Yokohama-shi
横浜市
Yokohama
De haut en bas : Minato Mirai 21, Chinatown, Nippon Maru, gare de Yokohama et tour marine de Yokohama
Drapeau de Yokohama-shi
Drapeau
Administration
Pays Drapeau du Japon Japon
Région Kantō
Préfecture Kanagawa
Maire Fumiko Hayashi
Code postal 〒231-0017
Démographie
Population 3 731 096 hab. (janvier 2017)
Densité 8 572 hab./km2
Géographie
Coordonnées 35° 26′ nord, 139° 38′ est
Altitude 0,5 m
Superficie 43 529 ha = 435,29 km2
Localisation
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Liens
Site web http://www.city.yokohama.lg.jp/lang/en/

Yokohama (横浜市, Yokohama-shi?) est une ville portuaire japonaise, capitale de la préfecture de Kanagawa située au sein de la « grande aire métropolitaine du Kantō » appelée également Grand Tokyo. Yokohama a le statut de ville désignée par le gouvernement. Avec plus de 3,7 millions d'habitants, c'est la deuxième ville du Japon derrière la ville de Tokyo, capitale du pays. 

Elle doit son développement à l'activité importante de son port et à ses contacts avec l'étranger avant même la fin de la période d'isolationnisme imposée par le shogunat Tokugawa, qui se traduisent d'ailleurs par la présence d'importantes communautés étrangères, notamment chinoise.

Toponymie

Plusieurs hypothèses existent quant à l'origine du nom « Yokohama » (« 横浜 »). L'une d'entre elles fait référence à une large (, yoko?) plage (, hama?) de sable en forme de péninsule qui s'étendait le long de la côte[1].

Géographie

Situation

Yokohama dans la préfecture de Kanagawa.

La ville de Yokohama se situe sur l'île de Honshū, dans la préfecture de Kanagawa, à environ 30 km, à vol d'oiseau, au sud de Tokyo, capitale du Japon. Au bord de la baie de Tokyo, elle s'étend sur une superficie de 435,29 km2, 31,1 km du nord au sud, et 23,6 km d'est en ouest[2].

Démographie

Yokohama est la deuxième ville du Japon par sa démographie. Au , elle comptait 3 731 096 habitants (8 572 hab./km2) dont 50,23 % de femmes. Sa population a plus que doublé en 50 ans[2].

Découpage administratif

Carte des arrondissements.

La ville de Yokohama est divisée en 18 arrondissements[2].

Histoire

Le site archéologique d'Yasashiyato[l 1], situé dans l'arrondissement Asahi, atteste une présence humaine durant la période Jōmon (20 000–2 400 ans av. J.-C.). De même, dans l'arrondissement Tsuzuki, des vestiges de villages datant du Jōmon moyen permettent de décrire la vie des hommes de la préhistoire[3]. Les sites Santonodai[l 2] de l'arrondissement d'Isogo et d'Ōtsuka-Saikachido[l 3] de Tsuzuki remontent à la période Yayoi (2 400–1 700 ans av. J.-C.). Ils sont caractéristiques des villages anciens dans lesquels les Hommes ont développé la riziculture et le travail du métal[3].

Un document historique d'Asuka-kyō, une des capitales impériales du Japon au cours de la période Asuka (538 - 710), mentionne un hameau dans le district de Kuraki[l 4] de la province de Musashi : le hameau Moruoka[l 5],[3]. Selon le Man'yōshū, une anthologie de poésie japonaise du VIIIe siècle, le développement urbain s'organise alors dans les districts de Kuraki et de Tsuzuki[l 6]. Le commerce et l'artisanat s'intensifient durant l'époque de Kamakura (1185 – 1333)[3]. À l'époque d'Edo (1603 - 1868), plus de vingt villages de pêcheurs et d'agriculteurs prospèrent le long de la côte et dans les terres. Au début du XVIIe siècle, les relais Kanagawa-juku et Hodogaya-juku (1601) puis Totsuka-juku (1604) sont créés le long du Tōkaidō, un axe routier reliant Edo, Kyoto, Osaka et Kobe[1],[3]. Ils deviennent des centres économiques et culturels importants de la région[3]. En 1721, émerge le domaine féodal de Mutsuura[3]. Au milieu du XIXe siècle, le traité de Kanagawa (1854) et le traité d'Amitié et de Commerce (1858), signés entre les États-Unis et le Japon, ouvrent le pays aux étrangers après une longue période d'isolationnisme. En 1859, le bourg de Yokohama [l 7] prend son essor grâce à l'ouverture de son port, qui s'intègre rapidement au commerce maritime international[4],[1]. Il est découpé en six quartiers et comprend une concession pour les étrangers[5]. Trente ans plus tard, après l'officialisation par le gouvernement de Meiji du découpage du territoire national en préfectures (la préfecture de Kanagawa est créée officiellement en 1876[6])[7], le bourg de Yokohama acquiert le statut de ville. En 1889, la ville de Yokohama rassemble 116 193 habitants (25 849 foyers), répartis sur une superficie de 5,40 km2[3],[8]. En 1901, par l'intégration de localités voisines, la ville s'étend sur 24,80 km2 puis sur 36,72 km2 dix ans plus tard — sa population atteint alors 444 039 habitants[8].

Le séisme de Kantō de 1923 dévaste la ville et fait plus de 20 000 morts. En 1924, la population de Yokohama s'établit à 389 700 habitants. Deux après la catastrophe, grâce aux travaux de reconstruction, qui favorisent le retour de réfugiés, elle repart à la hausse (411 500 habitants)[8]. Durant l'année 1927, Yokohama, qui s'étend sur 133,88 km2 et compte 529 300 habitants, adopte un découpage en arrondissements. Les cinq arrondissements Tsurumi, Kanagawa, Naka, Hodogaya et Isogo sont créés[8],[3].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'effort de guerre organisé dans les grandes villes de la région de Kantō entraîne un afflux de main d'œuvre dans la capitale préfectorale. À l'issue du conflit mondial, celle-ci, en ruine et dépeuplée, à cause de la mobilisation de guerre, des nombreux raids aériens et des évacuations de population subséquentes, passe sous le contrôle des forces armées américaines. Son développement reprend après-guerre, sous occupation américaine. En 1956, le gouvernement japonais confirme le statut de ville de Yokohama. Sa population dépasse le million en 1958 (contre 624 994 habitants en 1945)[8],[1]. Par la suite, la ville de Yokohama devient un port de stature internationale et une ville industrielle (chantiers navals et insdustries chimiques, pétrolières et Métallurgiques)[1]. En 1964, à l'occasion des Jeux olympiques de Tokyo, la ligne Shinkansen Tōkaidō est inaugurée et la gare de Shin-Yokohama est créée[3]. Quatre années plus tard, Yokohama devient la troisième ville du Japon, avec une population de plus de deux millions d'habitants[3],[8].

La construction du quartier d'affaires Minato Mirai 21 démarre en 1983. La population de la ville dépasse les trois millions d'habitants deux ans après[3]. En novembre 1994, un réaménagement du découpage administratif de la ville conduit à une division en 18 arrondissements de la municipalité[3]. En 2002, l'année durant laquelle la population dépasse les 3,5 millions, le stade international de Yokohama accueille la finale de la Coupe du monde de football, au cours de laquelle, face à l'Allemagne, le Brésil remporte sa cinquième étoile[3]. En 2010, le sommet de l'APEC s'y tient[3].

Le recensement de 2015 dénombre, dans la ville de Yokohama, 3 724 844 habitants, répartis sur une superficie de 437,49 km2[1].

Économie

Yokohama forme au début du XXIe siècle, avec Kawasaki et Tokyo, la grande Région de Kantō, la plus peuplée du monde avec 42 607 376 personnes en 2010 selon le « Japan Statistics Bureau ».

Son port international reste encore une de ses principales activités. On y importe des matières premières et on y exporte des produits finis et de la soie. Yokohama est aussi un centre important du transport maritime de passager.

Elle est aussi un important foyer d'industrie lourde (sidérurgie, automobiles, navales).

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