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The Walt Disney Company
logo de The Walt Disney Company
Logo de The Walt Disney Company.
illustration de The Walt Disney Company
Entrée du siège social en Californie.

Création
Dates clés 1923, création de Disney Brothers Studios
1929, renommage en Walt Disney Productions
, renommage en The Walt Disney Company
Fondateurs Walter Elias Disney
Roy O. Disney
Personnages clés Walt Disney (fondateur)
Michael Eisner (PDG de 1984 à 2005)
Robert Iger (PDG de 2005 à 2021)
Forme juridique société anonyme
Action NYSE : DIS
Slogan Where the Magic lives
Siège social 500 Buena Vista Drive
Burbank, Californie
Drapeau des États-Unis États-Unis
Direction Robert Iger
Actionnaires Laurene Powell Jobs (4,11 pourcentage)[1], The Vanguard Group (6,31 pourcentage)[2] et State Street Global Advisors (en) (4,27 pourcentage)[3]Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité Télévision, Radio, Animation, Cinéma, Produits de consommation, Tourisme
Produits Logiciel[4]Voir et modifier les données sur Wikidata
Filiales American Broadcasting Company
ESPN
Walt Disney Pictures
Walt Disney Parks and Resorts
Marvel Entertainment
Pixar Animation Studios
Lucasfilm
Effectif 150 000 (en septembre 2008)[5], 144 000 (en 2009) [6]
Site web thewaltdisneycompany.com

Chiffre d’affaires en augmentation 55,6 milliards USD (2016)
Résultat net en augmentation 15,7 milliards USD (2016)

The Walt Disney Company est une entreprise américaine créée en 1923 par Walt Disney, sous le nom Disney Brothers Studios. Elle est en 2012 le premier groupe de divertissement au monde, présent dans l'industrie des médias (journaux, radios, télévision, internet) avec des émissions et séries télévisées (Alias, Desperate Housewives, etc.), du cinéma avec des courts métrages d'animation (Mickey Mouse, Donald Duck, Dingo, etc.), des longs métrages d'animation et des films en prises de vues réelles, dans l'industrie du tourisme (parcs d'attractions dont Disneyland et Walt Disney World Resort, hôtels, bateaux de croisière) et des loisirs (spectacles) ainsi que les produits dérivés de ses nombreuses productions (jeux et jouets, jeux vidéo, vêtements, etc.). Elle assure aussi la distribution de productions de tiers.

La société est rebaptisée Walt Disney Productions en 1929, puis The Walt Disney Company en 1986 et a été re-déclarée le dans l'État du Delaware[7], comme de nombreuses sociétés américaines[8]. Son siège social est situé à Burbank en Californie. La société est à l'origine un studio d'animation fondé par Walt et son frère Roy Oliver Disney au début des années 1920, qui obtient un important succès avec une série lancée en 1928, Mickey Mouse. Les années 1940 amorcent plusieurs changements avec une introduction en bourse et des besoins financiers très tendus qui amènent à une diversification des productions dans les années 1950.

Le studio produit alors des films avec acteurs, des émissions pour la télévision et construit son premier parc à thème. Après la mort de Walt en 1966, puis celle de son frère en 1971, la société fait face à un certain marasme essentiellement dans ses productions. Au début des années 1980, lors d'une tentative d'OPA à son encontre, la société est contrainte de changer son actionnariat et d'élire un nouveau PDG, Michael Eisner. Ce dernier lance, à partir du milieu des années 1980, de nombreux projets qui permettent à l'entreprise de devenir rentable à la fin de la décennie en capitalisant sur ses productions telles que Disney Channel, Disney Store ou les développements des parcs à thèmes.

Le studio diversifie ses productions cinématographiques en créant ou achetant d'autres studios (Miramax, Touchstone, Hollywood). Au milieu des années 1990, l'entreprise se diversifie dans les nouvelles technologies liées à internet (Walt Disney Internet Group), les jeux vidéo (Disney Interactive) et devient un important groupe de média, avec l'achat d'ABC-ESPN (production et diffusion télévisuelle, radio). Le début des années 2000 est marqué par des problèmes financiers variés et la vente de certaines filiales mais, en parallèle, l'entreprise réalise de nombreux achats de sociétés dans des domaines variés (internet, télévision, jeux vidéo, etc.). La fin des années 2000 voit l'entreprise devenir gestionnaire et distributrice de licences avec, entre autres, les catalogues Disney, de Baby Einstein, des Muppets, Jetix, de Pixar (acheté en 2006), de Marvel (acheté fin 2009), de Lucasfilm (acheté en octobre 2012). Fin 2017, Disney annonce acheter plusieurs actifs du groupe 21st Century Fox dont 20th Century Fox, British Sky Broadcasting (comprenant Sky Italia et Sky Deutschland), Star India, Fox Sports Net.

Historique

1923-1966 : période Walt Disney

L'entreprise a été fondée le 16 octobre[9],[10] 1923 sous le nom de Disney Brothers Studios par Walt et Roy Disney, récemment installés en Californie afin de produire la série des Alice Comedies.

1923-1937 : courts métrages

Les frères Disney s'installent au 4649 Kingswell Avenue à Hollywood[11]. Cette date est celle de la signature du contrat entre Winkler et Disney pour la production des six premiers Alice Comedies[12],[13].

Avec le succès de cette série, le , Walt verse un acompte de 400 dollars pour acheter un terrain au 2719 Hyperion Avenue afin d'accueillir tous les animateurs[14] puis les studios déménagent, en 1925, dans de nouveaux locaux sur Hyperion Avenue[14]. En 1926, les Disney Brothers Studio sont rebaptisés Walt Disney Studio. En 1927, Charles B. Mintz demande à Disney de lancer une nouvelle série, Oswald le lapin chanceux[15],[16].

En 1928, le studio est confronté à une crise avec son dernier personnage Oswald le lapin chanceux. Walt est obligé de concevoir, avec l'aide d'Ub Iwerks, un nouveau personnage, Mickey Mouse. Afin de marquer le coup, il synchronise l'animation avec du son, ce qui est presque une première mondiale. Les problèmes ne se résolvent pas immédiatement mais imposent à Walt Disney de développer une certaine indépendance vis-à-vis des sociétés d'Hollywood[17]. Après plusieurs tentatives initiées dès mars 1928, le personnage de Mickey Mouse naît officiellement le dans un premier film avec son et dialogue synchronisés, Steamboat Willie. Le personnage de Minnie Mouse naît aussi le même jour. Pat Hibulaire, lui, est apparu quelques années auparavant en 1925 dans les Alice Comedies[18].

En 1929, fort du succès de la série Mickey Mouse, la société gagne assez d'argent pour se lancer sur un nouveau projet et Walt décide de produire une nouvelle série, les Silly Symphonies[19],[20]. C'est cette seconde production qui différencie Walt Disney de ses concurrents de l'époque[21]. De plus, elle ouvre de nombreuses possibilités scénaristiques. La société se rebaptise Walt Disney Productions en 1929. Le Walt Disney réorganise en quatre sociétés son empire, nommées Walt Disney Productions, Walt Disney Enterprises, Walt Disney Film Recording Co et Liled Realty and Investment Co[10],[22].

En 1930, Disney abandonne le distributeur Pat Powers et signe un nouveau contrat de distribution avec Columbia Pictures[23]. La même année, Walt engage Charlotte Clark une jeune femme de Burbank qui vient de réaliser une poupée de Mickey que Walt trouve très réussie. La poupée est réalisée en série et présentée à chaque événement promotionnel, devenant le premier produit dérivé Disney. Mickey Mouse s'exporte aussi à l'international, principalement en Italie et au Japon.

En 1931, Donald Duck apparait dans une Silly Symphony, Une petite poule avisée[24] mais rejoint par la suite Mickey Mouse. Début 1932, le studio se lance dans un nouveau projet : l'utilisation de la couleur[25].

En 1932, seul le distributeur United Artists accepte de distribuer la nouvelle série colorisée, Silly Symphonies[25]. Disney abandonne la Columbia Pictures. Walt arrive à obtenir une exclusivité de deux ans sur le procédé Technicolor[26] ; Des arbres et des fleurs sort dès 1933. En parallèle, le premier magazine avec Mickey est lancé en Italie[27].

En 1934, Walt récidive et souhaite produire un long métrage d'animation[28], Blanche-Neige et les Sept Nains, qui sort fin 1937.

En 1935, Walt Disney est approché par un jeune vendeur entreprenant, Kay Kamen, qui lui propose un contrat assurant à la société Disney au minimum 50 000 dollars par an de revenus sans rien dépenser, à la seule condition que Kamen conserve la moitié des gains. Kamen devient l'agent gérant les produits dérivés des studios Disney[29]. Rapidement, il verse à Disney 2,5 millions de dollars par an, empochant la même somme[29].

1937-1954 : premiers longs métrages

Le a lieu la première de Blanche-Neige et les Sept Nains, premier long métrage animé. Son exploitation en salles aux États-Unis et au Canada a engendré à elle seule, à la fin de l'année 1938, 4,2 millions de dollars[30], 8 millions au total[31],[32].

Walt Disney en 1938.

Le , Disney crée une société de gestion de ses droits à l'international avec la filiale Creazioni Walt Disney S.A.I en Italie principalement pour gérer les droits de magazine Topolino[33]. Le , Walt et Roy Disney déposent un chèque de 10 000 USD pour acheter 51 acres (20,64 ha), première parcelle des futurs studios Disney[34]. Le 29 septembre, Walt Disney Productions rachète les trois autres sociétés créées en 1929[10].

En 1939, la société Disney lancée dans un nouveau projet de Walt, crée le procédé Fantasound, précurseur du Dolby, afin d'avoir un meilleur rendu du son pour le film « symphonique » Fantasia[35]. Pour cela les studios Walt Disney Pictures ont acheté huit oscillateurs basse fréquence modèle 200B à la jeune société Hewlett-Packard, à 71,50 dollars chacun, pour synchroniser les effets sonore du film Fantasia[36]. Disney sera le premier client de cette entreprise d'électronique et informatique. Le , la construction des studios de Burbank débute[37].

Le , la société lance sa première offre d'achat d'actions à la Bourse de New York[38], de 155 000 actions[10]. Cette émission d'actions était motivé par une dette de 4,5 millions d'USD contractée pour financer la productions des longs métrages[39]. Walt décide de créer un studio en Grande-Bretagne, Walt Disney British Films Ltd[40] et que les résultats d'exploitation n'avaient pas permis de résorber. Le , les employés des studios et les bureaux de la société finissent leur déménagement à Burbank (Californie), au sein des Walt Disney Studios Burbank[10].

La Seconde Guerre mondiale modifie l'activité de l'entreprise, privée des ressources provenant de ses activités à l'étranger, qui, depuis les années 1930, représentent une part importante de ses revenus. Les nouveaux studios sont même réquisitionnés par l'armée[41]. Les studios de tournages deviennent des entrepôts militaires et une partie des dessinateurs font des dessins animés de « propagandes » et d'éducations militaires. L'autre partie décolle pour faire un tour de l'Amérique de sud[42]. Le studio produit alors plusieurs compilations qui lui permettent de réduire ses dettes. Peu avant la sortie du film Coquin de printemps en septembre 1947, la société Disney publie ses résultats financiers annuels qui indiquent que sa dette vis-à-vis des banques est descendue de 4,2 millions à 3 millions d'USD, valeur pour l'époque moins effrayante et plus gérable[43] et offrant de meilleures perspectives.

Après la fin du conflit, l'entreprise reprend ses activités et se lance dans un développement de ses activités. Courant 1947, Walt Disney demande à Armand Bigle de prendre la direction européenne de la distribution[44]. À la fin de l'année 1948, les fonds de la société bloqués dans les pays étrangers, dont le Royaume-Uni, dépassent les 850 000 USD[40]. Walt décide de créer un studio en Grande-Bretagne, Walt Disney British Films Ltd[40] qui permet d'utiliser l'argent bloqués pour produire des films, le premier est L'Île au trésor (1950) mais le plus célèbre est Vingt Mille Lieues sous les mers (1954)[40].

Après la mort en 1949 de Kay Kamen, elle crée une filiale pour la gestion des produits dérivés, Walt Disney Enterprises[29]. Le la société Walt Disney Music Company est créée[45]. Fred Raphael en est nommé directeur mais est rapidement remplacé par Jimmy Johnson[46]. Le revenu brut de la société Disney pour l'année fiscale 1949 est en dessous des 6 millions d'USD[47].

Walt Disney envisage en mars 1950 de produire de ses propres émissions de télévision, une simple diffusion des courts métrages d'animation, idée proposée à son frère Roy[48]. Dès Noël 1950, à la demande de NBC, Disney produit une émission télévisée spéciale nommée One Hour in Wonderland qui reprend le principe Mickey et le Haricot magique de Coquin de printemps (1947) présentée par Edgar Bergen et ses marionnettes Mortimer Snerd et Charlie McCarthy[49]. Aussi en 1950, Roy Disney décide de créer une filiale spéciale, indépendante de Walt Disney Enterprises, pour gérer les productions non cinématographiques de Disney, Walt Disney Publications[46]. La firme utilise des capitaux bloqués en Angleterre pour produire ses premiers films totalement en prise de vue réelle. Le premier est L'Île au trésor, sorti en 1950. Les succès se multiplient et la société Disney devient un groupe important. En 1951, Disney crée une autre filiale musicale, la Wonderland Music Company[46] et une filiale française avec l'inauguration d'un siège parisien.

Le [10], Walt Disney fonde avec ses propres deniers une nouvelle société pour une nouvelle activité, WED Enterprises qui se lance dans la conception du parc d'attractions Disneyland[50]. En 1953, la société accroît son indépendance. Walt fonde le Retlaw Enterprises afin d'avoir le contrôle commercial de son nom « Walt Disney ». (Retlaw est l'anagramme inverse de Walter)[10]. Le voit la création de Buena Vista Distribution, une filiale de distribution pour ses productions[51].

Le , à la suite des négociations avec la chaîne pour financer le projet Disneyland, le studio lance le programme télévisé Disneyland sur ABC[52]. La société se lance alors dans ce nouveau média, produisant plusieurs séries télévisées dont Zorro.

1955-1966 : premiers parcs à thèmes

Le le parc Disneyland ouvre à Anaheim en Californie, complexe détenu par Disney Productions à hauteur de 34,5 %[10], l'équivalent de 1/2 million de dollars[52]. En parallèle, la production télévisuelle se poursuit avec, dès le , la première diffusion sur ABC de l'émission The Mickey Mouse Club[10],[53].

La fin des années 1950 est marquée par de nombreuses activités bénéficiaires et développements. Les bénéfices du parc à thème et des productions permettent à Walt Disney Productions de racheter le 31 % de Disneyland Inc pour 528 810 USD[10],[52]. Le , le cours de l'action Disney entre en Bourse au New York Stock Exchange[38],[54]. En 1959, Walt Disney achète pour 300 000 USD le Disney's Golden Oak Ranch en banlieue de Los Angeles[55]. Le , Disney rachète les 34,5 % restants de Disneyland à ABC pour 7,5 millions de dollars[10],[52]. Le rapport annuel 1960 de la société Disney montre une perte de 1,342 million de dollars dont 6 millions en raison d'un inventaire fiscal avec les revenus suivants : 46 millions de revenus pour le parc Disneyland, 7 millions pour les films et 4,6 millions pour la télévision[56]. Au niveau comptable, l'évolution de la société est visible, ce n'est plus l'animation qui est le moteur de l'entreprise[56]. En 1961, Buena Vista International est créée pour gérer les licences dont celle de Winnie l'ourson[51].

Disney se lance aussi sur un autre projet, celui d'un second parc à thème. Entre 1961 et l'été 1964, de mystérieux acheteurs acquièrent 11 000 ha de terrain en Floride et c'est Walt Disney qui se cache derrière ces achats estimés à 5 millions d'USD[57]. En 1962, le revenu brut de la société s'établit à 75,621 millions d'USD avec un bénéfice net de 5,264 millions, bénéfice équivalent presque le revenu brut de l'année 1949[47]. En 1964, la sortie du film Mary Poppins est un important succès tant artistique que commercial. Le , Walt Disney Productions rachète WED Entreprises à Walt Disney pour quatre millions d'USD[10].

Le , Walt Disney meurt d'un cancer des poumons à l'âge de 65 ans[58]. L'entreprise poursuit ses productions dans la télévision, l'animation et le cinéma et décide d'augmenter la division parc à thèmes avec l'achat de terrains en Floride durant l'année 1964 lançant le projet de Walt Disney World Resort[59].

1966-1983 : après la mort de Walt Disney

Le château de Cendrillon, emblème du Magic Kingdom de Walt Disney World Resort ouvert en octobre 1971.

À la mort de Walt Disney en 1966, son frère aîné Roy Oliver Disney décide de continuer l'œuvre de Walt soutenu par une entreprise ayant un important capital financier. Le , le cours de l'action Disney entre en Bourse au New York Stock Exchange[54]. C'est une période que l'on pourrait qualifier de « transitoire ». La société continue ses activités mais aucun nouveau grand projet n'apparaît.

En 1969, Un amour de Coccinelle sort et devient le plus gros film de l'année et le premier épisode d'une série de films et de téléfilms. Le , la filiale Walt Disney Educational Productions, destinée à la production de « films et matériels éducatifs » est créée au sein de Disney[9] tandis que la société prend conscience de son capital historique avec la création le des Walt Disney Archives dirigées par Dave Smith au cœur des studios et siège social à Burbank[60].

Le , Walt Disney World Resort ouvre à Orlando en Floride, inauguré par Roy Oliver. Dave Smith évoque en 1998 un coût pour le projet de 400 millions d'USD mais grâce aux qualités de Roy, la société ne présente aucune dette importante[61].

Roy décède juste après en [61]. Card Walker prend la tête de la société[62] mais semble se retrouver sans réel décideur. En 1976, Walker est nommé au poste de CEO (directeur général), puis PDG en 1980, poste qu'il conserve jusqu'à sa retraite en février 1983 mais il resta en poste jusqu'au 1er mai pour superviser l'ouverture de Tokyo Disneyland[62]. En juin 1979, deux mois après la signature d'un contrat pour le parc de Tokyo, Disney fonde une filiale au Japon[63]. Walt Disney Pictures et le reste de la société poursuivent les projets lancés par Walt Disney, mais l'innovation de Walt commence à faire défaut. Il y a peu de productions cinématographiques.

À partir des années 1980, l'entreprise retrouve un nouveau souffle. En 1981, une étude interne comprenant un inventaire établit que le studio possède 250 longs métrages, 456 courts métrages d'animation et 27 années des programmes télévisuels, la plupart jamais rediffusé[64]. Jim Jimirro, directeur du service des nouveaux marchés propose à la direction de la société Disney de créer sa propre chaîne de télévision[64]. Le projet mettra deux années à voir le jour. La même année, Feld Entertainment obtient les droits internationaux pour des spectacles de patinages sur glace avec les personnages Disney, le premier spectacle Disney on Ice est présenté la même année[65]. Le , Walt Disney Productions rachète à la société Retlaw Enterprises, détenue par la famille Disney (sa veuve et ses deux filles), les droits sur le nom « Disney » pour 46,2 millions d'USD, ainsi que le monorail et le train de Disneyland[66].

La division parc d'attractions inaugure le un second parc à Walt Disney World Resort, Epcot inspiré par une vision futuriste de Walt Disney[67] ainsi que le parc Tokyo Disneyland au Japon en 1983[68], mais c'est la société Oriental Land Company qui est le propriétaire de l'ensemble tokyoïte.

La division cinéma n'est pas en reste et sort en 1982 le film Tron, utilisant pour la première fois des images de synthèse générées par l'informatique. En 1983, la société réorganise ses activités en créant des filiales spécialisées dans presque chaque type de productions. Le , Walt Disney Productions crée à partir du département animation et films (Pictures), Walt Disney Pictures une société à part entière et filiale à 100 %[66] tandis que Walt Disney Television continue d'assurer la production de séries télévisées, activité existant depuis 1955. Cette dernière permet de superviser les besoins de Disney Channel, une chaîne de télévision lancée aux États-Unis le [69].

1984-2005 : l'ère Michael Eisner

1984-1989 : reconquête du géant

À partir de mai 1984, la société Walt Disney Productions est la cible d'une tentative d'OPA de la part de groupes financiers spécialisés dans la vente en lots[70] mené par Saul Steinberg[71]. La société de Steinberg nommée MM Acquisition Corporation et détenue par la Reliance Group Holdings lance le 8 juin 1984 une offre à 67,50 USD par actions[66]. Afin de contrer cette tentative, Disney avait acheté la société Arvida Corporation le pour 200 millions d'USD[66],[71]. L'achat par Disney fut motivé par la volonté de diluer l'action de Disney, le rachat ayant conduit à une prise de participation de Bass Brothers à hauteur de 5,9 % dans Disney[71]. Le 11 juin, Disney rachète à Reliance 4,2 millions d'actions (soit 11,1 % du capital) pour 328 millions d'USD[66]. Le directoire de la société accepte par la suite l'entrée de groupes financiers dans son capital. La direction de Disney « appelle à l'aide » Michael Eisner et Frank Wells, le premier sera nommé PDG et le second directeur général financier, effectif au 23 septembre[66]. Michael Eisner était président de la Paramount Pictures et est à l'origine de la série des Indiana Jones. Avec cette arrivée, la société gagne un second souffle et se lance dans de nombreux projets.

Le complexe autour du Queen Mary de la Wrather Corp acheté en 1988 puis revendu.

À partir du milieu des années 1980, l'entreprise se diversifie et s'internationalise de plus en plus. En septembre 1984, la Disney Development Company est créé afin de concevoir, planifier, gérer et développer les propriétés immobilières de Disney non liées aux parcs à thèmes[72]. Son activité provient en partie des activités d'Arvida et le premier responsable est Peter Rummell, ancien responsable chez Arvida[73].

La même année voit la naissance le de la filiale Touchstone Pictures pour les films plus adultes avec la sortie du film Splash[66]. La Walt Disney World Company acquiert à l'initiative de Michael Eisner, la collection d'art africain de Paul Tishman, promoteur immobilier de New York qui est alors rebaptisée Walt Disney-Tishamn[74]. En 1985, Disney lance aussi une division télévision pour Touchstone avec la série Les Craquantes[75].

Le [66],[9], la société prend le nom de The Walt Disney Company à la suite du changement de direction et d'actionnaires de 1984 tandis que durant l'année WED Enterprises devient Walt Disney Imagineering[72],[9].

En 1987, Disney conclut un accord avec l'État français pour la création d'un domaine de loisirs aux portes de Paris, Euro Disney Resort. La société Arvida Corporation est vendue à la société JMB Realty Corporation pour 404 millions d'USD[71]. De plus la première Disney Store ouvre le dans la Glendale Galleria à Glendale en Californie, non loin du siège social de Disney à Burbank[66],[76].

Le , Disney signe le rachat des possessions de la Wrather Corp pour 161 millions d'USD et 89 millions d'USD de dettes[66]. Le Disneyland Hotel et le complexe autour du Queen Mary passent dans le portefeuille de Disney. Le , Disney achète la société de vente par correspondance, Childcraft Education Corporation à Grolier Inc. pour 52 millions d'USD[77],[78], fusionnée avec Disney Catalog. En mai 1988, la filiale italienne, Creazioni Walt Disney est rebaptisée Walt Disney Company Italia[33]. Le studio renoue aussi avec le succès pour ses films d'animation, La Petite Sirène sort en 1989. Tandis que le label musical Disneyland Records est rebaptisé Walt Disney Records[79]. Le , 51 % des 170 millions d'actions de la société Euro Disney SCA sont émises sur le marché de la bourse française au prix initial de 72 FF, les 49 % restants étant détenus par Disney[66].

1990-1999 : nouvel âge d'or

Le Disney Magic, premier paquebot de croisière de la Disney Cruise Line.
Le New Amsterdam Theatre à New York, lieu privilégié des comédies musicales de Walt Disney Theatrical Productions.

Le début des années 1990 est une période faste pour la société dont l'action entre au Dow Jones le [80], remplaçant la société U.S. Steel[66]. Dans la plupart de ses domaines d'activités, elle obtient plusieurs succès dont La Belle et la Bête (1991), Aladdin (1992) et Roi Lion (1994). Le , un nouveau studio est créé, Hollywood Pictures[66]. La première Disney Store en dehors des États-Unis ouvre à Londres le sur Regent Street[66]. En 1991, la maison d'édition Hyperion est fondée[81]. Le , Disney achète le magazine de vulgarisation scientifique Discover[82] au groupe Family Media qui cesse ses activités.

Le , Disney ouvre le premier parc Disney en Europe, Euro Disneyland[66],[83]. Le , le Disney's Filmed Entrertainment Group, futur Walt Disney Motion Pictures Group devient le premier studio a atteindre les 500 millions d'USD de chiffre d'affaires en une seule année[84]. Le , Disney revend les propriétés de Long Beach de l'ex-Wrather Company à la municipalité[85]. Le , Disney obtient de la NHL une franchise qui deviendra les Mighty Ducks d'Anaheim[84].

Le , Disney achète Miramax Films[84],[86], pour 80 millions d'USD[87], aux frères Weinstein qui en restent directeurs. Miramax devient la branche films indépendants de Disney. Le succès de cette filiale est très important de par la liberté d'action laissée aux frères Weinstein. Tous les concurrents de Disney créeront eux aussi des studios pour les films indépendants. Pour aider aux financements d'autres acquisitions et projets, Disney émet le des bonds et récolte 300 millions d'USD[84].

Toutefois, dès 1994, la mort de Frank Wells dans un accident d'hélicoptère le 3 avril[85] et le départ en octobre de Jeffrey Katzenberg, parti fonder son propre studio DreamWorks SKG[88], marquent le début de plusieurs déboires. Le parc européen ne parvient pas à atteindre ses objectifs et la dette pèse sur le groupe. Le , la première Disney Gallery ouvre dans le centre commercial Mainplace Santa Ana en Californie[89]. En décembre 1994, Disney Interactive est fondée comme une filiale pour le marché des jeux vidéo[90].

En 1995, Disney investit en Allemagne et le voit le lancement de la chaîne Super RTL, détenue à parité par RTL Group et Disney (50 % - 50 %)[91]. Le , la compagnie annonce son intention de racheter Capital Cities-ABC ainsi que sa filiale à 80 % ESPN pour 19 milliards d'USD[52],[84]. Capital Cities-ABC comprend en plus du réseau de télévision ABC, ESPN, 4 importants journaux, Fairchild Publications et diverses participations. Les actionnaires approuvent la fusion le 4 janvier lors d'un congrès spécial à New York[84] et l'achat est finalisé le [52],[84]. Le , Disney prend le contrôle de 25 % de l'équipe de baseball California Angels[92] et la renomme en novembre Anaheim Angels[93]. L'équipe est achetée en totalité dès le [92]. Mais les films d'animation tels que Pocahontas (1995) n'ont pas le succès escompté.

En février 1996, avec le succès du parc de Floride et l'achat de Gorda Cay, Disney crée une filiale pour des croisières Disney Cruise Line[72]. Courant 1996, Disney achète le studio Jumbo Pictures[94],[95]. En mai 1996, Disney achète le studio d'effets visuels Dream Quest Images[96] et Walt Disney Imagineering fusionne avec la Disney Development Company afin d'unir les services Disney de création, design, planification, immobilier et management de projets sous le seul nom de Walt Disney Imagineering[72], Rummell devenant le pdg de la nouvelle entité[73]. Le même mois, la Walt Disney Company et McDonald's signe le 23 mai un contrat international d'exclusivité pour Disney des jouets proposés dans les Happy Meals[97]. Le , l'ESPN Club ouvre à Disney's BoardWalk, c'est un préconcept des futures ESPN Zone.

Le , Disney signe un accord avec Pixar pour coproduire avec Disney cinq longs métrages d'animation totalement en image de synthèse[97] et l'achat par Disney de 5 % du capital de Pixar[98]. Le , Disney se lance dans la bulle Internet en entrant au capital de Starwave Corporation une société informatique d'édition multimédia[99]. Le 4 avril Disney revend les 4 journaux (anciennement Capital Cities) à Knight Ridder pour 1,65 milliard USD[99]. En avril 1997, Disney casse son contrat avec Cinergi Pictures et achète la plupart des films du catalogue[100]. Le 21 juillet, Disney achète le label musical indépendant Mammoth Records[99]. Le 3 septembre 1997, Disney achète la chaîne Classic Sports Network qui deviendra ESPN Classic[99]. Le 2 décembre Disney édite son premier DVD.

En 1998, la société Disney alors divisée en trois parties Broadcasting, Creative Content et Parks and Resorts se réorganise en cinq divisions : Disney Media Networks, Walt Disney Studios Entertainment, Walt Disney Parks and Resorts, Disney Consumer Products et Walt Disney Internet Group (WDIG). Parallèlement, le les actions sont fractionnées au taux de trois pour une[101]. La division des produits de consommation est issue de Creative Content qui comprenait alors toutes les productions qu'elles soient cinématographiques, télévisuelles, informatique ou de presse. Le , le premier des deux navires de la Disney Cruise Line est lancé, le Disney Magic, et est mis en service le 30 juillet[102]. Le 8 janvier 1998, le premier McDonald's d'un complexe Disney, ouvre à Downtown Disney Marketplace[103]. Le , Disney annonce son intention d'acheter 43 % de Infoseek[102]. Le 12 juillet 1998, le premier ESPN Zone ouvre ses portes à Baltimore[102]. Le , Disney annule le projet de chaîne ESPN West qui devait diffuser en Californie les matchs des équipes détenues par Disney Mighty Ducks d’Anaheim et les Angels de Los Angeles et créer la première chaîne régionale d'ESPN et concurrencer Fox Sports Net[104] Le rachat d'Infoseek est finalisé le avec en contrepartie le rachat de Starwave Corporation par Infoseek[105]. Le 20 décembre a lieu la première du Roi Lion : La comédie musicale au Japon et marque la naissance des Walt Disney Theatrical Productions[105].

Le , le second navire de la Disney Cruise Line est lancé, le Disney Wonder et est mis en service le 15 août. Le 25 février Robert Iger alors président de ABC prend aussi la tête de la nouvelle filiale Walt Disney International[105]. Le , Disney réorganise sa division publication, le Buena Vista Publishing Group devient le Disney Publishing Worldwide et est rattaché à la division Disney Consumer Products tandis que Hyperion Books devient une filiale de ABC[106]. En août 1999, WDIG achète 60 % de Soccernet à Daily Mail et General Trust[107]. Le 24 août, Disney vend les Fairchild Publications, dernier morceau non stratégique de Capital Cities, à Advance Publications[105].

2000-2005 : entrée mitigée dans le XXIe siècle

La Disney Store de Tokyo Disneyland, vendue avec les boutiques japonaises au propriétaire du parc OLC.

La période 1999-2001 marque un changement dans la progression de Disney. Plusieurs éléments en sont la cause. Le New Tomorrowland de Disneyland (1998) et le parc Disney's California Adventure (2001), voulus comme le nouveau paradigme de la qualité des parcs Disney, ne répondent pas aux attentes ni des fans, ni des simples visiteurs. Un second parc ouvre aussi au Japon, Tokyo DisneySea en septembre 2001, ainsi qu'en France les Walt Disney Studios en mars 2002.

Les magasins Disney Store, devenus moins rentables en raison de la vente de produits Disney en parallèle dans les grandes chaînes commerciales, sont revendus (sauf en Europe). La fin de la bulle internet force Disney à revoir son activité liée à ce média. Le WDIG est alors intégré à la division Disney Media Networks. Les attentats du 11 septembre 2001 affectent profondément le secteur du tourisme et les revenus des parcs Disney chutent.

En 2000, Disney dissout le studio Jumbo Pictures, mais continue d'acheter et diffuser les séries produites par le studio recréé par les anciens directeurs de cette société et baptisé Cartoon Pizza. Le 8 juin, Disney revend Ultraseek Corporation pour 153 millions d'USD à Inktomi[108]. Au printemps 2001, Disney revend ses parts dans Eurosport pour 93 millions d'USD. Toutefois Disney réalise quelques investissements. Le , WDIG achète les 40 % restants de Soccernet[107] puis en octobre lance en partenariat avec eBay le site Disney Auctions. En septembre, Disney se lance dans le capital-risque en fondant la société Steamboat Ventures.

De plus, pendant cette période, l'audience du réseau ABC baisse. Afin de résoudre le problème d'ABC, Disney cherche à étendre le réseau. Le , Haim Saban et News Corporation annoncent être parvenus à un accord pour vendre la société Fox Family Worldwide à Disney pour 5,3 milliards d'USD[109], renommée plus tard ABC Family[110]. Le rachat est finalisé le 24 octobre[110]. Au passage, Disney récupère le catalogue de Saban Entertainment. Disney prend alors le contrôle de Jetix et profite de la situation pour lancer une campagne de restructuration de son activité de distribution télévisée : le nombre de chaînes Disney ou de filiales de la société explose. ABC, Disney Channel et ESPN passent de simple chaîne (une ou deux) à de véritables bouquets de chaînes déclinés dans plusieurs pays. En novembre, Disney rachète la Baby Einstein Company[111].

Le , Disney vend l'ensemble des Disney Store du Japon à OLC, opérateur de Tokyo Disneyland pour 51 millions USD[112]. Le , Disney signe un partenariat pour 1 milliard d'USD avec OMD, une filiale d'Omnicom, pour la diffusion de publicités[113].

Le , Disney et Bank One créent aux États-Unis une carte de crédit Visa offrant entre autres des avantages dans les boutiques et parcs Disney[114]. En mai 2003, Disney annonce que le nombre de visiteurs dans les Disney Store dépasse celui dans ses parcs d'attractions et qu'en raison de la concurrence, plusieurs options sont envisagées dont la vente des boutiques nord-américaines et européennes[115]. Le , Disney revend les Angels de Los Angeles d'Anaheim[116] pour 180 millions d'USD à Arte Moreno (en), un financier de Phoenix[117]. Fin septembre 2003, Disney lance un service de vidéo à la demande nommé MovieBeam[118],[119], au moyen d'un décodeur spécifique.

En février 2004, Disney subit une tentative d'OPA, de la part du câblo-opérateur Comcast de 54 milliards d'USD[120] que Michael Eisner aurait refusé sans demander conseil au directoire; ce qui aurait précipité sa chute[121]. Le , Disney a acheté les droits et le catalogue des Muppets et Tibère et la Maison bleue Bear in the Big Blue House pour 68 millions d'USD[122].

Toutefois la société connaît à partir de 2004 des problèmes de direction. Michael Eisner, artisan de la relance des années 1980-1990 est contesté sur ses dernières décisions. Le directoire décide de ne pas renouveler son poste de PDG pour 2005 et Robert Iger est alors nommé président.

Une Disney Store rénovée selon The Children's Place.

Le , Disney achète Les Muppets à The Jim Henson Company, créant une nouvelle filiale Muppets Holding Company[123], société rattachée à Disney Consumer Products. En novembre 2004, Disney rachète les actifs de la société CrossGen Comics spécialisée dans les comics de la Fantasy[124]. Le , la vente des Disney Stores nord-américaines à The Children’s Place est effective, Disney recevant 100 millions d'USD pour l'échange du capital flottant[122].

Le , Disney annonce son intention de revendre sa licence à Henry Samueli (en)[125]. Le , Disney et les frères Weinstein parviennent à un accord, Disney conserve la marque Miramax et les catalogues de Miramax et Dimension Films tandis que les frères Weinstein récupèrent la marque Dimension Films[126]. Les deux frères créent peu après un nouveau groupe de médias, The Weinstein Company, autour de la Dimension Films. Miramax devient un des labels de Buena Vista Entertainment.

Le , la vente des Mighty Ducks s'achève et Disney reçoit 26 millions d'USD[122] ce qui après la vente en 2003 des Angels d'Anaheim provoque la dissolution de la filiale Anaheim Sports. Le , Disney Consumer Products arrête la recherche d'un repreneur pour les 105 Disney Store européens. Le , trois podcasts (ABC News, Disney Online et ESPN.com) sont lancés sur iTunes à la suite d'un contrat entre Disney et Apple[127]. Le , Disney annonce la création des services de téléphonie mobile Disney Mobile et Mobile ESPN[128]. Le , Disney annonce que le rachat de Fox Family Worldwide s'élève à 5,2 milliards d'USD, somme supérieure à celle prévue à l'origine (moins de 4)[129]. Le , c'est Baby Einstein qui crée Little Einstein, une gamme de produit pour les 3-8 ans[130]. La gamme Disney Fairies débute le avec la sortie du livre Poussière de Fées et l’œuf magique de Gail Carson Levine[131], les boissons pour enfants avec des personnages Disney sont annoncées le 10 septembre, avec un accord de licence à la société britannique Calypso Soft Drinks[132]. La gamme Indesign Disney de mobiliers Disney construits par Masonite est lancée en exclusivité dans les Home Depot américain[133].

Entrée du Hong Kong Disneyland Resort, ouvert en septembre 2005.

Le , le Buena Vista Music Group signe un accord avec EMI Group pour la distribution des productions en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient[134]. Le , Disney annonce vouloir tripler le nombre de Disney Store en Chine dans les 5 prochaines années. Le , le Disney-ABC Cable Network Group signe un accord avec Verizon pour diffusion sur le service étendu de fibre optique FIOS de 12 chaînes de Disney dont 7 chaînes ESPN channels, ABC Family et ABC News Now[135].

Le vendredi marque le départ de Michael Eisner de son poste de PDG. Son départ a été peu médiatisé et sans cérémonie d'après les rares médias l'ayant évoqué le lendemain.

2005-2015 : Robert Iger

2005-2010 : Achat de Pixar et réorganisation dans les médias

Portail d'entrée des studios de Pixar.
Robert Iger à la première de Disney's World of Color dans le parc Disney California Adventure. (juin 2010)

Le , Disney revend le magazine Discover pour 13 millions d'USD[122]. Le , Disney lance sur iTunes le téléchargement des épisodes des séries d'ABC et Disney Channel[136]. Le , WDIG achète Living Mobile une société éditrice de jeux vidéo allemande basée à Munich et à Prague[137]. Le , le premier parc Disney de Chine, Hong Kong Disneyland ouvre ses portes. Le , Disney annonce une perte de 68 millions d'USD à la suite de la faillite de Delta Air Lines annoncée le 14 septembre. Le , des rumeurs dans la presse annoncent que Disney s'apprêterait à racheter Pixar au lieu de renouveler leur contrat de distribution exclusif[138]. Le 23 novembre, l'action de la société italienne Mondo TV augmente de 3 % à la suite d'une information de rachat possible par Disney[139] mais rien n'est venu confirmer cette rumeur. Toutefois à la même date Disney a revendu ses intérêts dans une chaîne câblée espagnole pour 57 millions d'USD[122]. Le , Disney et sa division de distribution Walt Disney Home Entertainment annoncent qu'ils soutiendront le format Blu-ray[140].

Le , le Disney-ABC Cable Network Group et ESPN ajoutent des services de vidéo à la demande au contrat liant Disney et Verizon Communications[141]. Le [142], Disney annonce le lancement d'une opération boursière visant à acheter Pixar pour environ 7,4 milliards de dollars, pour moitié par un échange d'actions[143],[144]. Le taux annoncé est de 2,3 actions de Disney contre une de Pixar. À cette occasion Steve Jobs (cofondateur d'Apple), PDG de Pixar et actionnaire de 50,6 % du capital de la société, devrait être proposé (à sa demande) à une nomination par les actionnaires de Disney au poste d'administrateur indépendant. Le , lors de la publication de ses résultats trimestriels, Disney a annoncé la fusion des réseaux de stations radiophoniques d'ABC Radio et de Citadel Broadcasting[145]. L'ensemble nommé Citadel Communications sera géré par Citadel mais détenu à 52 % par les actionnaires de Disney[145]. Le montant de la transaction s'élèvera à 2,7 milliards de dollars en faveur de Disney. Mobile ESPN n'arrive pas à trouver son public et se transforme en un simple service dès février 2007. Le , après l'annonce du départ d'Al Michaels, commentateur sportif d'ESPN pour la chaîne NBC, affiliée à Universal, la Walt Disney Company déclare avoir négocié en échange la récupération des droits sur Oswald le lapin chanceux[146]. Le , Walt Disney International annonce la création de la Walt Disney Company (Russia) afin de gérer les intérêts de Disney en Russie[147],[148], filiale ouverte le 1er avril à Moscou. Le , ESPN lance sa première chaîne au Royaume-Uni, sous le nom d'ESPN Classic mais qui est une déclinaison de ESPN Classic Sport[141]. Le , le service Disney Mobile est transformé en un opérateur de réseau mobile virtuel[145]. Le , Disney annonce avoir achevé le rachat des actions de Pixar[142],[149]. Les studios d'animation des deux sociétés seront regroupés à partir de l'été 2006 sous la direction de Edwin Catmull et John Lasseter de chez Pixar.

Le , Disney a lancé la société Disney Jeans en Inde avant de s'étendre sur les marchés de l'Asie et de l'Europe[150]. Le , Disney signe plusieurs accords pour vendre des fruits sous la marque Disney dans des chaînes de magasins européens[151] : en Angleterre, Tesco vend des mandarines puis plus tard des pommes et des bananes, en France Carrefour propose des mini-tomates et en Allemagne, Metro AG vend des mini bananes. Le , ESPN et ABC obtiennent pour 10 ans les droits de diffusion de 110 matchs annuels de la Big Ten Conference, jusqu'en 2017[152]. Le , George Mitchell a confirmé être en pourparlers avec les officiels de la ville de Shanghaï pour un second parc en Chine qui, d'après lui, n'aurait pas d'influence sur la fréquentation de celui de Hong Kong[153]. Le , Disney annonce la signature d'un contrat prévoyant l'achat de la chaîne indienne d'Hungama TV auprès d'UTV[152] pour 30 millions d'USD ainsi que l'achat de 14,9 % d'UTV Software Communications pour 15 millions, société qui produit des programmes de télévision, des films d'animation et des films de type Bollywood[154]. Le , ESPN obtient pour 8 ans les droits de diffusions sur ESPN2 des 29 matchs annuels de la Major League Soccer, jusqu'en 2014[152].

Le , Disney signe un accord avec Comcast, ce dernier rachetant les 40 % de E! Entertainment détenus par Disney pour 1,23 milliard d'USD en contrepartie de la distribution des chaînes de Disney : Disney Channel, ABC Family, Toon Disney, ESPN, SOAPnet et le lancement d'ESPN Deportes[155]. De plus Comcast peut utiliser dans son service de vidéo à la demande les productions de Disney dont celles de Walt Disney Pictures, Miramax Films et Touchstone Pictures. Le même jour, Disney annonce une extension sur tous les continents de son contrat nord-américain avec la société de chaussures Crocs pour la ligne de chaussures sportives Crocs Disney[156]. Le , ESPN International prend le contrôle de NASN une chaîne européenne consacrée aux sports américains pour la somme de 80 millions d'USD[157],[158], renommée par la suite ESPN America.

En février 2007, Verizon Wireless offre le service Mobile ESPN et la chaîne ESPN devient disponible sur le service MediaFLO mobile TV de Qualcomm[159]. Le , Disney fusionne ses différentes entités de promotion et de publicité pour les enfants et la famille dans les domaines de la télévision, d’internet, la radio et la presse en un seul groupe, le Disney Media Advertising Sales and Marketing Group[160]. Buena Vista Games devient Disney Interactive Studios[161],[162]. Le , le Walt Disney Internet Group achète un second fournisseur de contenu pour téléphone portable chinois Enorbus pour 20 millions d'USD[163]. Le , la presse annonce la suppression possible à partir du mois de mai 2007 du nom Buena Vista au profit de Disney en raison d'une politique de simplification des marques de la Walt Disney Company entamée par Robert Iger[164]. Le , Walt Disney Records, Disney Electronics et le Walt Disney Internet Group s'associent pour offrir au téléchargement sur le site Disneymixcentral.com le catalogue du premier pour les baladeur MP3 du second[165].

Le , afin de compléter son offre sportive globale, ESPN annonce le rachat du plus important site sur le cricket Cricinfo au Wisden Group[166]. Le , Disney rachète le site de monde virtuel pour enfants Club Penguin pour 350 millions d'USD[167]. Le , Disney annonce le renommage pour janvier 2008 du parc Disney-MGM Studios en Disney's Hollywood Studios[168], effectif dès le 1er janvier. Le , ESPN rachète le site internet de rugby Scrum.com[169]. Le , WDIG annonce la fermeture le de l'opérateur virtuel Disney Mobile[170]. Le , Disney annonce l'ouverture d'un hôtel et d'un nouveau Disney Vacation Club de 8,5 ha et 800 chambres en 2011 à Hawaï, sur l'île d'Oahu au sein du complexe de loisirs Ko Olina Resort & Marina[171]. Le , la gamme Disney Garden propose des légumes et fruits « sélectionnés pour aider les familles à offrir à leurs enfants des aliments bons pour la santé »[172]. Le , la société Disney annonce qu'elle s'apprêtait à lancer une offre Disney Mobile au Japon avec SoftBank, alors que la filiale américaine ne rapporte pas le succès escompté[173]. Le , Disney annonce vouloir acheter 11 à 15 % supplémentaires du capital d'UTV[174]. Le , WDIG achète la société iParenting Media, fournisseur de contenu pour la famille[175].

Le , Disney et ESPN confirment avoir pris une participation de 11 % dans la filiale chinoise de la NBA[176]. Le , Disney achète 20 % de la société espagnole de télévision numérique Net TV appartenant à Vocento[177]. Le , Disney annonce détenir 32,1 % du capital d'UTV après avoir acheté pour 203 millions d'USD en actions, ainsi que 15 % d'UTV Global Broadcasting, pour 30 millions de $[178]. Le , Disney signe un accord avec The Children's Place pour reprendre le contrôle des Disney Store nord-américaines mais annonce en contrepartie la fermeture de 98 boutiques[179]. Le , la société Disney Interactive Media Group naît de la fusion de Disney Interactive Studios et du Walt Disney Internet Group[180]. Le , WDIG annonce la vente de Movies.com à Fandango, une filiale de Comcast[181]. Le , Disney annonce être en cours de négociation pour acheter les parts restantes de Jetix Europe, pour atteindre les 96 % du capital avant la fin de l'année et d'acheter les 4 % restants en 2009[182],[183]. Le , Disney fonde une coentreprise en Russie avec Media-One en vue de créer un réseau de 30 chaînes de télévision ; 49 % de la nouvelle société est détenue par Walt Disney Company CIS, filiale russe de Disney fondée en 2006[184].

Le , Steven Spielberg annonce achever la signature d'un contrat de six ans pour accorder à Disney la distribution de 30 films de DreamWorks SKG[185],[186]. La distribution des productions du studio désormais indépendant sera assurée par Walt Disney Studios Distribution. Le , la commission anti-monopole russe suspend l'achat par Disney de 49 % du groupe russe Media One[187]. La société Catalpa Investments filiale russe de Disney avait demandé l'aval de la commission pour l'achat de 49 % de la nouvelle société MO-TV-Holdings, créée à l'occasion pour détenir le groupe télévisuel russe Media One, ce qui aurait permis à Disney de lancer une chaîne Disney Channel en Russie[187] parmi d'autres possibilités. Le , Jetix Europe annonce la fin de la période de rachat des actions, période qui s'achève par la détention par Disney de 99,8 % des actions[188] et l'arrêt de la cotation à la bourse Euronext de Jetix Europe. Le , ABC, Inc annonce prendre une participation de 27 % dans le site internet de vidéo à la demande Hulu[189]. À la suite de problèmes financiers le groupe de télévision irlandais Setanta Sports doit se séparer de droits de retransmission de certains matchs du Championnat d'Angleterre de football. Le , ESPN récupère ces droits soit 46 matchs de la saison 2009-210 et 23 matchs de celle 2010-2013 sur 138 pour chaque saison[190].

Le , ESPN lance trois sites internet consacrés aux actualités sportives locales de New York, Los Angeles et Dallas[191]. Le , Disney annonce l'obtention d'un accord en vue du rachat de Marvel Entertainment pour 4 milliards USD (soit 2,8 milliards d'euros)[192]. L'achat se ferait par échange d'action au taux de 0,745 action Disney pour une Marvel et 30 USD en numéraire, mais cette transaction nécessite l'approbation de la commission anti-monopole[192]. Le , un juge de Los Angeles déclare que Disney n'avait commis aucune infraction à l'accord signé ni aucune retenu sur les royalties de Winnie l'ourson, procès entamé en 1991 par la famille de Stephen Slesinger[193]. Le , Disney a annoncé offrir 7 millions de $ pour la préservation de la forêt dont quatre pour la Tayna and Kisimba-Ikobo Community Reserves dans la République démocratique du Congo et pour l'Alto Mayo au Pérou[194]. Le , Jay Rasulo (PDG) et Tom Staggs (CFO) échangent leurs fonctions à la tête de la division Walt Disney Parks and Resorts[195]. Le , Sheryl Sandberg, COO de Facebook, est nommée au directoire de Disney[196]. Le , les actionnaires de Marvel approuvent le rachat par Disney pour une valeur estimée de 4,3 milliards de dollars[197].

Résumé de la période 2004-2009

Les problèmes avec les Disney Store sont emblématiques de la période, avec tout d'abord des ventes aux débuts des années 2000 puis annonce de rachats à la fin de la décennie. Afin de relancer la rentabilité des différentes divisions du groupe, Iger lance un programme donnant plus d'indépendance et autorisant plus de relations entre les divisions. À partir de 2007, en raison du manque de lisibilité de la marque Buena Vista existant pourtant depuis 1953, de nombreuses filiales sont rebaptisées autour de Disney, ABC et ESPN. La division cinéma utilise des licences provenant des autres divisions. Disney se sépare des frères Weinstein fondateur de Miramax Films et du studio Dimension Films. Toutefois Disney rachète en 2006 le studio Pixar. En 2010, c'est le tour de Marvel Entertainment. Disney récupère aussi les droits sur Oswald le lapin chanceux l'une des premières productions du studio, avant Mickey Mouse. Disney signe un contrat de distribution exclusive avec DreamWorks SKG. La division des médias est la plus active avec le rachat de l'intégralité de Jetix Europe, la réorganisation et le développement des chaines Disney, les investissements en Inde et l'acquisition de nombreux droits de retransmissions de compétitions sportives par ESPN. Disney se sépare du réseau ABC Radio. Sous l'égide de la division réseau, Disney tente de devenir un opérateur de téléphonie mobile mais Disney Mobile doit rapidement fermer. La division des parcs d'attractions lance de nouveaux services et fête le 50e anniversaire de Disneyland partout dans le monde avec de nouvelles attractions mais se désengage des activités sportives. Le centre de gravité pour la division des parcs est la Chine avec l'ouverture du parc de Hong Kong Disneyland et le projet d'un parc à Shanghai Disneyland. Toutefois les Disney Vacation Club annoncent plusieurs projets et la Disney Cruise Line fait construire deux nouveaux navires prévus pour le début des années 2010. La division des produits de consommation lance de nombreuses nouvelles gammes et à l'acquisition de plusieurs sources de licences déclinables par les autres entités du groupe rachetant entre autres les Muppets et le catalogue de Saban Entertainment. Autre élément de réorganisation, le Disney Interactive Media Group est créé fin 2008 en regroupant le Walt Disney Internet Group (autrefois une division à part entière) avec les Disney Interactive Studios. Cette division procède a de nombreux achats de studio de jeux vidéo et de sites internet. À la fin de l'année 2009, Disney annonce et obtient l'accord des actionnaires pour acheter l'éditeur de comics Marvel Entertainment.

2010-2017 : D'autres acquisitions, Marvel et Lucasfilm

Stand Marvel dans une convention de Comics en 2014

Le , à la suite du rachat de Marvel Entertainment, Disney accroît son partenariat avec POW! Entertainment, le studio de Stan Lee[198] en investissant 2,5 millions de dollars dans son capital soit 10 %[199]. Le , UTV Software Communications finalise le rachat de sa filiale UTV Motion Pictures par une augmentation de capital[200] réduisant la part de Disney à 50,45 % du capital d'UTV[201]. Le , Disney annonce la fermeture du studio Miramax Films et la perte des 80 postes[202]. Le , le New York Times évoque la possibilité que Disney vende le catalogue de 700 films et le nom Miramax pour 700 millions d'USD[203]. Le , le directoire d'OLC valide le transfert de l'activité des Disney Store japonaises vers la filiale japonaise de Disney, avec un rachat des actions le 31 mars[204].

Le , lors de la réunion des actionnaires de Disney, Robert Iger envisage plusieurs solutions pour résoudre les problèmes de certaines filiales d'ABC Inc, dont ABC News, avec par exemple la création d'une spin-off[205]. Le , Haim Saban annonce avoir racheté à Disney les Power Rangers pour produire une nouvelle série à partir de 2011[206]. Le , The Wall Street Journal annonce que les négociations entre Disney et les frères Harvey et Robert Weinstein en vue du rachat de Miramax Films n'ont pas abouti mais n'étaient pas liées au prix d'achat d'environ 600 millions d'USD[207]. Le , Disney officialise l'achat de Playdom, un ensemble de studios de jeux communautaires pour la somme de 563,2 millions d'USD ainsi que la nomination de John Pleasants comme Executive Vice President du Disney Interactive Media Group[208]. Le , Disney annonce la vente de Miramax Films, filiales, catalogue de films et projets inclus, pour 660 millions d'USD au groupe Filmyard Holdings comprenant Tutor Perini (en), Thomas J. Barrack, Jr. (en) et Colony Capital[209]. Le , Disney annonce la finalisation de la transaction pour 663 millions d'USD[210].

Le , Disney achète le site de réseautage social Togetherville destiné aux enfants de moins de 10 ans[211]. En mars 2011, Disney scinde son contrat avec les agences publicitaires en deux, Carat pour les parcs à thèmes et Publicis pour le cinéma, la télévision et les jeux vidéo[212]. Le , Walt Disney Studios Distribution crée une filiale en Afrique du Sud pour assurer la distribution de ses films[213]. Le , UTV annonce qu'elle a accepté une offre de Disney pour acheter les 49,6 % restants du capital qu'elle ne détient pas pour 454,62 millions d'USD[214]. Le projet prévoit de racheter toutes les actions encore disponibles sur le marché, de décoter la société puis de racheter les 19,82 % détenus par Ronnie Screwvala[215],[216]. Le , la société souhaite profiter des incertitudes de la bourse et émet une obligation à long terme, 30 ans qui lui permet de récolter 350 millions d'USD[217]. Le , Disney annonce la nomination de Robert Chapek, ancien président de Walt Disney Studios Distribution comme président de Disney Consumer Products qui aura la tâche de réorganiser l'approche des grands distributeurs avec une seule équipe commerciale[218]. Le , Disney annonce avoir acheté pour un prix de 80 à 100 millions d'USD les 42 % d'Indiagames non détenus par UTV Software Communications[219]. Les 42 % étaient détenus par Vishal Gondal, fondateur d'Indiagames et des investisseurs étrangers tel que Cisco Systems et Adobe Systems[219]. Le , il annonce qu'il mettra fin à ses fonctions de PDG et président du directoire en mars 2015[220],[221].

Le , Disney annonce avoir émis 1,6 milliard d'obligations en deux lots, 1 milliard en obligations à 3 ans et le reste sur 30 ans[222]. Le , le gouvernement indien valide le rachat d'UTV par Disney[223].

Siège de Lucasfilm au Letterman Digital Arts Center à San Francisco.

À la suite de la clôture de l'offre de rachat des actions publiques le 31 janvier 2012[224] (près de 30 %) et le rachat des actions des promoteurs le 2 février 2012 (20 %[225]), Disney détient désormais plus de 90 % du capital d'UTV. La société UTV devrait être renommée par la suite The Walt Disney Company India dépendant de Walt Disney International tandis que Rohinton Screwvala devrait devenir son président, rapportant à Andy Bird[226]. Le , Rich Ross annonce sa démission du poste de président de Walt Disney Studios Entertainment après l'échec de John Carter[227],[228]. Le , Disney et News Corp annoncent vouloir acheter la participation de Providence Equity dans Hulu pour environ 200 millions de $[229]. Le , le laboratoire Disney Research dévoile une technologie nommée Touché dotée de capacités de détections du toucher[230]. Le , Disney annonce une nouvelle politique publicitaire refusant les publicités à destination des enfants pour de la malbouffe sur ses chaînes de télé et ses sites internet[231]. Le , la presse évoque une possibilité de rachat de Scripps Networks Interactive par Disney pour 10 milliards de $[232]. Le , Time Magazine révèle une rumeur de rachat d'Euro Disney SCA par The Walt Disney Company pour réduire les difficultés financières de l'opérateur des parcs français[233]. Le , Euro Disney SCA annonce que The Walt Disney Company lui accorde un crédit de 1,332 milliard d'€ pour aider à refinancer sa dette[234]. Le , Disney annonce l'achat de Lucasfilm et l'ensemble de ses filiales (ILM et LucasArts) pour 4,05 milliards d'USD[235],[236]. Le , Disney annonce avoir finalisé l'acquisition de Lucasfilm pour 4,06 milliards d'USD[237]. Le , Disney souscrit un emprunt en bonds de 3 milliards de $[238]. Le , Disney annonce le lancement pour juin 2013 de Disney Infinity pour contrer Skylanders de Activision Blizzard, permettant une connexion entre Disney Toys et Disney Interactive Studios[239]. Le , Disney émet un emprunt de 800 millions d'USD à taux flottant, premier depuis 2007[240]. Le , le comité de direction de Disney prolonge le contrat de Robert Iger comme CEO et président jusqu'au 30 juin 2016[241]. Le , Disney, NBCUniversal et Fox arrêtent le processus de vente de Hulu et annoncent un investissement de 750 millions d'USD[242]. Le , Disney annonce son intention de racheter en 2014 ses actions pour une somme entre 6 et 8 milliards d'USD[243]. Le , Bob Iger envisage que Disney devienne un fournisseur de contenu pour Netflix, Google ou Amazon[244]. Le , Disney arrête l'émission de certificats papiers pour ses actions en bourse au profit de version numérique mais propose aux collectionneurs des certificats d'acquisitions[245]. Le , Disney EMEA annonce une réorganisation des contrats européens avec les agences de publicités, contrats détenus depuis 2010 par Carat pour le cinéma et depuis 2008 par ZenithOptimedia pour Disneyland Paris[246]. Le , Disney, maison mère de Marvel et Lucasfilm, mets un terme aux machines à sous arborant des personnages Marvel Comics ou Star Wars[247]. Il faut relier cela à des projets changement de la législation de l'état de Floride au sujet des casinos[248]. Le , Walt Disney Studios annonce qu'il a d'ores et déjà battu son record de 2010 en dépassant les 3,791 milliards d'USD de recettes au box-office grâce à ses labels Marvel, Disney et Pixar[249]. Le , OMD Worldwide (en) filiale de Omnicom Group annonce reprendre le contrat publicitaire de la division cinématographique de Disney estimé à 800 millions d'USD[212]. Le , Jack Dorsey, fondateur de Twitter, est nommé au comité de direction de Disney à la place de Judy Estrin[250],[251]. Le , Disney acquiert pour 500 millions de dollars le studio de chaînes YouTube Maker Studios[252],[253],[254]. Le , le magazine Time liste 5 raisons pour lesquelles Disney a acheté Maker Studios, le recrutement de nouveaux talents, pousser les productions Disney en ligne, négocier de meilleurs contrats publicitaires, minimiser les échecs précédents comme Playdom et préparer le futur avec la baisse des abonnés aux chaînes câblées[255]. Le , The Walt Disney Company annonce une recapitalisation et un renforcement de sa participation dans Euro Disney pour un montant d'environ 1 milliard d'euros, dont 420 millions en liquidité, et 600 millions par échange de dette[256].

Stands de la convention D23 en 2015, Alice de Walt Disney Pictures et Star Wars de Lucasfilm.

Le , Thomas O. Staggs, directeur de Walt Disney Parks and Resorts et ancien directeur financier, est promu COO de la société[257],[258],[259],[260]. Le , la presse évoque le fait que Disney au travers d'ESPN négocierait un contrat de 250 millions d'USD avec le site de paris sportifs virtuels DraftKings, peut-être l'achat de 25 % de la société[261],[262],[263],[264],[265]. Le , Disney annonce le regroupement de ses divisions Disney Consumer Products et Disney Interactive pour le début de l'année fiscale 2016[266],[267],[268]. Le , Disney nomme Christine McCarthy comme Chief Financial Officer[269],[270],[271]. Le , Disney investit dans Jaunt, une start-up de la Silicon Valley spécialisée dans la réalité virtuelle[272]. Le , Nominet contraint une société britannique de costumes à rendre 6 domaines dont starwars.uk à Disney à la suite de son rachat de Lucasfilm[273],[274],[275]. Le , à la suite de la baisse du cours de son action en raison des craintes liées à ESPN, Disney confirme racheter agressivement ses actions[276]. Le , Disney se prépare à lancer un service de location de contenus numériques à la demande au Royaume-Uni nommé DisneyLife dont des films, des séries télévisées, de la musique et des livres[277],[278],[279],[280],[281].

Le , Mark Parker (en), CEO de Nike, est nommé au comité de direction de la Walt Disney Company[282],[283],[284]. Le , Thomas Staggs alors considéré comme favori pour succéder à Robert Iger au poste de directeur général annonce brutalement son départ de Disney[285],[286].

Le , Disney accepte de verser 100 millions d'USD pour clore une affaire d'entente illicite entre les studios d'animation californiens pour limiter le débauchage impliquant ses filiales Disney Animation et Pixar[287],[288]. Le , le contrat de Robert Iger comme CEO est prolongé d'un an jusqu'en juillet 2019[289],[290]. Le , la Walt Disney Company clôt son offre publique d'achat sur Euro Disney et atteint les 97,08 % du capital, annonçant le retrait de l'action en bourse[291],[292].

Depuis 2017 : Streaming et la Fox

Le , Bob Iger annonce une nouvelle orientation stratégique avec le lancement en 2019 d'un service de vidéo à la demande, concurrent de Netflix[293]. Pour cela Disney achète 42 % supplémentaires de BAMTech pour 1,58 milliard de dollars US et porte sa participation totale à 75 %[294],[295].

Le , le site CNBC révèle que 21st Century Fox serait en pourparler avec Disney pour lui vendre une partie de ses activités dont les studios 20th Century Fox, les chaînes européennes de BSkyB mais aussi National Geographic Channel et Star India[296]. Les chaînes Fox Broadcasting Company, Fox News et Fox Sports Net sont alors exclues de la transaction pour des raisons de réglementation[296]. Le , selon la presse, Disney aurait repris des discussions pour acheter une partie de la 21st Century Fox, tandis que Comcast reste en pourparlers avec la Fox[297],[298],[299],[300]. Le , deux nouveaux membres sont élus au directoire de Disney, Safra Catz CEO d'Oracle et Francis A. de Souza d'Illumina[301].

Entrée des Fox Studios à Los Angeles, siège de 20th Century Fox.

Le , Disney annonce officiellement le rachat de la plupart des actifs du groupe américain 21st Century Fox pour 66,1 milliards de dollars (52,4 milliards en actions et 13,7 milliards de dette)[302],[303]. Pour Reuters, le rachat de la Fox par Disney sera profitable en Inde aux 69 chaînes de Star India et son service de streaming Hotstar (en), Disney récupérant aussi les droits de la Coupe du monde de cricket[304].

Le communiqué officiel détaille les éléments suivants[305] :

Pour The Motley Fool (en), l'achat de la Fox permettra à Disney de lutter contre Netflix au travers de 3 plateformes, celle ESPN prévue en 2018 qui regroupera les chaînes ESPN et les 22 chaînes locales de Fox Sports Net, celle à vocation familiale non baptisée prévue en 2019 avec les contenus Disney, Pixar, Marvel, et Lucasfilm, mais aussi avec une participation de 60 % dans Hulu ayant un taux de pénétration de 22 % du marché américain (comparé au 61 % de Netflix ou 36 % d'Amazon) avec une vocation plus adulte et diffusant déjà Les Simpson de la Fox[306]. Pour Live Mint, le rachat de Fox par Disney aura des conséquences sur le marché indien dont celui du service par contournement mais l'industrie cinématographique est déjà en mutation[307].

Le , les recettes de Star Wars, épisode VIII : Les Derniers Jedi dépassent les 900 millions d'USD à l'international et en les cumulant avec les autres films Star Wars permettent à Disney d'égaler les 4 milliards d'USD de l'achat de Lucasfilm en 2012[308],[309].

Le , Disney annonce la non reconduction au directoire des postes de Sheryl Sandberg (COO de Facebook) et Jack Dorsey (CE de Twitter) pour éviter les conflits d'intérêts en raison des partenariats commerciaux[310],[311]. Le , à l'instar de plusieurs entreprises américaines profitant d'une réforme du code des impôts durant la présidence de Donald Trump, Disney annonce l'attribution d'un bonus exceptionnel de 1 000 USD à ses 125 000 employés[312],[313],[314]. Le , Disney dévoile les contours de son futur service de vidéo par contournement, qui proposera les films et séries Disney, Marvel et Lucasfilm et aussi le catalogue de 21st Century Fox en cas de validation du rachat mais aucune production interdite aux mineurs qui sera réservée à Hulu ni les coproductions comme celles de Netflix[315],[316]. Le , les actionnaires de Disney votent contre une augmentation de la rémunération de Robert Iger pour la période 2018-2021 qui devait dépasser les 48 millions par an[317],[318]. Le , Disney annonce une réorganisation à effet immédiat des ses divisions en anticipation de l'achat de 21st Century Fox avec la fusion des parcs et des produits de consommation et la création d'une division regroupant diffusion de contenu et l'international[319],[320],[321]. Le , la commission britannique sur les fusions et acquisitions impose à Disney d'acheter l'intégralité de Sky si l'achat de 21st Century Fox est validé par les autorités américaines[322],[323],[324].

Le , Disney garantit des investissements dans Sky News pour 15 ans en cas de rachat pour satisfaire l'ofcom[325]. Le , Disney augmente son offre de rachat de 21st Century Fox pour atteindre le 71,3 milliards d'USD en actions et liquidité[326], auxquelles s'ajoute l'achat de la dette de 13,8 milliards d'USD de la Fox[327]. Le , Disney propose d'acheter Sky News dans le cadre du rachat de Sky par la 21st Century Fox de Rupert Murdoch même en cas d'échec du rachat de la 21st Century Fox par Disney[328],[329],[330].

Le , le Department of Justice approuve l'achat de la 21st Century Fox par Disney à condition de vendre sous 90 jours le réseau des 22 chaînes régionales Fox Sports Net[331],[332],[333],[334].

Organisation de la société

Entrée du siège social de Disney à Burbank.

La Walt Disney Company est un groupe international diversifié dont le siège social est à Burbank en Californie et qui se décompose en quatre segments : la production de contenus audiovisuels (studios), les médias, les parcs-lieux de loisirs et les produits de consommation. Certains des noms des différentes filiales de la société sont liés à l'histoire des frères Walt et Roy Disney : Hyperion est la rue qui hébergea les premiers grands studios, Buena Vista est la rue qui héberge encore le siège de la société et Lyric Street est une rue où ils construisirent leur maison respective dans les années 1940[335]. L'entreprise est internationale depuis les années 1930. Il est possible d'étudier la présence de la société Disney en se focalisant sur un seul pays, par exemple la France, l'Italie, ou la Russie.

En 2007, Disney a décidé de se réorganiser autour de trois marques principales : ABC, Disney et ESPN. Les nouvelles identités ont été instituées dès le début de l'année[336].

Le , Disney annonce une réorganisation à effet immédiat des ses divisions en anticipation de l'achat de 21st Century Fox avec la fusion des parcs et des produits de consommation et la création d'une division regroupant diffusion de contenu et l'international[319],[320],[321]. Les nouvelles divisions sont (détails ci-dessous) :

Studios et divertissement

La division des studios et du divertissement, nommée Walt Disney Studios Entertainment (ex Buena Vista Entertainment) se compose de différentes sociétés de cinéma, de musique et de théâtre.

El Capitan Theatre, salle de cinéma détenue par Disney depuis 1991 et servant pour les premières à Hollywood.

Le Walt Disney Motion Pictures Group regroupe les studios de cinéma avec Walt Disney Pictures (pour les longs métrages), Touchstone Pictures, Hollywood Pictures. Walt Disney Pictures est subdivisé en Walt Disney Animation Studios, Pixar Animation Studios et Disneynature. Le groupe possède ainsi un important catalogue de films dont la distribution est assurée par Walt Disney Studios Entertainment. Le groupe comprenait les studios Miramax Films et sa division Dimension Films mais Dimension a été revendu en 2005 puis Miramax en 2010. Cette division comporte aussi Marvel Studios et Lucasfilms

Le Disney Music Group est la division musicale. Il comprend les labels Walt Disney Records, Mammoth Records, Lyric Street Records et Hollywood Records.

Le Disney Theatrical Group est la division « théâtre et spectacles ». Il comprend Walt Disney Theatrical Productions qui produit des comédies musicales principalement à Broadway et Walt Disney Creative Entertainment qui gère les spectacles des parcs Disney mais qui dépend aussi d'une autre filiale, Walt Disney Imagineering.

Le Buena Vista Publishing Group regroupe les intérêts de Disney dans l'édition des livres. Toutefois, Disney Publishing Worldwide est rattachée à Disney Consumer Products. La diffusion des productions est assurée au travers de Buena Vista Home Entertainment et de Buena Vista International. Ainsi les ventes de DVD de Disney et des autres studios sont associées à cette division et non à celle des produits de consommation.

La branche Disney Live Family Entertainment assure la production de Disney on Ice et Disney Live.

Certains historiques ont été le plus possible regroupés sur certaines pages :