The Artist
Description de cette image, également commentée ci-après
Logo du film
Titre québécois L'Artiste
Réalisation Michel Hazanavicius
Scénario Michel Hazanavicius
Acteurs principaux
Sociétés de production La Petite Reine
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie romantique
Durée 100 minutes
Sortie 2011


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

The Artist ou L'Artiste au Québec est une comédie romantique française muette et en noir et blanc, écrite et réalisée par Michel Hazanavicius et sortie en 2011.

Tourné à Los Angeles, et notamment à Hollywood, il met en scène Jean Dujardin dans le rôle de George Valentin, star du cinéma muet, confronté à l'arrivée des films parlants à la charnière des années 1920 et des années 1930, Bérénice Bejo dans le rôle de Peppy Miller, jeune actrice en pleine ascension, ainsi que plusieurs comédiens américains tels que James Cromwell[1] et John Goodman[2] dans des rôles secondaires importants.

Produit principalement par Thomas Langmann, The Artist est un hommage aux films des années 1920. Il reprend par ailleurs la structure du scénario des films Une étoile est née. Le réalisateur a qui plus est cité parmi ses influences Les Lumières de la ville et Les Temps modernes (un des derniers films muets sortis en plein essor du parlant) de Charlie Chaplin[3]. Le film contient également des références à Chantons sous la pluie qui traitait déjà sur un ton humoristique du passage douloureux au cinéma parlant, ainsi qu'à différents classiques du cinéma, muet et parlant[4],[5].

Sélectionné au Festival de Cannes 2011, The Artist vaut à Jean Dujardin le Prix d'interprétation masculine. Grâce à l'accueil cannois, le film est acheté par des distributeurs du monde entier, dont la Weinstein Company aux États-Unis[6]. Il entame alors une brillante carrière internationale et gagne plus de cent récompenses, remportant notamment trois Golden Globes, sept BAFTA, six César, un Goya et cinq Oscars, dont ceux du meilleur film et du meilleur acteur pour Jean Dujardin. The Artist est ainsi le deuxième film à remporter l'Oscar du meilleur film sans être produit essentiellement par des Américains[7], et Jean Dujardin devient le premier comédien français à recevoir l'Oscar du meilleur acteur[8].

Synopsis

À Hollywood, en 1927, George Valentin (Jean Dujardin) est un acteur très célèbre du cinéma muet, auquel le succès est monté à la tête. De son côté, Peppy Miller (Bérénice Bejo) est une jeune femme qui tente sa chance dans le cinéma après avoir été prise en photo avec Valentin. Cette photo, à la une de Variety, ne plaît pas du tout à Doris (Penelope Ann Miller), la femme de George. Peppy se fait embaucher comme figurante et recroise le chemin de Valentin dans un studio où il découvre ses talents de danseuse. Il la fait alors embaucher pour un second rôle sur son nouveau film, mais la présence de Peppy le trouble. Tous deux se retrouvent plus tard dans la loge de George, où ils manquent de succomber.

Le temps passe, Peppy enchaîne les seconds rôles et commence à en avoir de plus importants, tandis que Valentin est toujours la vedette, mais son producteur, Al Zimmer (John Goodman), lui montre alors les essais vocaux d'une ancienne partenaire de Valentin. Zimmer est enthousiaste, Valentin est moqueur, ne croyant pas au succès du cinéma parlant. Cependant, la possibilité de voir le cinéma parlant triompher lui donne des cauchemars (illustrés dans le film par une séquence non muette). Et ses peurs deviennent réelles : du jour au lendemain, Zimmer arrête la production de tout film muet pour miser sur le parlant et choisit plusieurs jeunes acteurs pour lancer la vague, dont Peppy. Valentin, par fierté, quitte les studios en annonçant produire et réaliser lui-même son prochain film, toujours muet. Il se lance donc dans son projet et dépense sans compter.

La sortie du film de Valentin, Tears of Love, est prévue le . Valentin a la mauvaise surprise de voir que le premier film dont Peppy est la vedette, Beauty Spot[9], sortira le même jour, et la critique applaudit la jeune femme. La veille de la sortie des films a lieu le krach de 1929, qui ruine George Valentin, à moins que son film ne soit un succès. Plus tard, il surprend Peppy en pleine interview pour la radio, où elle est très critique envers le cinéma muet, remarque que George ne laisse pas passer. Finalement, le public s'avère enthousiaste devant Beauty Spot et délaisse totalement Tears of Love. En une soirée, George Valentin perd sa fortune, sa notoriété et sa femme, qui le quitte. Quand Peppy Miller, qui a vu et adoré Tears of Love, vient à sa rencontre, il est dépité et donne ironiquement raison aux propos qu'elle a tenus dans son interview, laissant la jeune femme confuse.

Les deux années suivantes voient Peppy Miller à l'apogée de sa carrière tandis que George Valentin sombre dans l'oubli et l'alcool. Ruiné, George chasse Clifton, son chauffeur et dernier ami. Il en est réduit à vendre tous ses derniers biens aux enchères pour survivre - il ignore qu'un des acheteurs n'est autre que Peppy qui, une fois les enchères terminées, est très affectée par la déchéance de Valentin. Ce dernier, désormais forcé de constater que le parlant est l'avenir et qu'il appartient au passé, s'enfonce dans l'alcool et un jour, saoul et dans un état second, met le feu aux dernières pellicules de film qu'il conservait chez lui, mais il se reprend et tente de sauver une dernière bobine avant de s'évanouir, intoxiqué par la fumée. Il ne doit la vie sauve qu'à son chien, qui est parvenu à amener un policier pour le sauver. Quand Peppy l'apprend, elle se rend à son chevet à l'hôpital et trouve la bobine que George a sauvée : les rushes des scènes qu'ils ont tournées ensemble. Peppy décide de ramener George dans sa propriété.

George se remet doucement et se réconcilie avec Peppy. Un jour, sur le plateau, Peppy insiste auprès de Zimmer pour qu'il offre un rôle à George dans son nouveau film. Zimmer accepte et Clifton, devenu chauffeur de Peppy, regagne la villa pour trouver George. Ce dernier, par orgueil, ignore le scénario que Clifton lui apporte. Ensuite, toujours chez Peppy, en y retrouvant dans une pièce tous les objets et souvenirs de son succès passé que la jeune fille a rachetés, George perd pied. Il fuit la demeure de Peppy, et retourne alors dans son vieil appartement. Au même instant, à peine rentrée chez elle, Peppy a constaté la découverte et le départ de George. Bouleversée, et sans savoir apparemment conduire, elle roule à toute vitesse à son secours. Chez lui, George, qui a retrouvé un revolver, s'apprête à se suicider. La puissante détonation qui s'ensuit - que le spectateur prend d'emblée pour un coup de feu - est en réalité le choc de la voiture de Peppy contre un arbre. Peppy arrive juste à temps, George lâche l'arme avant de se jeter dans ses bras. Peppy explique à George qu'elle veut l'aider mais il lui répond qu'il est fini et que personne ne veut le voir parler à l'écran. Peppy a alors une idée, qui séduira immédiatement Zimmer : George et elle feront un numéro de claquettes à deux dans leur prochain film.

Le récit s'achève sur le tournage de la comédie musicale de George et Peppy. Dans ses derniers instants, le film devient parlant, alors que le réalisateur, enthousiaste, demande une deuxième prise, Valentin répond with pleasure, « avec plaisir » en anglais, avec l’accent français, et les deux protagonistes reprennent leur numéro.

Fiche technique

Thomas Langmann, Michel Hazanavicius et Jean Dujardin à l'occasion d'une projection du film.