Sinn Féin
Image illustrative de l’article Sinn Féin
Logotype officiel.
Présentation
Présidente Mary Lou McDonald
Fondation 1970
Siège Dublin, Leinster
Drapeau de l'Irlande Irlande
Vice-présidente Michelle O'Neill
Positionnement Centre gauche[1] à gauche[2]
Idéologie Républicanisme[3]
Socialisme démocratique[4]
Europhilie[5]

Historique
Euroscepticisme[6],[7]

Couleurs Vert
Site web sinnfein.ie
Représentation
Dáil Éireann
37 / 160
Seanad Éireann
3 / 60
Parlement européen (Irlande)
1 / 13
Assemblée d'Irlande du Nord
27 / 90
Chambre des communes du Royaume-Uni (Irlande du Nord)
7 / 18
Bureau du Sinn Féin à Castlewellan (comté de Down).

Le Sinn Féin (en gaélique : /ʃɪnʲ ˈfʲeːnʲ/[N 1], en anglais : /ʃɪn ˈfeɪn/[N 2], litt. « Nous-mêmes ») est un parti politique républicain actif en Irlande et en Irlande du Nord, prônant la réunification de ces deux pays. Il s'agit du deuxième parti politique d'Irlande du Nord.

Jusqu'à ce que celle-ci dépose les armes en 2005, il était associé avec l'Armée républicaine irlandaise provisoire.

Mis à part les partis politiques paneuropéens, c'est l'un des rares partis politiques à opérer dans deux pays différents. Néanmoins, ses membres élus à la Chambre des communes du Royaume-Uni lors des élections générales britanniques s'abstiennent systématiquement d'y siéger.

Histoire

En 1970, le premier Sinn Féin se divise en deux partis à la suite de la scission de sa branche armée, l'Irish Republican Army : le Provisional Sinn Féin et l'Official Sinn Féin. Plus tard, le Provisionnal Sinn Féin reprend pour lui seul l'appellation Sinn Féin.

Les militants du Sinn Féin s'investissent dans les syndicats, les associations de quartier, les mouvements féministes ou encore les initiatives de solidarité internationale, notamment contre les dictatures sud-américaines et l'apartheid en Afrique du Sud[8].

Abandonnant l'abstentionnisme en 1986 (occasion d'une nouvelle scission, le Republican Sinn Féin), le Sinn Féin participe au processus de paix du Conflit nord-irlandais et progresse peu à peu sur la scène politique, obtenant 18 députés sur 108 en 1998 à la nouvelle Assemblée d'Irlande du Nord issue de l'Accord du Vendredi saint. En 2007, Martin McGuinness devient vice-premier ministre de l'Irlande du Nord.

Après avoir obtenu quatre membres du Parlement à Westminster en 2001, le Sinn Féin est devenu le principal parti confessionnel des catholiques d'Irlande du Nord, devançant peu à peu, dans ce rôle de parti majoritaire, le Parti social-démocrate et travailliste (SDLP), avec un discours nettement plus radical.

En république d'Irlande, où son influence est beaucoup plus limitée, il a obtenu cinq TD (Teachta Dála ou députés) au Dáil Éireann. Il détient aussi un certain nombre de mandats locaux, notamment au nord-ouest du pays où il contrôle la ville de Sligo.

Le , il obtient cinq députés au Parlement britannique, renforçant ses positions (+ 1 député) avec 174 530 voix (24,3 % en Irlande du Nord, +2,6 %).

En , il remporte 13,85 % des suffrages lors des élections générales en Irlande et 23 députés au Dáil Éireann, obtenant alors sa meilleure représentation au sein de la République.

En , son leader historique en Irlande du Nord, Martin McGuinness, démissionne et est remplacé par Michelle O'Neill, incarnant le nouveau visage du parti[9]. Après une élection législative partielle nord-irlandaise en mars, le parti dispose désormais (avec ses alliés républicains modérés) d'autant de sièges que les unionistes au Parlement local[10].

En , à l'occasion de son congrès annuel (en irlandais : Ard Fheis, litt. Haute Assemblée), la vice-présidente Michelle O'Neill déclare que « la question n’est plus de savoir si, mais quand se tiendra le référendum sur la réunification »[11].

Lors des élections générales irlandaises de 2020, le parti réalise sa meilleure performance électorale en remportant 24,5 % des suffrages et 37 sièges et en devançant le Fianna Fáil et le Fine Gael[12],[13]. Ce succès est dû principalement à son programme de rupture avec les politiques austéritaires des gouvernements successifs à Dublin : baisse et gel des loyers, construction de logements sociaux, investissements dans l’hôpital public, refus de tout report de l’âge de départ à la retraite, etc[14].

Politique européenne

Le Sinn Féin est le principal parti qui a fait campagne contre le traité de Nice avant le premier référendum (2001) sur ce texte en République d'Irlande[15]. Il a aussi fait campagne contre le traité de Lisbonne durant le référendum portant sur son adoption, en 2008[16].

Il a remporté en juin 2004, le siège de député au Parlement européen que le SDLP détenait depuis 1979 : Bairbre de Brún est la nouvelle députée. Mary Lou McDonald a concomitamment été élue en République d'Irlande : le Sinn Féin, qui a presque doublé ses voix (11,9 % contre 6,3 % en 1999) en République d'Irlande, est le principal gagnant de ces élections européennes dans l'île entière. Il a de plus une élue en Irlande du Nord, Bairbre de Brún.

Ce parti est membre du Groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique (GUE/NLG) au Parlement européen.

En 2009, il perd son seul député élu en République d'Irlande, mais conserve sa député élue en Irlande du Nord.

À la faveur du Brexit, Michelle O’Neill souhaite la tenue d'un référendum sur la réunification de l'Irlande[17].

Dirigeants