaise et les violences policières dénoncées aux États-Unis[115],[116]. Quelques jours plus tôt, la NHK, service public japonais de l'audiovisuel, a retiré un clip de ses programmes et présenté des excuses publiques. La vidéo, censée illustrer et expliquer les raisons des manifestations en cours aux États-Unis, a été jugée caricaturale, une partie du public accusant le groupe audiovisuel national de véhiculer des stéréotypes racistes[117].

Afrique

Le , bien qu'une loi en vigueur interdit tout rassemblement public en raison de la pandémie de Covid-19, des membres du mouvement des droits civiques #NotInMyName[118] sont autorisés à manifester devant l'ambassade des États-Unis, à Pretoria, capitale administrative d'Afrique du Sud. Scandant le désormais célèbre slogan « I can't breathe », ils protestent contre le racisme et les violences policières[119]. Dans le pays, les circonstances du meurtre de George Floyd, à Minneapolis, le , rappellent celles de la mort de Collins Khosa, un homme de quarante ans que des militaires, chargés de faire respecter le confinement, ont humilié et battu à mort, devant sa maison d'Alexandra (banlieue de Johannesbourg), alors qu'il buvait une bière dans son jardin, le [119],[120],[121]. Les deux homicides résonnent fortement dans un pays où, par le passé, comme en Amérique, la police avait pour mission de préserver un système de ségrégation raciale instauré par des Blancs et dans lequel les brutalités policières à l'encontre des Noirs pauvres persistent, tout comme le racisme[121],[122]. Entre 2012 et 2019, 42 000 plaintes contre la police ont été enregistrées. Parmi tous les cas d'homicide, de viol et d'agression rapportés, 531 ont abouti à une condamnation pénale[121].

Ailleurs en Afrique

Selon le quotidien français Le Monde, le peu de réactions publiques observées en Afrique, à la suite des manifestations et émeutes contre le racisme et les brutalités policières aux États-Unis, est probablement dû à la pandémie de Covid-19 en cours sur le continent, la crainte de la répression policière ou la simple indifférence à l'événement devenu planétaire[123]. Des manifestants se sont cependant rassemblés à Dakar, au Sénégal, à Lagos, au Nigeria et à Nairobi, capitale du Kenya, un pays dont la police est souvent mise en cause pour faits de violence ou d'exécutions extrajudiciaires[124] ; une pétition demandant que justice soit rendue a été transmise à l'ambassade américaine d'Accra (Ghana)[123],[125],[124]. Sur les réseaux sociaux, des manifestations d'indignation et de colère se sont accumulées, parmi elles, celles de Nana Akufo-Addo, président de la République du Ghana, et de Jerry Rawlings, ancien président ghanéen[123]. De sont côté, le président de la Commission de l'Union africaine, Moussa Faki, a publié un communiqué condamnant le meurtre de George Floyd et évoquant un discours de Malcolm X, venu témoigné des discriminations subies par les Afro-Américains, devant les membres de l'Organisation de l'unité africaine, réunis au Caire (Égypte), en 1964[123],[125],[126]. En réaction aux propos de l'ancien Premier ministre du Tchad, des personnalités, comme le philosophe camerounais Achille Mbembe et son compatriote économiste Célestin Monga, rappellent que des femmes et des hommes africains sont victimes de répressions policières dans leur propre pays[123],[124].

Océanie

Le , les manifestations s'étendent jusqu'en Océanie. Une manifestation a lieu dans la principale ville néo-zélandaise, Auckland[127].

Violences

Morts

Au , vingt-cinq décès liés aux manifestations sont recensés :

  •  :
    • Minneapolis (Minnesota) : Calvin Horton Jr. est abattu au cours de la deuxième journée de manifestation. Un propriétaire local est arrêté et des sources policières indiquent que le suspect a ouvert le feu après avoir vu des pillages[128].
  • 29 mai :
    • Oakland (Californie) : Dave Underwood, policier fédéral qui protégeait un tribunal est abattu par un tireur à bord d'une camionnette. Il décède le lendemain des suites de ses blessures[129].
    • Détroit (Michigan) : Un homme de 21 ans est abattu dans sa voiture en pleine manifestation[130].
  •  :
    • Saint-Louis (Missouri) : un homme est écrasé par un semi-remorque qui fuyait des émeutiers[131].
    • Omaha (Nebraska) : James Scurlock est abattu à l'extérieur d'un bar après une bagarre avec le propriétaire de celui-ci[132].
    • Kettering (Ohio) : une manifestante de 22 ans décède à l'hôpital des suites d'une détresse respiratoire après avoir avoir été aspergée de gaz lacrymogène[133].
  • 31 mai :
    • Indianapolis (Indiana) : deux personnes sont abattues lors des émeutes en centre-ville[134].
    • Kansas City (Missouri) : un père de famille de 50 ans est abattu par des émeutiers alors qu'il tentait de sortir son fils d'une manifestation[135].
    • Chicago (Illinois) : John Tiggs, 32 ans est abattu peux après minuit alors qu'il pillait un magasin de téléphones mobiles.[136]
    • Riverside (Illinois) : Myqwon Blanchard, 22 ans est tué par balles lors du pillage du centre commercial de North Riverside[137].
  •  :
  • 2 juin :
    • Philadelphie (Pennsylvanie) : un pillard est abattu par le propriétaire d'une armurerie dans le sud de la ville. Un second pillard âgé de 24 ans se tue en tentant de dynamiter un distributeur de billets.[142],[143].
    • Saint-Louis (Missouri) : un homme de 77 ans, retraité de la police, est abattu par des pillards dans un magasin de prêt sur gage[144].
    • Vallejo (Californie) : un pillard de 22 ans est abattu par la police lorsqu'il lève les mains en l'air. Une hache présente dans sa poche aurait était confondue avec une arme à feu[145].
  • 3 juin :
    • Bakersfield (Californie) : Robert Forbes, un homme de 50 ans est percuté par une voiture lors d'une manifestation. Grièvement blessé, il succombe trois jours plus tard. Une enquête est en cours quant à l’éventuel caractère volontaire de l'événement[146].
  • 20 juin :
  • 27 juin :
    • Louisville (Kentucky) : un photographe de 27 ans documentant le mouvement "Black Lives Matter" est tué par balles au Jefferson Square Park[148].
  • 29 juin :
    • Plusieurs dizaines de journalistes ont été directement pris à partie par les forces de l'ordre, ciblés par des tirs de balles en caoutchouc ou de gaz lacrymogènes alors que leur carte de presse était bien visible. Une journaliste a notamment perdu l'usage d'un œil après avoir été touchée au visage par une balle en caoutchouc[150].

      L'institut Freedom of the Press et le site Bellingcat ont indiqué, après quatre nuits d'affrontements, avoir recensé cinquante faits de journalistes « agressés par les forces de l'ordre »[150].

Réactions

Le président américain Donald Trump déclare que la mort de George Floyd est une « tragédie » qui « n'aurait jamais dû se passer ». Il a également condamné les émeutes : « La mémoire de Floyd est déshonorée par les émeutiers, les pillards, les anarchistes » tout en accusant « les Antifa et autres groupes d'extrême gauche de terroriser les innocents, de détruire des emplois, de nuire aux entreprises et d'incendier des bâtiments »[151].

Le , dans un tweet, le président annonce qu'il désignera les Antifa comme une organisation terroriste[152].

Le guide suprême Iranienne Ali Khamenei a jugé la mort de George Floyd « ce qu’elle a toujours fait avec le monde entier » qui fait découvrire la nature d'États-Unis[153]. Il a déclaré : « Le fait qu’un policier appuie avec sang froid son genou sur la gorge d’un homme noir jusqu’à ce que celui-ci perde la vie et que les autres policiers assistent à la scène et regardent sans rien faire, ce n’est pas nouveau » et il a affirmé ces revetments ce-sont les réalités qui sont toujours été caché mais aussi « comme la vase d’un étang qui remonte en surface ».

« Ce qui a été révélé aujourd’hui et qui est devenu le slogan “Laissez-nous respirer” lancé par tous les Américains, c’est la parole de tous les peuples opprimés par les États-Unis depuis toujours » a encore ajouté Khamenei dans un discours télévisé[154].

Le , le premier ministre canadien Justin Trudeau est interrogé lors d'une conférence de presse par un journaliste sur la situation que traversent les États-Unis. Après 20 secondes de silence, Justin Trudeau déclare : « Nous regardons avec horreur et consternation ce qui se passe aux États-Unis. C’est le moment de rassembler les gens. Mais c’est aussi le moment d’écouter, d’apprendre quelles sont les injustices qui se poursuivent depuis des années voire des décennies malgré des progrès »[155].

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