SEMAFO
Création 1995
Fondateurs Benoit La Salle
Forme juridique Société par actions
Action TSX : SMF, OMX : SMF)
Siège social 100, Boulevard Alexis Nihon Montréal
Drapeau du Canada Canada
Direction Benoit Desormeaux
Activité Minière
Produits Or
Site web https://www.semafo.com/

Fonds propres 122 millions $ (31 décembre 2018)[1]
Dette 117 millions $ (31 décembre 2018)[1]

SEMAFO est une société minière canadienne. Le nom SEMAFO est un acronyme pour « Société d'Exploration Minière en Afrique de l'Ouest ». Son siège social est basé à Montréal, au Canada. Elle exploite, en 2019, la mine d'or Mana au Burkina Faso, laquelle est la troisième plus grande mine d'or de ce pays, la mine Boungou depuis 2018 et une troisième est en chantier.

L'entreprise est inscrite à la bourse de Toronto, ainsi qu'au marché boursier historique d'Europe du Nord, et à une capitalisation boursière de 1,25 milliard de dollars américains pour 333 millions d'actions au [2].

Production

Les mines en activité sont en 2019 au Burkina Faso. Elles ont produit en 2017 un total de 206 000 onces d'or contre 244 600 onces d'or soit 7 607,91 kg en 2018[3] à un coût de maintien tout inclus de 951 $[4] qui a généré 110 M$ en flux de trésorerie[1]. Il est prévu en 2019 une production totale de 300 a 350 000 onces d'or[5]. La production d'or de ce pays est officiellement de 46 tonnes en 2017 et 52 tonnes en 2018, auquel s'ajoutent de dix à trente tonnes d'or produite par des mines artisanales non déclarés[6].

Anciennes mines

Mine Kiniero

La première mine exploitée est la mine Kiniero, en Guinée. Le projet, originellement appelé Jean-Gobelé, commence par l'exploration en 1995 puis se développe jusqu'à la construction de la mine, qui prend alors le nom de Kiniero, pour une première coulée d'or le 25 avril 2002. L'activité cesse en 2013, et la mine est cédée à une société minière locale en 2014[4].

Mine Samira Hill

La mine Samira Hill au Niger est exploitée à partir d'octobre 2004. La capacité de production a atteint plus de 540 000 onces d'or avant sa passation à la Société du patrimoine des mines du Niger (SOPAMIN) en 2013[4].

Mines en 2019

Article connexe : Économie du Burkina Faso.

Mine Mana

La mine Mana est située à environ 250 kilomètres à l’ouest de Ouagadougou laquelle inclut le gisement à haute teneur de Siou. On retrouve la ressource minérale dans la ceinture volcano-sédimentaire de Houndé qui est formée par des roches paléoprotérozoïques appartenant au socle birrimien. La première coulée d'or à lieu en mars 2014.

Mine Siou

Le gisement à haute teneur Siou est découvert en août 2012, la mise en production débute en fin 2014[4].

Le développement d'un projet d'exploitation souterraine à Siou pour une dépense d’investissement en préproduction de 51,7 millions $ est en cours en 2019. Elle devrait atteindre sa pleine capacité de production au premier trimestre de 2020. Les réserves sont estimés à 515 800 onces d'or[2].

Mine Boungou

La mine Boungou est située dans la région de l'Est à 320 kilomètres à l'est de Ouagadougou et on retrouve la ressource minérale dans la ceinture volcano-sédimentaire de Diapaga appartenant aussi au socle birrimien. Elle est la seule mine industrielle de la région et commence sa production commerciale le et produit 63 600 onces d'or durant les quatre premiers mois de celle-ci[5].

En 2019, deux fois par semaine, un convoi fait la route entre Fada N'Gourma et Boungou pour assurer la relève des travailleurs. Les expatriés, eux, sont transportés par hélicoptères depuis Ouagadougou[7].

Attaques terroristes

La mine Boungou est visée par des attaques de groupes terroristes dans le contexte de la Guerre du Sahel. Il est, de ce fait, l'un des sites les plus sécurisés dans cette zone. La route menant à la mine fait l’objet depuis 2017 de plusieurs attaques[8] :

  • Août 2017, des gendarmes burkinabés commis à la sécurité de la voie sont tués dans une embuscade.
  • Novembre 2018, cinq personnes dont quatre gendarmes sont tuées dans une embuscade sur la même voie.
  • 18 avril 2019, un bus de compagnie minière qui se rendait sur un site saute sur une mine artisanale, ce qui cause la mort du chauffeur.
  • 6 novembre 2019, au matin, un convoi de cinq bus accompagnés par des pick-ups transportant des employés escortés par les Forces armées du Burkina Faso est l'objet d'une embuscade par « des individus armés non identifiés » à 40 kilomètres de la mine d'or de Boungou. Une mine détruit un véhicule de la gendarmerie nationale burkinabè, peut-être un ACMAT Bastion, qui est mis hors de combat[9], puis le convoi est mitraillé. Le bilan provisoire annoncé le jour même par les autorités fait état de 37 décès civils et 60 blessés, d'autres sources annoncent une soixantaine de décès[3]. Il s'agit de l'attaque la plus meurtrière enregistrée dans le pays depuis le début des violences jihadistes en 2014[9].

Notes et exemples

  1. a b et c « Objectifs », sur SEMAFO (consulté le 7 novembre 2019).
  2. a et b « Factsheet Septembre 2019 » [PDF], sur SEMAFO, (consulté le 7 septembre 2019).
  3. a et b Phillipe Chapleau, « Massacre au Burkina: le convoi d'une société minière canadienne tombe dans une embuscade », sur Ouest-France, (consulté le 7 novembre 2019).
  4. a b c et d « Histoire », sur SEMAFO (consulté le 7 novembre 2019).
  5. a et b « Opérations en 2019 », sur SEMAFO (consulté le 7 novembre 2019).
  6. Philippe Chapleau, « Massacre au Burkina sur fond de petites d'or », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
  7. Célian Macé, « Après l'attentat au Burkina Faso, «les téléphones sonnent dans le vide, c'est la panique» », sur Libération, .
  8. « Burkina Faso : Voici comment les terroristes ont piégé et tué 37 personnes dans le convoi de la mine d’or de Boungou », sur www.afriksoir.net, (consulté le 7 novembre 2019).
  9. a et b « Burkina Faso : au moins 37 morts dans l'attaque d'un convoi d'une société canadienne », sur France 24, (consulté le 7 novembre 2019)

Liens externes