Milan
Blason de Milan
Héraldique
Drapeau de Milan
Drapeau
Milan
Noms
Nom italien Milano
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Drapeau de la région de Lombardie Lombardie 
Ville métropolitaine Milan 
Maire Giuseppe Sala
(2016-2021)
Code postal 20100
Code ISTAT 015146
Code cadastral F205
Préfixe tel. 02
Démographie
Gentilé Milanais
Population 1 368 590 hab. (31-12-2016)
Densité 7 439,65 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 28′ 00″ nord, 9° 10′ 00″ est
Altitude Min. 102 m
Max. 147 m
Superficie 18 200 ha = 182 km2
Divers
Saint patron Saint Ambroise
Fête patronale 7 décembre
Localisation
Localisation de Milan
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Milan
Liens
Site web http://www.comune.milano.it/

Milan [milɑ̃] (en italien Milano [miˈlaːno], du latin Mediolanum ; en lombard Milàn [miˈlä]) est une ville d'Italie située au nord du pays, à proximité des Alpes. Chef-lieu de la région Lombardie, située au milieu de la plaine du Pô, la ville de Milan compte 1 404 239 en 2019, ce qui en fait la deuxième ville d'Italie en nombre d'habitants. La Ville métropolitaine de Milan compte 3 261 873 d'habitants en 2019. Elle constitue toutefois la plus grande aire urbaine du pays, avec ses 7 123 563 d'habitants en 2009. Région dynamique et densément peuplée, cœur industriel et poumon financier de l'Italie, elle représente la partie méridionale de la dorsale européenne[1], aussi appelée « Banane bleue ».

Fondée durant l'Antiquité, probablement par les étrusques lors de la conquête de la vallée du Pô avec l'Étrurie padane, ou peut-être, plus tardivement, suite aux invasions de tribus celtes avec les Insubres. Milan est conquise en -222 par les Romains et sera la capitale de l'Empire romain d'Occident pendant un siècle, de 286 à 402. Elle devient durant les siècles suivants un lieu majeur du christianisme, gouvernée par des comtes puis par la famille Visconti, qui en font l'une des places financières les plus importantes du Moyen Âge. De 1395 à 1796, la ville forme le Duché de Milan, fief du Saint-Empire romain germanique successivement sous la domination de la France, des Habsbourg d'Espagne et de l'Autriche, avant de rejoindre en 1859 le Royaume d'Italie. Au début du XXe siècle, Milan devient la région la plus industrielle du pays et est à l'avant-garde du processus de consolidation de la jeune nation italienne. En grande partie dévastée durant la Seconde Guerre mondiale, en raison de l'occupation nazie, la ville devient le centre de la Résistance italienne. De l'après-guerre à aujourd'hui, Milan connaît une explosion démographique et économique, attirant de nombreux travailleurs du sud de l'Italie ainsi que des étrangers, faisant d'elle l'une des villes les plus cosmopolites du pays[2].

Milan est considérée comme le cœur industriel, commercial, financier et universitaire de l'Italie. Siège de la Bourse italienne, elle représente un grand pôle d'attraction pour les sièges d'entreprises, notamment dans le secteur de la mode et du design, dont Milan est l'une des capitales mondiales - elle accueille notamment l'une des principales Semaine de la mode et le Salon international du meuble. Elle accueille par ailleurs 185 000 étudiants – soit 11 % des étudiants en Italie –, dans des établissements tels que la prestigieuse université Bocconi. Enfin, Milan est le lieu de résidence de deux grands clubs de football européens : l'AC Milan et l'Inter Milan.

Destination touristique de premier plan, avec près de deux millions de touristes chaque année[3], elle abrite un patrimoine culturel important composé de places (la Piazza del Duomo, la Piazza Mercanti), de palais construits à la Renaissance (Palais royal de Milan, Palazzo della Ragione, Casa Panigarola), de son célèbre opéra (La Scala) et de nombreux musées. Le château des Sforza, à proximité du Parco Sempione, en accueille plusieurs. Ces bâtiments anciens en côtoient de plus récents, comme la Galleria Vittorio Emanuele II ou la tour Pirelli.

Milan a accueilli l'Exposition universelle de 2015 et organisera les Jeux olympiques d'hiver de 2026 avec Cortina d'Ampezzo.

Géographie

Milan, le Parc Sempione en octobre.

Situation

Carte interactive de Milan.

Milan est située à 126 km à l'est-nord-est de Turin, à 479 km au nord-nord-ouest de Rome, à 640 km à l'est-sud-est de Paris et à 658 km au nord-ouest de Naples. La ville est implantée dans une zone de plaine, dans la partie occidentale de la Lombardie. Elle est située en plein milieu d'une zone marécageuse (la « Bassa ») et est installée sur une avancée de terre sèche. La métropole est irriguée par de petites rivières en partie souterraines, le Lambro, l'Olona, le Seveso, et par plusieurs canaux, Naviglio Grande, Naviglio Pavese, Martesana. Elle se trouve à 25 km à l'est du Tessin (Ticino), à 25 km à l'ouest de l'Adda, à 35 km au nord du et à 50 km au sud du lac de Côme et de la frontière suisse.

Milan est au carrefour de plusieurs voies de communication d'importance régionale, nationale et internationale : elle est reliée à Turin, à Gênes, à l'axe de l'Émilie-Romagne (l'ancienne voie romaine Via Emilia), à l'axe Brescia-Vénétie, à Bergame et aux vallées orobiques, aux traversées alpines par la Valteline et le Tyrol (Val Venosta), par la Valteline et les Grisons (Engadine et haute vallée du Rhin), au Tessin et aux Grisons (Saint-Gothard et cols du San Bernardino et du Lukmanier débouchant sur les hautes vallées du Rhin), en Vallée d'Aoste et en Valais (cols du Grand-Saint-Bernard et du Simplon débouchant sur la vallée du Rhône). Cette position, associée à la fertilité de son territoire, est le principal facteur qui explique son histoire et son rôle tant à l'égard de la nation italienne que des pays transalpins.

Climat

Le climat de Milan est type continental humide à été chaud, (Köppen : Cfa) avec des étés chauds et humides et des hivers modérément froids et potentiellement neigeux. D'épaisses couches de brouillard (nebbia) peuvent recouvrir la ville et ses alentours, surtout au Sud de la ville, durant les mois d'octobre à février. Toutefois la douceur printanière revient plus rapidement qu'au nord des Alpes grâce à la barrière naturelle du massif alpin, formant un mur naturel contre les courants nord atlantique. La pluie est présente toute l'année mais est particulièrement marquée lors des orages d'été, ainsi que lors de perturbations d'origine méditerranéenne en automne.

Ci-dessous le relevé, basé sur les observations de l'Aéronautique Militaire italienne de 1971 à 2000, de la station météorologique de l'aéroport de Milan-Linate, situé 8 km au sud-est du centre-ville. Il est important de considérer que les températures de l'aéroport de Linate, particulièrement les minimales, sont inférieures à celles du centre de Milan à cause de l'îlot de chaleur urbain, phénomène dont cette ville est notoirement affectée à cause de la densité de population, de la basse albédo des surfaces et de l'absence de ventilation; dans certains cas, surtout durant des nuits hivernales avec ciel serein et sans vent, il est même possible de relever des différences de plus de °C entre le centre de Milan et la campagne immédiatement en dehors de la ville, tandis que les températures moyennes maximales automnales et hivernales sont plus basses au sud de la ville, par exemple à l'aéroport de Linate, à cause d'une majeure fréquence de jours de brouillard.

Climat de Milan
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,9 0,3 3,8 7 11,6 15,4 18 17,6 14 9 3,7 0,1 8,3
Température moyenne (°C) 2,5 4,7 9 12,2 17 20,8 23,6 23 19,2 13,4 7,2 3,3 13
Température maximale moyenne (°C) 5,9 9 14,3 17,4 22,3 26,2 29,2 28,5 24,4 17,8 10,7 6,4 17,7
Précipitations (mm) 58,7 49,2 65 75,5 95,5 66,7 66,8 88,8 93,1 122,4 76,7 61,7 920,1
Humidité relative (%) 86 78 71 75 72 71 71 72 74 81 85 86 77
Source : Servizio Meteorologico


Environnement

Selon les chiffres communiqués en 2016 par l'Agence européenne pour l'environnement, la moyenne annuelle de concentration de particules en suspension atteint 29 µg/m3 à Milan, alors que la limite européenne autorisée est de 25. La ville est en outre fortement polluée à l'ozone et au dioxyde d'azote, ce dernier, de 67 µg/m3, dépasse largement la moyenne annuelle limite fixée à 40 µg/m3[4].

Emblèmes et symboles de Milan

Emblème de la ville

Les armes de la Commune de Milan sont constituées d'un blason blanc ou argent, superposé d’une croix rouge ; le blason est surmonté d'une couronne noire ou or. Le tout bordé d'une branche de laurier, lié par un ruban tricolore.

Le symbole naît au début du XIe siècle de la fusion de l'enseigne de la noblesse, de couleur rouge, avec celle du peuple, de couleur blanche.

En mars 1167, avec le serment de Pontida, se constitua entre les principales villes du nord de l’Italie la Ligue Lombarde, dans le but de combattre l’empereur Frédéric Barberousse et conquérir l'indépendance. La Ligue adopta comme symbole l'emblème de Milan. En 1176, à la triomphale bataille de Legnano, l'emblème fut hissé sur le carroccio.

De cet instant, l'emblème milanais devint symbole d'autorité et autonomie, et beaucoup de villes du Nord de l'Italie l'adoptèrent.

Autres symboles de Milan

La Vouivre (Biscione en italien), un des symboles de la cité de Milan.
  • Le premier symbole de la ville est un animal lié à l'étymologie du nom Mediolanum et à l'histoire de la fondation de la ville : la « laie mi-poilue » (medio lanum).
    La légende de la fondation de Milan veut que le Celte Bellovesos décida de construire une ville à l’endroit où il trouva l'animal magique que la déesse Belisama lui révéla dans un rêve. La sculpture de cette « laie semi-poilue » se trouve sur un bas-relief du Palazzo della Ragione (dans l’Antiquité, bâtiment de l’administration publique sur la place marchande de Milan).
  • Un biscione (la bissa en milanais, traduction de vipère ou serpent, équivalent de la vouivre), qui dévore un enfant ou un homme, est le symbole de la maison Visconti, et par conséquent celui de la ville de Milan. C’est le symbole de la puissance et éternité de la lignée, mais il est aussi le symbole du mal, et pour cette raison il n’est jamais choisi en héraldique.

Ce symbole a été inséré dans le logo de l’Alfa Romeo, en outre « la vipère » est un des symboles de l’Inter Milan, l'autre équipe de football principale de Milan. En 1978, ce symbole, avec un homme se faisant dévorer dans sa bouche, est devenu l’emblème de la société Fininvest, de S. Berlusconi.

Histoire

Origines

Selon une tradition légendaire rapportée par Caton l'Ancien, Milan aurait été fondée par Medo et Olano, deux commandants étrusques lors de l’extension de cette civilisation dans la vallée du Pô, pour fonder l'"Etruria padana". Pline l'Ancien, dans Naturalis historia, attribue génériquement la fondation de la ville aux Celtes sans entrer dans les détails. Milan aurait pu être fondée par des Celtes, les Insubres, une tribu probablement autochtone qui faisait partie de la culture de Golasecca[5]. D'après Tite-Live, les Bituriges, emmenés par Bellovesos, neveu du roi mythique Ambigatos.

Milan romaine

Après avoir été la plus importante ville des Celtes Insubres, Milan est conquise en -222 par les Romains, à la suite d'un âpre siège des consuls romains Gnæus Cornelius Scipio Calvus (l'oncle de Scipion l'Africain) et Marcus Claudius Marcellus. La conquête est contrariée par l'arrivée d'Hannibal auquel la population locale doit s'allier. C'est seulement dans les premières années du IIe siècle av. J.-C. que les Insubres sont assujettis à la domination romaine.

Les Romains nous ont transmis le nom de la ville comme Mediolanum (« au milieu de la plaine »), probablement adaptation d'un toponyme celtique. La légende raconte qu'à l'arrivée des Romains, les Insubres prélevèrent les enseignes dorées placées dans le temple de Minerve, pour les emporter en lieu sûr, en montagne.

Après la conquête définitive, la romanisation des Insubres s'avéra profonde et relativement rapide : en -89 les habitants de la région obtiennent la citoyenneté latine (Lex Pompeia) et finalement en -49 la pleine citoyenneté romaine (Lex Roscia). L'importance militaire, politique et économique permet à la ville de Milan de recevoir le titre de municipalité puis de colonie romaine.

En 286, l'empereur Dioclétien divise l'Empire en deux parties ; la capitale de l'Empire romain d'Occident est déplacée à Milan, celle d'Orient à Nicomédie. Maximien édifie un grand cirque (ou hippodrome, 470 × 85 m), les « thermae erculee » (bains). Depuis le Ier siècle, Milan possède un grand amphithéâtre (155 × 125 m), le troisième du monde antique, après le Colisée de Rome et celui de Capoue. En 401, les Wisigoths assiègent la ville sans succès. Officiellement, la cour impériale reste à Milan jusqu'en 402, quand Ravenne devient la nouvelle capitale de l'Empire d'Occident.

L'empereur Constantin Ier y promulgue l'édit de Milan (313) qui légalise le culte chrétien.

Avec Saint Ambroise, Milan devient un des centres les plus importants du christianisme. L'empereur Théodose Ier est obligé à la pénitence, la tête couverte de cendre, en dehors de l'église. Après cette humiliation, Théodose prendra des mesures contre les païens.

Milan médiévale

Au Moyen Âge, Milan est dirigée par des comtes (840-979) des Comtes-archevêques (979-1101) puis des Consuls ou des Podestats impériaux. À l'époque moderne, Milan est la capitale d'un duché tenu d'abord par la famille Visconti, dont le nom figure sur les remparts du château des Sforza. La dynastie tient la ville de 1263 jusqu'en 1447, puis elle cède la place à la famille Sforza après le bref intermède de gouvernement populaire de la République ambrosienne (1447-1450).

Les rois de France (Valois-Orléans), revendiquant des droits dynastiques sur le duché de Milan, participent aux guerres d'Italie à la Renaissance. En 1535, à la mort de François II Sforza, dernier duc de Milan, la ville passe aux mains des Espagnols de Charles Quint, puis est conquise par les Autrichiens en 1713 avant de faire partie de la République cisalpine sous Napoléon Bonaparte. En 1859, Victor-Emmanuel II, roi de Sardaigne, qui deviendra par la suite roi d'Italie, s'empare du Milanais.

Milan italienne

L'unification politique de l'Italie a renforcé la domination commerciale de Milan sur le nord de l'Italie. Cela a également entraîné une série de travaux de construction ferroviaire commencés sous le patronage de l'Autriche (Venise – Milan ; Milan – Monza), qui ont fait de Milan la plaque tournante ferroviaire du nord de l'Italie. Par la suite, avec l'ouverture des tunnels ferroviaires du Gothard (1881) et du Simplon (1906), Milan devint le principal centre ferroviaire sud-européen pour les mouvements d’affaires et de passagers, par exemple. le Simplon Orient Express. L’industrialisation rapide et l’expansion du marché placent Milan au centre de la première région industrielle d’Italie, notamment grâce aux vastes carrières de pierre qui ont largement contribué à la pollution atmosphérique actuelle de la région. Dans les années 1890, Milan est secoué par le massacre de Bava-Beccaris, une émeute liée à un taux d'inflation élevé. Parallèlement, alors que les banques milanaises dominaient la sphère financière italienne, la ville devenait le premier centre financier du pays.

En 1919, les Faisceaux italiens de combat de Benito Mussolini se rassemblent pour la première fois sur la Piazza San Sepolcro et commencent ensuite leur marche sur Rome. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Milan subit d'importants dégâts à la suite des bombardements des Alliés. Lorsque le gouvernement italien se rend en 1943, les forces allemandes occupent la majeure partie du nord de l'Italie jusqu'en 1945. En conséquence, des groupes de résistance se forment. À la fin de la guerre, la 1re Division blindée américaine s'avance vers Milan - mais avant leur arrivée, la résistance s'empare du contrôle de la ville. Les dépouilles de Mussolini, de Clara Petacci et des seize autres personnes sont transportées dans la ville. On les pend par les pieds à la balustrade d'un distributeur d'essence sur la place Piazzale Loreto où, l'année précédente, quinze partisans ont été fusillés et exposés en représailles d'un attentat contre les Allemands.

Durant le boom économique de l'après-guerre, une importante vague de migration interne (en particulier des zones rurales du sud de l'Italie) se déplace à Milan. La population passe de 1,3 million en 1951 à 1,7 million de personnes en 1967. Au cours de cette période, Milan a été en grande partie reconstruite avec la construction de plusieurs gratte-ciel modernistes, tels que la Torre Velasca et la Tour Pirelli. La prospérité économique est toutefois éclipsée à la fin des années 60 et au début des années 70 au cours de la période dite de « années de plomb », lorsque Milan est témoin d'une vague sans précédent de violence dans les rues, de grèves et de terrorisme politique. Le point culminant de cette période de troubles survient le 12 décembre 1969, avec l'attentat de la piazza Fontana, lorsqu'une bombe explose à la Banque nationale agraire, faisant 17 morts et 88 blessés.

Dans les années 1980, avec le succès international des maisons milanaises (comme Armani, Versace et Dolce & Gabbana), Milan est devenue l'une des capitales de la mode dans le monde. La ville a également connu une hausse marquée du tourisme international, notamment en provenance d’Amérique et du Japon, alors que la bourse a augmenté sa capitalisation boursière de plus de cinq fois. Cependant, dans les années 1990, Milan a été durement touchée par Tangentopoli, un scandale politique dans lequel de nombreux hommes politiques et hommes d’affaires ont été jugés pour corruption. La ville a également été touchée par une grave crise financière et une baisse constante de la production de textiles, de l'automobile et de l'acier.

Milan au XXIe siècle

Les gratte-ciel de Milan.

La ville connaît un profond revirement du point de vue architectural, avec d'une part des opérations de requalification urbaine de vastes quartiers, et d'autre part de grands chantiers qui cherchent, à travers une architecture ambitieuse, à exprimer la vitalité économique de Milan.

C'est le cas de la nouvelle Fiera di Milano, la rénovation du théâtre de la Scala, du projet Citylife qui comprendra trois gratte-ciel de hauteurs comprises entre 170 et 218 mètres dont le plus imposant est en phase de finalisation, la bibliothèque européenne, le quartier S.Giulia, la città della moda qui culminera au plus haut à 220 mètres de haut, le gratte-ciel du futur siège de la région Lombardie (163 m), les deux gratte-ciel Vaserine qui atteindront 140 et 150 mètres, les immeubles ex-Falck de Sesto S.Giovanni (110 m), un projet de gratte-ciel à plus de 215 mètres, un autre d'hôtel de ville de 150 mètres de haut et un dernier projet nommé Famagosta (150 m). Actuellement le gratte-ciel de la banque Unicredit est le plus haut de la ville avec 263 mètres de haut. Il fait partie d'un vaste projet de requalification urbaine appelé « Porta Garibaldi » du nom de la station ferroviaire desservant le quartier.

Tous ces projets vont profondément modifier le panorama de la métropole milanaise, qui ne sera plus dominée par Il Duomo, ni par la très ancienne silhouette du gratte-ciel Pirelli (127 m) ou l'intrigante Torre Velasca qui date des années 1950 (106 m), mais par de nouvelles constructions d'immeubles de grande hauteur qui rivaliseront à l'échelle européenne avec ceux de quartiers comme Moskva-city à Moscou, Innenstadt à Francfort, La Défense à Paris ou la City à Londres.

En 2015, Milan reçoit l'Exposition universelle.

La ville accueillera les Jeux olympiques d'hiver de 2026 avec Cortina d'Ampezzo.

Chronologie

Couronnement de Napoléon Roi D'Italie dans la cathédrale de Milan, 1805.
Milan bombardé et réduit en ruines pendant la Seconde Guerre mondiale.