Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali
Abréviation MINUSMA
Adoption
Durée en cours
7 ans, 11 mois et 17 jours
Représentant spécial Drapeau des Pays-Bas Bert Koenders (du au )
Drapeau de la Tunisie Mongi Hamdi (du au )
Drapeau du Tchad Mahamat Saleh Annadif (depuis le )
Commandement de la force Drapeau du Rwanda Major-général Jean Bosco Kazura (du au )
Drapeau du Tchad Général de division Oumar Bikimo (intérim) (du au )
Drapeau du Danemark Major-général Michael Lollesgaard (du au )
Drapeau de la Belgique Général-major Jean-Paul Deconinck (depuis le )
Contribution et personnel
Contributeurs Drapeau de l'Algérie Algérie
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Drapeau du Bangladesh Bangladesh
Drapeau de la Belgique Belgique
Drapeau du Bénin Bénin
Drapeau de la Bosnie-Herzégovine Bosnie-Herzégovine
Drapeau du Burkina Faso Burkina Faso
Drapeau du Burundi Burundi
Drapeau du Cameroun Cameroun
Drapeau du Cambodge Cambodge
Drapeau du Canada Canada
Drapeau du Chili Chili
Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Drapeau de la Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire
Drapeau du Danemark Danemark
Drapeau de l'Estonie Estonie
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de l'Égypte Égypte
Drapeau de la Finlande Finlande
Drapeau de la France France
Drapeau de la Gambie Gambie
Drapeau du Ghana Ghana
Drapeau de la Guinée Guinée
Drapeau de la Guinée-Bissau Guinée-Bissau
Drapeau de l'Indonésie Indonésie
Drapeau de l'Italie Italie
Drapeau de la Jordanie Jordanie
Drapeau du Kenya Kenya
Drapeau du Libéria Liberia
Drapeau de la Mauritanie Mauritanie
Drapeau du Népal Népal
Drapeau du Niger Niger
Drapeau du Nigeria Nigeria
Drapeau de la Norvège Norvège
Drapeau d'Oman Oman
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
Drapeau du Portugal Portugal
Drapeau de la République dominicaine République dominicaine
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau du Rwanda Rwanda
Drapeau du Salvador Salvador
Drapeau des Seychelles Seychelles
Drapeau du Sénégal Sénégal
Drapeau de Sierra Leone Sierra Leone
Drapeau de la Suède Suède
Drapeau de la Suisse Suisse
Drapeau du Tchad Tchad
Drapeau du Togo Togo
Drapeau de la Tunisie Tunisie
Drapeau de la République socialiste du Viêt Nam Viêt Nam
Drapeau du Yémen Yémen
Effectif 6 000 (en 2013)
9 300 (en 2014)
9 883 (en 2015)
Troupe 8831 soldats
Policiers 1052 policiers
Civils locaux 505 civils
Civils internationaux 552 civils

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) est une opération de maintien de la paix des Nations unies au Mali[1],[2]. Elle intervient dans le cadre de la guerre au Mali et est la composante principale de l'intervention militaire au Mali.

Historique

La MINUSMA a été créée le [1] par la résolution 2100 du Conseil de sécurité des Nations unies. Elle prend le relais de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA) à partir du [3].

Le , le Conseil de sécurité des Nations unies prolonge jusqu'au , le mandat de la mission de l'ONU au Mali (Minusma) en lui assignant comme priorités de faciliter un règlement politique et d'étendre sa présence dans le nord du pays[4].

Le , le Conseil de sécurité des Nations unies prolonge jusqu'au , le mandat de la mission de l'ONU au Mali (Minusma) en lui assignant comme priorité de soutenir la mise en œuvre de l’accord de paix signé le , à la fois sur le plan politique et sécuritaire, grâce aux 10 000 casques bleus déployés au Mali.

Le , le Conseil de sécurité des Nations unies prolonge jusqu'au , le mandat de la mission de l'ONU au Mali (Minusma) en lui assignant comme priorité stratégique d'aider le gouvernement malien à appliquer l'accord de paix conclu il y a un an avec des groupes armés du Nord, à rétablir son autorité sur le nord et le centre du pays, et à organiser des élections crédibles[5].

Le , le Conseil de sécurité des Nations unies prolonge jusqu'au , le mandat de la mission de l'ONU au Mali (Minusma)[6].

Le , Conseil de sécurité a approuvé à l'unanimité la résolution 2423, renouvelant le mandat de la MINUSMA jusqu'au [7].

Le , le Conseil de sécurité a approuvé à l'unanimité la résolution 2480, reconduisant le mandat de la MINUSMA pour une année supplémentaire[8].

Mandat

La MINUSMA est autorisée à prendre toutes les mesures requises pour s'acquitter du mandat suivant[1],[9] :

  • Stabilisation de la situation dans les principales agglomérations et contribution au rétablissement de l’autorité de l’État dans tout le pays
  • Contribution à l’application de la feuille de route pour la transition, y compris le dialogue national et le processus électoral
  • Protection des civils et du personnel des Nations unies
  • Promotion et défense des droits de l’homme
  • Soutien de l’action humanitaire
  • Appui à la sauvegarde du patrimoine culturel
  • Action en faveur de la justice nationale et internationale

Composition

Effectifs

Soldat néerlandais de la MINUSMA au Mali, le .

Le déploiement maximal de la MINUSMA autorisé par l'ONU est de 12 640 personnels, dont 11 200 soldats[1],[10].

En , les troupes sont composées d'éléments issus principalement de l'armée tchadienne (environ 2 000 hommes), de l'armée nigériane (environ 1 200 hommes), de l'armée nigérienne (environ 675 hommes), de l'armée béninoise (environ 650 hommes), de l'armée burkinabé (environ 500 hommes, voir la liste des unités déployées), de l'armée togolaise (environ 500 hommes), et de l'armée sénégalaise (environ 500 hommes) qui vont sécuriser diverses villes clés du pays[11].

Au , la Mission engage 6 010 personnels (5 201 militaires et 809 policiers provenant de trente pays). Son budget approuvé, sur la période du au , est de 366 774 500 dollars[12]:

  • Tchad (1 252, dont 1 242 militaires)
  • Togo (1091, dont 939 militaires)
  • Niger (862, dont 859)
  • Sénégal (796, dont 510 militaires et 280 policiers d'unités constituées)
  • Burkina Faso (680, dont 670 militaires)
  • Bénin (309, dont 305 militaires)
  • Nigeria (261, dont 115 militaires et 140 policiers d'unités constituées)
  • Bangladesh (182)
  • Guinée (152)
  • Côte d'Ivoire (133)
  • Ghana (128)
  • Tunisie (75)
  • Allemagne (60)
  • Liberia (48)
  • France (17, 13 militaires et 4 policiers), ne sont pas compris dans les 3 200 militaires de l'opération Serval, ni les 5 000 militaires de l'opération Barkhane
  • Suède (6), États-Unis (6)
  • Sierra Leone (5)
  • Mauritanie (4), Viêt Nam (2), Seychelles (1)
  • Burundi (2), Cambodge (2), Cameroun (2), Jordanie (2), Royaume-Uni (2)
  • Belgique (1), Chili (1), Égypte (1), Finlande (1), Italie (1), Rwanda (1).
  • Canada (280)

En , la MINUSMA compte 6 300 hommes sur 12 000 prévus à la fin de l'année. Le , Bert Koenders, représentant spécial, réclame le déploiement « de façon urgente, de nouveaux moyens de transport, des hélicoptères et des bataillons supplémentaires sur le terrain »[13].

Mais en , les forces de la MINUSMA au Mali ne sont plus que de 5 539 hommes. Seuls la Chine et les Pays-Bas envoient des renforts avec respectivement 395 et 380 militaires avec 4 hélicoptères de combat AH-64 Apache[14]. En février, le Cambodge envoie un contingent de 309 hommes[15],[16].

Au , les effectifs de la MINUSMA au Mali sont de 9 300 militaires et policiers, dont 1 211 Tchadiens et 868 Nigériens[17].

Les effectifs déployés au sont de 10 375 personnes au total réparti ainsi :

  • 9 321 membres du personnel en uniforme, dont
    • 8 311 militaires
    • 1 010 policiers
  • 943 membres du personnel civil, dont
    • 504 membres du personnel civil international
    • 439 membres du personnel civil local
  • 111 volontaires des Nations unies

La Suède déploie de son côté 250 soldats en [18],[19].

D' à , l'Indonésie a détaché 3 hélicoptères Mil Mi-17 et 140 hommes et femmes de son armée pour assurer des opérations de transport et de reconnaissance à Tombouctou[20].

Le , l'armée ivoirienne annonce le déploiement pour la première fois d'une unité combattante de 150 hommes[21].

Le , 639 soldats allemands sont déployés à Gao avec des drones et des hélicoptères[22]. Au 1er, près d'un millier de militaires allemands sont présents au Mali[22].

Le , environ 280 soldats canadiens sont arrives a Gao. Le personnel est membres d'une force opérationnelle aérienne qui comprend 5 griffons CH-146 et de 3 Chinook CH-47F.

Le , 75 soldats tunisiens sont déployés avec un avion de transport tactique C-130J Super Hercules[23].


Au , les effectifs de la mission étaient de 16 453 personnes, dont 12 644 militaires, 1 734 policiers, 454 Officiers d'État Major, 1 421 civils, 39 experts spéciaux et 161 volontaires[24].

Voici les 10 principaux pays qui contribuent à l'effectif du contingent militaire :

  • Burkina Faso : 1 718 militaires
  • Tchad : 1 451 militaires
  • Bangladesh : 1 413 militaires,
  • Sénégal : 1 278 militaires
  • Égypte : 1 078 militaires
  • Togo : 937 militaires
  • Niger : 874 militaires
  • Guinée : 867 militaires
  • Allemagne : 408 militaires
  • Chine : 403 militaires

Les militaires sont déployés sur 13 sites : secteur Nord (Kidal, Tessalit, Aguelhoc) ; secteur Sud (Bamako) ; secteur Est (Gao, Ménaka, Ansongo) ; secteur Ouest (Tombouctou, Ber, Diabaly, Goundam) , secteur Centre (Mopti-Sévaré, Douentza).

Commandant

De gauche à droite : Frans Timmermans ; ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas, le général Jean Bosco Kazura ; commandant des forces militaires de la MINUSMA, Bert Koenders ; chef de la MINUSMA et Jeanine Hennis-Plasschaert, ministre de la Défense des Pays-Bas. Le , à Bamako.

Le premier représentant spécial et chef de la MINUSMA est le Néerlandais Bert Koenders, lequel est nommé ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas en [25]. Le , le Tunisien Mongi Hamdi est choisi pour lui succéder[26]. Il prend ses fonctions officiellement le . Il est remplacé le par Mahamat Saleh Annadif, ancien ministre tchadien des Affaires étrangères[27],[28].

Le poste de représentant spécial adjoint du secrétaire général, coordonnateur résident des Nations unies, coordonnateur humanitaire et représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), est tenu par l'Américain David Gressly (en)[29].

Le général rwandais Jean Bosco Kazura est choisi comme commandant des forces militaires de la MINUSMA. Bilingue français-anglais, il a déjà participé à des missions de maintien de la paix[10],[30]. Son pays, le Rwanda, est membre du Conseil de sécurité du au . Il quitte le commandement le [31].

Le candidat tchadien, le général Oumar Bikimo, qui avait commandé la MICOPAX puis les forces armées tchadiennes d'intervention au Mali (FATIM), est son adjoint[32]. Il assure l'intérim au départ du général Kazura[33].

Le major-général danois Michael Lollesgaard prend ses fonctions à la tête de la force de la MINUSMA le [34]. Le , le général belge Jean-Paul Deconinck lui succède[35]. Le , c'est le général de corps d’armée Dennis Gyllensporre, de Suède, qui est nommé[36].

Un Français, le général de brigade Christian Thiébault, ancien chef de corps du 4e Régiment étranger, est nommé chef d'état-major de la MINUSMA en [37]. Le général de brigade Hervé Gomart lui succède en [38]. Le général de division Michael Lollesgaard, du Danemark lui succède en 2016, suivi par le général de division belge Jean-Paul Deconinck en [39]. Le Général de brigade François-Marie Gougeon est le nouveau chef de l’état-major à compter du [40].

Pertes

Cérémonie en hommage à deux casques bleus néerlandais, tués accidentellement à Kidal le .

À la date du , la MINUSMA déplore la mort de 160 casques bleus, dont 102 victimes d'actes hostiles[41]. Elle compte notamment 28 morts et 75 blessés pour l'année 2014[42] et 27 morts pour l'année 2016[43]. Au , le bilan est de 128 victimes d'actes hostiles, 29 auteurs présumés ont été identifiés et 14 personnes détenues pour ces crimes[44].