Pandémie de Covid-19 en Belgique
COVID-19 outbreak Belgium confirmed cases per community.svg
Nombre cumulatif de cas confirmés par commune au [1].
(consulter les anciennes versions des cartes)
Maladie
Agent infectieux
Origine
Localisation
Premier cas
Date d'arrivée
Depuis le (1 an, 3 mois et 9 jours)
Site web
Bilan
Cas confirmés
1 023 583 ()[2]
Cas soignés
897 904 ()[2]
Morts
24 630 ()[2]
Informations officielles
www.info-coronavirus.be
Dernier bulletin épidémiologique[PDF] (Sciensano)
FAQ
Une question ? 0800 14 689

La pandémie de Covid-19 est une crise sanitaire majeure provoquée par une maladie infectieuse émergente apparue fin 2019 en Chine continentale, la maladie à coronavirus 2019, dont l'agent pathogène est le SARS-CoV-2. Ce virus est à l'origine d'une pandémie[note 1], déclarée le par l'Organisation mondiale de la santé. En Belgique, elle commence le lorsqu'un premier cas est confirmé, un homme asymptomatique de 54 ans, qui a été l'un des neuf Belges[Passage contradictoire] rapatriés le de Hubei (Chine), par un des vols d'évacuation arrivant à la base aérienne de Melsbroek à Bruxelles. Les dix personnes[Passage contradictoire] ont subi un test de dépistage du SARS-CoV-2 : les personnes positives ont été placées en quarantaine à l'hôpital Saint-Pierre de Bruxelles, tandis que les personnes négatives ont été placées en quarantaine à l'hôpital militaire Reine Astrid à Neder-Over-Heembeek pendant 14 jours.

Cette page reprend les principales mesures prises par le gouvernement belge pour organiser le confinement et assurer une distanciation physique efficace afin de ralentir la propagation du coronavirus SARS-CoV-2. Elle résume aussi les points presse quotidiens réalisés par l'organisme de santé publique belge Sciensano sur l'évolution de la pandémie et s'efforce d'illustrer les données statistiques brutes partagées en opendata depuis le par l'Organisme de santé publique.

Le Service public fédéral Santé publique, Sécurité de la chaîne alimentaire et Environnement a mis en place un portail d'informations à destination des citoyens et des voyageurs[3].

Résumé des événements de 2020

Le , le Gouvernement Wallon décrète l'interdiction des visites dans les maisons de repos du sud du pays ; la mesure est d'application dès le lendemain[4].

Le , le SPF Santé publique annonce le premier décès dû à une infection au coronavirus SARS-CoV-2.

Le , la Fédération Wallonie-Bruxelles annonce que les cours sont suspendus à dater du lundi pour l'ensemble des écoles, tous réseaux confondus. Une garderie est néanmoins organisée par les pouvoirs organisateurs afin d'assurer une continuité dans la prise en charge des enfants dont les parents n'auraient pas d'autres possibilités pour la garde de leurs enfants, le recours aux grand-parents étant à éviter dans la mesure du possible. La mesure est maintenue durant les vacances de Pâques.

Le , Sophie Wilmès, à la tête d'un gouvernement formé en urgence, annonce un confinement de la population qui sera effectif le lendemain, à midi et ce jusqu'au . Le , les responsables politiques et les experts de la santé décident, à l'issue d'un Conseil national de sécurité, d'un prolongement de la mesure jusqu'au .

À partir du , face à la mortalité importante enregistrée dans les maisons de repos, débute un test systématique tant du personnel que des résidents. 210 000 tests seront effectués durant les trois semaines suivantes dans ce cadre.

Le , lors de la conférence de presse qui se tint à l'issue du Conseil national de sécurité, Sophie Wilmès annonce la prolongation des mesures jusqu'au . À partir du lundi , certains secteurs d'activité peuvent néanmoins reprendre comme les enseignes de jardinage ou de bricolage pour peu que les mesures de distanciation soient assurées. Enfin, une personne, toujours identique, sera autorisée à rendre visite à un proche en maison de repos ou en institution d'hébergement pour personnes souffrant d'un handicap.

Le , à l'issue d'un nouveau Conseil national de sécurité, Sophie Wilmès annonce la levée progressive des mesures de confinement qui comportera deux phases (la première étant scindée en deux). La mise en application du déconfinement restaient cependant tributaire de l'évolution des indicateurs sanitaires. L'évolution de ceux-ci restant encourageante, ces mesures sortent leurs effets les 4, 11 et 18 mai avec respectivement et de manière non exhaustive, le 4 mai, réouverture de certains commerces de détail comme les merceries, imposition du port du masque dans les transports en commun; le 11 mai, ouverture des commerces à l'exception notable du secteur de l'horeca et 18 mai, reprise progressive dans l'enseignement (priorité donnée aux fins de cycles).

La phase trois du déconfinement est lancée le et consiste en un important assouplissement des règles jusqu'alors en vigueur puisque désormais, la liberté devient la norme et les interdits, l'exception. La Belgique rouvre ses frontières le (de et vers l'Europe). Deux autres phases de déconfinement sont programmées en juillet (phase 4) et en septembre (phase 5).

Le 19 octobre, à la suite d'une augmentation importante des hospitalisations, de nouvelles mesures sont appliquées, dont un couvre-feu de minuit à h du matin et la fermeture des bars et restaurants et une limitation des contacts sociaux[5],[6].

Première propagation du virus

Évolution des admissions/sorties journalières et lits occupés dans les hôpitaux (date des données ).
Progression des nouveaux cas selon une échelle logarithmique et linéaire (date des données ).
Temps nécessaire pour doubler le nombre de cas confirmés (date des données ).
NB : Une diminution du temps de doublement ne signe pas forcément une recrudescence de l'épidémie. En l'absence d'incidence sur la courbe des hospitalisations 10 jours après cette diminution, il est probable que celle-ci soit liée à l'augmentation des tests de dépistage réalisés et, par conséquent, à la détection accrue de cas Covid positifs.

Plan de gestion de risque

Le gouvernement fédéral dispose d'un plan de gestion de risque du SPF Santé publique.

Ce plan comporte trois phases[7] :

Phase 1 : Maintenir le virus hors du pays le plus longtemps possible grâce à une surveillance adéquate du territoire. Une procédure de quarantaine est « parfois » effectuée.

Phase 2 : Le virus est identifié dans le pays. Pour arrêter la propagation, « toutes les personnes avec lesquelles ils ont eu des contacts étroits (famille, collègues, autres voyageurs) sont répertoriées, contactées et également placées sous surveillance. Si nécessaire, elles sont testées pour l’infection ou mises en isolement temporaire jusqu’à ce qu’il y ait une certitude »[8].

Phase 3 : De nombreuses infections se déclarent dans le pays. Selon les cas, les patients seront traités en hôpital ou à domicile. « Si une capacité supplémentaire est nécessaire, des lits peuvent être libérés, par exemple en reportant les interventions et les admissions non urgentes ou en répartissant efficacement les patients entre les hôpitaux. » Si la Belgique constate une propagation « importante » du virus, « le gouvernement peut prendre des mesures telles que celles qui sont actuellement prises en Italie : annulation des grandes réunions, fermeture des lieux où se trouvent de nombreuses personnes à proximité (cinémas, écoles, etc.) ou interdiction temporaire de certains déplacements ».

Février 2020

Phase 1

  •  : une personne originaire de Flandre-Occidentale rapatriée deux jours plus tôt de Wuhan est déclarée positive au virus[9].