Office québécois
de la langue française
Office québécois de la langue française
Édifice Camille-Laurin, siège social de l'Office québécois de la langue française, à Montréal, dans l'ancien édifice de l'École des Beaux-Arts, rue Sherbrooke Ouest
Édifice Camille-Laurin, siège social de l'Office québécois de la langue française, à Montréal, dans l'ancien édifice de l'École des Beaux-Arts, rue Sherbrooke Ouest

Création
Juridiction Ministère de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration
Siège Drapeau du Canada Drapeau du Québec Montréal, Québec
Employés 233 (2016-2017) [1]
Budget annuel 24,124 millions $CAN (2016-2017 [1])
Ministre responsable Simon Jolin-Barrette [2]
Direction Ginette Galarneau (PDG)
Agences filles Commission de toponymie du Québec
Comité d'officialisation linguistique
Comité de suivi de la situation linguistique
Site web https://www.oqlf.gouv.qc.ca/

L’Office québécois de la langue française (OQLF), connu sous le nom de l’Office de la langue française (OLF) jusqu'au , est une institution publique québécoise créée le , soit au même moment que le ministère des Affaires culturelles du Québec (aujourd’hui le ministère de la Culture et des Communications du Québec). Cette institution est à l’origine du Grand dictionnaire terminologique (GDT) et de la Banque de dépannage linguistique (BDL).

La Charte de la langue française, adoptée par l’Assemblée nationale du Québec en 1977, augmenta ses responsabilités en y ajoutant l’application de la politique linguistique du Québec. Deux nouveaux organismes furent alors créés, soit le Conseil de la langue française et la Commission de toponymie du Québec.

Historique

Le , au Québec, entre en vigueur la loi instituant le ministère des Affaires culturelles. Cette loi prévoit aussi la création de l’Office de la langue française (OLF). L’organisme, né dans la foulée de la Révolution tranquille à l’instigation de Georges-Émile Lapalme, a alors pour mission de veiller à la correction et à l’enrichissement de la langue parlée et écrite.

Diagramme illustrant les transferts de responsabilités à la suite de la loi 104.
Diagramme illustrant les transferts de responsabilités à la suite de la loi no 104.

Le , la Loi pour promouvoir la langue française est sanctionnée. Cette loi élargit le mandat de l’Office et elle introduit la notion du droit de travailler en français.

En 1974, la Loi sur la langue officielle est adoptée. Elle vise à renforcer le statut et l’usage du français au Québec et confie à l’Office, devenu la Régie de la langue française, un rôle déterminant dans la mise en œuvre de ses dispositions. Comme son nom l’indique, la nouvelle loi proclame le français langue officielle du Québec.

Le est sanctionnée la Charte de la langue française. Première loi linguistique à caractère obligatoire, elle reprend plusieurs éléments de la Loi sur la langue officielle, dont elle accroît la portée, et elle renforce de façon substantielle le statut de la langue française au Québec. Pour sa mise en œuvre, la Charte institue, outre l'Office de la langue française, la Commission de toponymie, la Commission de surveillance et des enquêtes et le Conseil de la langue française.

En 2002, la Loi modifiant la Charte de la langue française (loi 104) fusionne l'Office de la langue française et la Commission de la protection de la langue française au sein de l'Office québécois de la langue française (OQLF). Deux nouveaux mandats, le traitement des plaintes et le suivi de la situation linguistique, sont alors confiés à l'Office québécois de la langue française. L'organisme a aussi institué deux comités présidés chacun par un membre de l’Office : le Comité d'officialisation linguistique et le Comité de suivi de la situation linguistique.

Mission et pouvoirs

Les articles 159 à 164 de la Charte de la langue française définissent la mission et les pouvoirs de l'office.

  • Assurer le respect de la Charte de la langue française
  • L'Office doit surveiller l'évolution de la situation linguistique au Québec et en faire rapport au moins tous les cinq ans au ministre, notamment en ce qui a trait à l'usage et au statut de la langue française ainsi qu'aux comportements et attitudes des différents groupes linguistiques.
  • L'Office doit veiller à ce que le français soit la langue normale et habituelle du travail, des communications, du commerce et des affaires dans l'Administration et les entreprises. À sa discrétion, prendre toute mesure appropriée pour assurer la promotion du français.
  • L'Office doit aider à définir et à élaborer les programmes de francisation prévus par la présente loi et en suivre l'application.
  • L'Office peut assister et informer l'Administration, les organismes parapublics, les entreprises, les associations diverses et les personnes physiques en ce qui concerne la correction et l'enrichissement de la langue française parlée et écrite au Québec.
  • L'Office peut recevoir leurs observations et suggestions sur la qualité de la langue française ainsi que sur les difficultés d'application de la présente loi, et en faire rapport au ministre.
  • L'Office doit établir les programmes de recherche nécessaires à l'application de la présente loi. L'office peut effectuer ou faire effectuer les études prévues par ces programmes.
  • L'Office peut conclure des ententes ou participer à des projets communs avec toute personne ou organisme.
  • L'Office peut conclure, conformément à la loi, une entente avec un gouvernement autre que celui du Québec, l'un de ses ministères, une organisation internationale ou un organisme de ce gouvernement ou de cette organisation.

Membres

L’Office est composé de huit membres, dont une présidente-directrice générale nommée par le gouvernement pour au plus cinq ans. En date du , six membres avaient été nommés[3] :