SEMAFO
Création 1995
Fondateurs Benoit La Salle
Forme juridique Société par actions
Action TSX : SMF, OMX : SMF)
Siège social 100, Boulevard Alexis Nihon Montréal
Drapeau du Canada Canada
Direction Benoit Desormeaux
Actionnaires voir tableau détaillé
Activité Minière
Produits Or
Site web https://www.semafo.com/

Chiffre d'affaires 476 millions USD en 2019
297 millions USD en 2018
Résultat net 50, 2 millions USD en 2019
8,19 millions USD en 2018 (perte)[1]

SEMAFO est une société minière canadienne. Le nom SEMAFO est un acronyme pour « Société d'Exploration Minière en Afrique de l'Ouest ». Son siège social est basé à Montréal, au Canada. Elle exploite, en 2019, la mine d'or Mana au Burkina Faso, laquelle est la troisième plus grande mine d'or de ce pays et la mine Boungou depuis 2018. L'entreprise est inscrite à la bourse de Toronto, ainsi qu'au marché boursier historique d'Europe du Nord.

Le , SEMAFO et Endeavour Mining ont annoncé qu’elles ont conclu un accord définitif selon lequel Endeavour acquiert tous les titres émis et en circulation de SEMAFO au moyen d’un plan d’arrangement en vertu de la Loi sur les sociétés par actions (Québec). La transaction permettra de créer un des 15 premiers producteurs d’or dans le monde et le plus important en Afrique de l’Ouest, avec six mines et met d’avant un éventail de projets de croissance attrayants.[1] Le 1er juillet 2020, la transaction avec Endeavour Mining Corporation a reçu l’approbation des instances gouvernementales canadiennes. [2]

Principaux actionnaires

Au [2].

Van Eck Associates 12,5%
FIL Investment Advisors 10,1%
Wellington Management 6,61%
CI Investments 6,22%
Ruffer 6,06%
Tocqueville Asset Management 6,02%
Dimensional Fund Advisors 3,01%
The Vanguard Group, 2,67%
Norges Bank Investment Management 1,66%
RBC Global Asset Management 1,65%

Production

Les mines Mana et Boungou sont situées au Burkina Faso. Elles ont produit en 2018 un total de 244 600 onces d'or à un coût de maintien tout inclus de 951 $[3] qui a généré 110 M$ en flux de trésorerie[4]. La production d'or de ce pays est officiellement de 46 tonnes en 2017 et 52 tonnes en 2018, auquel s'ajoutent de dix à trente tonnes d'or produite par des mines artisanales non déclarés[5].

Anciennes mines

Mine Kiniero

La première mine exploitée est la mine Kiniero, en Guinée. Le projet, originellement appelé Jean-Gobelé, commence par l'exploration en 1995 puis se développe jusqu'à la construction de la mine, qui prend alors le nom de Kiniero, pour une première coulée d'or le . L'activité cesse en 2013, et la mine est cédée à une société minière locale en 2014[3].

Mine Samira Hill

La mine Samira Hill au Niger est exploitée à partir d'. La capacité de production a atteint plus de 540 000 onces d'or avant sa passation à la Société du patrimoine des mines du Niger (SOPAMIN) en 2013[3].

Mines en 2019

Mine Mana

La mine Mana est située à environ 250 kilomètres à l’ouest de Ouagadougou laquelle inclut le gisement à haute teneur de Siou. On retrouve la ressource minérale dans la ceinture volcano-sédimentaire de Houndé qui est formée par des roches paléoprotérozoïques appartenant au socle birrimien. Le gisement à haute teneur Siou est découvert en , la mise en production débute à la fin 2014[3]. Le développement d'un projet d'exploitation souterraine à Siou est en cours en 2019 pour une dépense d’investissement en préproduction de 51,7 millions $. Elle devrait atteindre sa pleine capacité de production au premier trimestre de 2020.

Mine Boungou

La mine Boungou est située dans la région de l'Est à 320 kilomètres à l'est de Ouagadougou et on retrouve la ressource minérale dans la ceinture volcano-sédimentaire de Diapaga appartenant aussi au socle birrimien. Elle est la seule mine industrielle de la région et commence sa production commerciale le et produit 63 600 onces d'or durant les quatre premiers mois de celle-ci[6].

La mine Boungou est visée par des attaques de groupes terroristes dans le contexte de la Guerre du Sahel. Il est, de ce fait, l'un des sites les plus sécurisés dans cette zone. La route menant à la mine fait l’objet depuis 2017 de plusieurs attaques[7] :