Le vendredi est le cinquième jour de la semaine si l'on considère que la semaine commence le lundi et le sixième si l'on considère que la semaine commence le dimanche. Le mot vendredi est issu du latin Veneris dies, signifiant « jour de Vénus », le nom de Vénus au génitif en latin étant Veneris[1],[2]. Les autres jours de la semaine sont lundi, mardi, mercredi, jeudi, samedi, et dimanche. La norme ISO 8601 code donc le vendredi par le chiffre 5.

Certains pays de la romanité utilisent un composé basé sur l'ordre des mots inverses diem Veneris, attesté également en ancien français et en ancien wallon sous la forme divendres. L'occitan conserve la forme divendres (voire d'autres formes dialectales, en plus de la forme générale, vivaro-alpin lo vèndres, provençal vendres), catalan divendres (espagnol viernes). Le portugais se distingue réellement des autres langues romanes par l'utilisation d'une expression particulière sexta-feira.

Le breton utilise également la référence à Vénus, car vendredi s'y traduit par digwener ou gwener. C'est la même chose pour le gallois dydd Gwener, autre langue celtique.

Dans les pays de langue germanique, il est le jour de la déesse Frigg, Frîja, Frea (vrijdag en néerlandais, Freitag en allemand, Friday en anglais, etc.), qui est en quelque sorte l'équivalent de la déesse Vénus.

Dans la liturgie

Le vendredi est un jour particulier pour trois religions.

  • Le vendredi est le jour de la préparation du Chabbat pour les juifs.
  • Les chrétiens consacrent ce jour à la pénitence et à la prière, en mémoire de la Passion de Jésus-Christ. Le jeûne y était de rigueur autrefois dans tout l’Orient, si l’on excepte l’Église de Constantinople, et dans une partie de l’Occident. On ne plaidait pas ce jour-là dans beaucoup de provinces de l’empire d’Orient ; et quoique l’Église romaine n’ait jamais eu intention d’ériger ce jour en fête, il y avait autrefois peu de vendredis dans le cours de l’année qui n’eussent leur office, c’est-à-dire la messe ou du moins leur évangile.
De nos jours l'Église n'oblige pas à la pénitence, mais la Tradition veut que les catholiques fassent au moins abstinence — c'est-à-dire ne mangent pas de viande — durant ce jour.
Le Vendredi saint ou Grand-Vendredi, est celui de la semaine sainte auquel on commémore la Passion et Crucifixion du Christ. Les Grecs et les latins chômaient ce jour en beaucoup d'endroits, quoique librement et par dévotion. Au milieu du seizième siècle il fut réduit à une demi-fête, terminée à midi, après le service religieux.
Il reste cependant un jour férié en Alsace et en Moselle en vertu d'une ordonnance du [3].