La sociabilité est la capacité d'un individu ou d'un groupe d'individus à évoluer en société, et à pénétrer au sein de nouveaux réseaux sociaux. Souvent déterminée par le capital social de l'agent considéré, elle est mesurée par la sociologie à l'aide d'outils sociométriques avant d'être modélisée grâce à des méthodes sociographiques telles que le sociogramme.

En pratique, elle peut prendre de multiples formes, telles que la capacité à tenir une conversation, à respecter une étiquette, la norme sociale, ou à ménager la face des interlocuteurs[quoi ? qu'est-ce que la face de ses interlocuteurs ? à définir]. Elle se développe notamment par la socialisation. L’amitié entre filles, par exemple, joue un rôle important dans la sociabilité enfantine, comme l’ont montré Dominique Golay et Dominique Malatesta[1]. Sur les règles de sociabilité, voir l'article Georg Simmel.

Histoire

Dans la théorie de l’animal politique développée dans Politique, Aristote décrit l'être humain comme naturellement enclin à la sociabilité.

À l'époque des Lumières, la sociabilité a fait l'objet d'un désaccord entre Denis Diderot et Jean-Jacques Rousseau, au sujet de l'article « Droit naturel » de l'Encyclopédie (1755). Diderot soutenait une sociabilité naturelle de l'homme, tandis que pour Rousseau, l'homme vivait isolé à l'état de nature. Voulant éviter la polémique, Rousseau a supprimé le chapitre « La société générale du genre humain » de la première version du Contrat social, dite « Manuscrit de Genève », qui ne fut publié qu'à la fin du XIXe siècle[2].

Notes et références

  1. Malatesta, D., Golay, D, & Jaccoud, C., Circulation des savoirs, construction d’appartenances et affirmation de soi. Les filles dans les clubs de football et de twirling bâton : entre logique sportive et logique sociale. In P. Marcotte & O. Thevenin (Dir.), Sociabilité et transmissions dans les expériences de loisir, Paris, L'Harmattan, (111-125)
  2. Raymond Trousson, Jean-Jacques Rousseau, Tallandier, p. 452

Articles connexes

Liens externes