Ne doit pas être confondu avec Slovaquie ou Slavonie.

République de Slovénie

Republika Slovenija (sl)

Repubblica di Slovenia (it)

Szlovén Köztársaság (hu)

Drapeau
Drapeau de la Slovénie.
Blason
Armoiries de la Slovénie.
Description de l'image EU-Slovenia.svg.
Devise nationale aucune
Hymne national Zdravljica
Administration
Forme de l'État République parlementaire
Président de la République Borut Pahor
Président du gouvernement Marjan Šarec
Langues officielles Slovène, hongrois, italien[1]
Capitale Ljubljana

46° 03′ N, 14° 30′ E

Géographie
Plus grande ville Ljubljana
Superficie totale 20 273 km2
(classé 149e)
Superficie en eau 0,6 %
Fuseau horaire UTC +1 (Heure normale d'Europe centrale) ; heure d'été : UTC+2 (CEST)
Histoire
Indépendance De l’Autriche-Hongrie
De la Yougoslavie
Date
Démographie
Gentilé Slovène
Population totale (2015) 2 062 874[2] hab.
(classé 144e)
Densité 102 hab./km2
Économie
PIB nominal (2013) 48 milliards de $[3]
PIB (PPA) 58,7 milliards de $[3]
PIB nominal par hab. (2013) 23 317 $ [4] (33e)
PIB (PPA) par hab. (2013) 28 512 $ [4]8 (37e)
IDH (2013) en augmentation 0,874 (très élevé  ; 25e)
Monnaie Euro[5] (EUR​)
Divers
Code ISO 3166-1 SVN, SI​
Domaine Internet .si
Indicatif téléphonique +386

La Slovénie, en forme longue la république de Slovénie, en slovène Slovenija et Republika Slovenija, est un pays d’Europe centrale et membre de l'Union européenne. Elle est bordée par la mer Adriatique, l’Italie, l’Autriche, la Hongrie et la Croatie.

Au XXe siècle, elle fait partie de la Yougoslavie avant d'obtenir son indépendance le . Elle est membre de l'Union européenne depuis le et a rejoint la zone euro, puis l'espace Schengen en 2007. Elle est membre de l'OTAN depuis le 29 mars 2004.

Toponymie

On retrouve la racine du nom de la Slovénie dans la contraction du mot slave (slovanska) et celui de vénète.

La Slovénie et la Slovaquie sont souvent confondues, car les noms Slovenská Republika (qui signifie République slovaque en slovaque) et Republika Slovenija peuvent prêter à confusion dans de nombreuses langues. Chaque année, un poids considérable de courrier mal acheminé est à réexpédier vers la Slovénie (600 kg en 2004)[6][réf. insuffisante]. Cette confusion fait que le personnel des deux ambassades se retrouve chaque mois pour échanger le courrier mal adressé.

La Slovénie est parfois surnommée la Suisse des Balkans ou la Suisse d'Europe du Sud du fait de son relief montagneux.

Histoire

Article détaillé : Histoire de la Slovénie.

Celtes et Illyriens constituent les premiers habitants de l'Antiquité, et sont soumis à l'Empire romain au cours du Ier siècle. La Carinthie émerge probablement autour du VIe siècle à l'issue des invasions lombardes du Nord de l'Italie, et recouvre le territoire correspondant aux actuelles Carinthies autrichienne et slovène. Si ses premiers temps restent indéterminés, son existence est formellement attestée au VIIIe siècle, lorsqu'elle prend son indépendance de la Bavière (746).

Le territoire de l'actuelle Slovénie commence à partir du IXe siècle à passer de main en main au gré des invasions des puissances voisines, qu'il s'agisse de la Bavière, de la république de Venise, ou des Habsbourgs. Les Slovènes restent sous la domination de ces derniers du XIVe siècle à 1918, sans réel statut juridique mais avec toutefois une représentation à Vienne.

La région subit successivement l'influence de la Réforme au XVIe siècle, puis de la Contre-Réforme sous le règne de l'Archiduc Ferdinand d'Autriche au début du XVIIe siècle. Tandis que les élites se germanisent, la population paysanne demeure largement à l'écart de ces transformations. Des intellectuels codifient le slovène en une langue littéraire au XIXe siècle, tandis que des revendications nationalistes commencent à se faire jour.

La Première Guerre mondiale touche durement le pays, notamment sur le front de Soča à l'ouest du pays. Après que la bataille de Caporetto annonce la fin des combats sur le sol austro-hongrois en 1917, le Parti populaire slovène demande l'instauration d'un État semi-autonome regroupant les Slaves du Sud. Cette revendication est rapidement reprise par l'ensemble du spectre politique local sous le terme de Mouvement de la Déclaration[7].

La prise du pouvoir par des nationalistes croates, slovènes et serbes le 6 octobre 1918 lors de la chute de l'Empire conduit à une déclaration formelle d'indépendance de l'État des Slovènes, Croates et Serbes le 29 octobre suivant. Le pays rejoint le royaume de Serbie (dans lequel le royaume du Monténégro était déjà entré trois jours avant) afin de former le 1er décembre 1918 le royaume des Serbes, Croates et Slovènes qui prendra le nom de royaume de Yougoslavie en 1929.

Un plébiscite conduit en octobre 1920 cède la Carinthie du Sud slovénophone à l'Autriche. L'Istrie revoit ses anciennes frontières vénitiennes sous le royaume d'Italie par le traité de Rapallo en 1920, alors que le traité du Trianon attribue les régions majoritairement slovénophones de Hongrie (Prekmurje) à la Yougoslavie (un cinquième de la population de la région était hongroise). La politique fasciste de l'Italie conduit à une résistance armée des populations à l'intérieur des terres slovènes et croates, notamment via la formation du groupe Trieste, Istrie, Gorizia et Fiume (actuellement Rijeka) en 1927, qui est démantelé par la police secrète fasciste en 1941.

Durant la Seconde Guerre mondiale, après l'invasion de la Yougoslavie, le territoire slovène est partagé entre l'Italie — qui se réserve la région de la capitale qu'elle transforme en province de Ljubljana —, l'Allemagne nazie et la Hongrie. À l'issue d'une terrible guerre de résistance, la Yougoslavie est reconstituée ; la Slovénie devient la République socialiste de Slovénie, État fédéré de la République populaire fédérative de Yougoslavie proclamée le 29 novembre 1945. Au traité de Paris en 1947, l'Italie perd la quasi-totalité de la Vénétie julienne. L'Istrie est ensuite placée provisoirement dans la zone B du territoire libre de Trieste. Ce territoire est dissous de facto en 1954, quand la zone A comprenant la ville de Trieste est rendue à l'Italie tandis que la zone B est attachée à la fédération yougoslave. Par ce fait l'Istrie se vide par un fort exode offrant une région et un accès stratégique à la mer à l'actuelle Slovénie.

Les frustrations envers un État fédéral jugé inefficace et dispendieux s'accumulent[réf. nécessaire] et, en parallèle à la crise économique que traverse l'ensemble du bloc socialiste dans les années 1980, les tensions entre les partis communistes slovène et serbe (dirigé par Slobodan Milošević) s'exacerbent. Le 27 septembre 1989, le Parlement slovène réforme la constitution de la République et retire le monopole du pouvoir politique à la Ligue des communistes de Slovénie tout en affirmant le droit pour la République de quitter la Fédération[8]. Le le terme « socialiste » est retiré du nom de l'État, qui devient « république de Slovénie »[9] tout en restant membre de l'État yougoslave.

Le 23 décembre 1990, un référendum sur l'indépendance aboutit avec près de 89 % des voix. La déclaration formelle d'indépendance intervient après le passage d'une loi en ce sens le 25 juin 1991[10],[11]. Un court conflit armé a lieu lorsque les troupes slovènes sont confrontées à une tentative d'intervention yougoslave[10],[12]. La guerre s'étend sur une dizaine de jours, à l'issue desquels l'accord de Brioni est signé sous les auspices de la Communauté européenne le 7 juillet 1991. L'armée yougoslave commence son retrait et le dernier soldat quitte le territoire le 26 octobre suivant[12].

En mars 2003, la Slovénie tient deux référendums sur l'adhésion à l'OTAN et à l'Union européenne, qu'elle rejoint respectivement les 29 mars et 1er mai 2004 (après signature du traité d'Athènes). Au premier semestre 2008, la Slovénie tient la présidence tournante du Conseil de l'Union européenne.

Géographie

Article détaillé : Géographie de la Slovénie.

Généralités

La Slovénie est un pays d'Europe du Sud. Elle possède une frontière terrestre avec l'Italie, l'Autriche, la Hongrie et la Croatie.

La capitale de la Slovénie est Ljubljana (parfois écrit avec l'orthographe italienne Lubiana), autrefois connue sous son nom allemand de Laibach (souvent orthographié Laybach en français).

Son point culminant est le Triglav (2 864 m)[13], qui est aussi représenté symboliquement sur son drapeau national et sur la pièce nationale de 50 centimes d'euro.

Divisions administratives

Articles détaillés : Commune de Slovénie et Région de Slovénie.
Les régions historiques de Slovénie.

La Slovénie est composée de 210 communes, dont 11 ayant un statut « urbain »[Quoi ?]. Ce sont à ce jour les seules subdivisions en Slovénie. Le gouvernement slovène souhaite créer de nouvelles régions administratives officielles (une douzaine au total)[réf. nécessaire].

Il y a toutefois huit régions traditionnelles (mais non officielles) :[réf. nécessaire]